Dites moi

Dites moi quelque chose de vrai
une main posée sur l’épaule
un sourire une consolation
qui efface mes fautes et mes larmes
quand je devrai quitter ce monde
sans éprouver remords ni regrets
me rendre près de toi
et m’oublier.

Ne plus penser à ce sac de chair et de sang
à ces os qui nous blessent et nous glacent
enfermés entre ces murs nus
où règnent la souffrance et l’insensé
des absences.

Comme dans un rêve se sentir délivré
voyageur touchant l’immédiat
les temps simultanés et les présents
sur l’onde douce des voix
telle un feu de joie
un navire sur les sommets des montagnes
une arche merveilleuse nous emporte
sans la moindre trace de mort
nous avançons dans une pure sérénité
vivant reposés
disposés à l’accomplissement
des nouveaux mondes.

Non, rien non plus de tes passés
ne restera en souffrance
dans ces gares méchantes
transportant des chars et des canons
qui tombent en poussière insignifiante
et désormais dérisoire
face à la beauté des âmes
la pureté des corps sauvés
des ressuscités.

Cette étrange magie noire et rouge
dont se servent certains parmi les hommes
comme instruments des puissances
ces satanismes traversant les empires
hypnotiques.
Cela, qu’en dire ?
que ces mâles furent victimes
d’un divorce atroce les séparant de l’amour
dans le puits noir et profond
les faisant haïr ce lieu d’existence
et ses habitants endormis
dont ils se nourrissent
comme des fourmis vampirisant les pucerons.
Pitoyables. Drames sans issue.
Théâtre tragique répété au fil des millénaires
des pyramides jusqu’à Cleveland.

Vous verrez se matérialiser l’esprit.
Nous sommes (en) son corps vivant.

Que savons-nous ?

Que savons nous, que voyons-nous si nous ne prenons comme outil pour voir et pour savoir que nos yeux de taupes, assez grossiers pour pouvoir percevoir les profondeurs de ces corps que la physique prétend connaître ? De même avec nos gros doigts pourrions-nous appréhender le temps de Planck, parti aussi vite qu’il est arrivé dans le présent ? Cependant on peut accorder un crédit à la valeur mathématique de ce temps donné par la théorie, la logique, la raison et le concept, sans plus, sans pouvoir affirmer plus, sans présumer de ce qu’il y a au-delà de cet objet-temps minimal.
Nous, ici, vivons en conformité avec la dimension étroite du réel dans lequel nous sommes apparus, comme en symbiose. Nos perceptions y sont adaptées, tout comme on pourrait concevoir que les perceptions des microbes sont adaptées à leur environnement. Avec cette nuance que nous nous sentons un peu plus conscients qu’un microbe.
Il ne saurait y avoir de science qu’en conscience. Or, la conscience file avec le temps, le temps présent réduit à presque rien. Excepté dans le champ spatial, où s’inscrivent les phénomènes, laissant des traces et de la mémoire, dans les moindres replis, cellules, atomes et photons embrassant les univers.
Nous connaissons mieux après coup, comprenons mieux le signe des événements liés au passé, tandis que ceux du présent sont inintelligibles. Puisque tout s’y passe. On perçoit mieux avec un certain recul. Histoires, contes et légendes. Subtilité des imaginaires. Et des images. De la sensibilité et du talent de l’artiste qui restitue la profondeur d’un présent dont il a eu conscience par l’étincelle.
Mais tout ceci n’est pas tellement important si nous n’allons nulle part, si tout se ferme devant nous, une vie sans destin, sans futur qui se présente. Sans perspective heureuse, sans pouvoir se soigner des blessures du passé. Finalement ce qui nous sépare les uns des autres, et ce qui nous sépare également de la vie. Comme morts. Accablés dans la pesanteur effective de notre psyché, qui n’est plus tout à fait comme le décrit le physicien.

Se pencher sur la tombe

Celui qui se penche avec attention sur les récits des écrivains, romanciers du monde, décrivant avec soin les souffrances inimaginables que les gens s’infligent dans leurs guerres et les violences subies, les peurs, les famines, les viols, les tortures, les amours brisés, le peu de reconnaissance due aux hommes pour leurs sacrifices, tout cela est lourd. Surtout si l’on se met à juger les uns ou les autres sans savoir de quoi furent faites leurs mémoires, et déterminèrent leurs choix et leurs erreurs. On peut y voir la marque du « malin », ou plus prosaïquement de cet esprit pernicieux niché quelque part dans les pensées et les calculs de ceux qui organisent tout cela sans l’ombre d’un sentiment ou d’une compassion.
Que de souffrances dans ce monde. Et que d’indifférences ou de suffisances chez ceux qui sont bien au chaud, bien habillés ou bien dévêtus pour afficher la beauté de leurs cuisses ou de leurs culs.
Il y a une nette scission dans le monde, entre ceux qui en bavent, et ceux qui bavardent sans savoir sur les ondes. Je me demande pourquoi.
Il me semble que le jugement est impossible. Sauf celui qu’on s’impose à soi-même, d’avoir fait bien ou fait mal. Ce qui implique que nous pouvons ressentir, rien qu’en lisant ces ouvrages témoins, les mêmes souffrances, et les mêmes joies. Cela produit en nous des échos puissants, qui nous indiquent les lieux où se trouvent les lumières, les destinées les meilleures possibles.
Quelle existence profuse, quelle richesse dans cette pauvreté. Comme le disait Jésus par Thomas, comment cette richesse a-t-elle pu habiter dans cette pauvreté ? La terre habitée par des montagnes d’événements, de richesses inouïes dans la nature, de génies et de talents immenses, comme une bulle en effervescence de sacré. De sacré vivant.
Et nous, nous passerions à côté de cela sans le voir et sans le vivre en notre intérieur, blasés et ravagés d’ennui et de dégoûts, n’ayant qu’une envie d’en finir, ou d’oublier ? Ce serait vraiment triste.

Cette chose étrange

C’est une chose vraiment étrange que d’exister sur terre, être à moitié conscient de la mort, à moitié de la vie. Devoir penser ou croire selon l’autorité de maîtres disparus, et n’avoir droit qu’à ses erreurs, sans autorité sur sa vérité, seulement relative. Toujours tenu à l’obéissance à l’ensemble, comme si le « Je » ne savait rien, et ne pouvait donc décider de rien. Ou s’il lui prend l’idée de s’affirmer en opposition aux doxas quelconques, il lui faudra toujours en payer le prix. Ceux qui ont une autorité ne sont guère prompts à lâcher du lest. C’est leur propriété, ces formes instituées, alimentées par tous les membres qui acceptent les bases dogmatiques et leurs discours, leurs rites et cérémonies. Toutes ces choses là ne manquant pas de talents pour soutenir la cohésion de l’ensemble, difficile à remettre en question. Ils sont comme détenteurs des vérités transcendantales, prometteuses en théories, en principes, de vie éternelle, de paradis, de délivrance, de joies pures et d’émerveillements.
Ce qui fait que dans une certaine mesure le groupe se maintient, malgré les oppositions, et les défaillances internes. On ne demande pas aux membres leur avis, leurs sentiments, ou quels seraient leurs doutes. Surtout dès lors qu’il y a des chocs entre les différents ensembles, des confrontations culturelles, et des murs d’hostilités réciproques.
Dans ces conditions que pouvons-nous affirmer ? Il nous faut l’appui de la science, et de la raison. Au minimum, une bonne logique, et de la sincérité, ne pas se mentir. Mais cela ne suffira pas, nos mots passant toujours pour des bavardages arbitraires et sans fondements, jamais probants.
À ce sujet, à qui nous adressons-nous et en vue de quoi ? Comme si je voulais prouver quelque chose. Comme si je savais et que vous ne le sauriez pas. Tout ce que chacun d’entre nous détient comme savoir, ne peut provenir que d’une source, coulant sans cesse. Ce qui n’empêche que nous pouvons nous tromper ou mal l’entendre, mal interpréter les signaux envoyés. Ceux-ci ne relèvent pas de nos sens, mais de sens d’un autre ordre, d’un niveau supérieur et aussi inférieur. Conscience, intuitions, illuminations, visions, provoquant l’apparition de phénomènes étranges, hors du champ normal apparent ordinaire.
Ainsi en est-il du temps. Non celui des horloges, non, celui de la psyché, et des mémoires. Le temps de notre esprit embrassant les espaces. Ce qui rend les univers habités. De même que nos corps.
Ce qui fait de la Terre un lieu conçu pour qu’apparaisse cette conscience vivante. Pour que ce germe enfoui sur terre, dans la terre noire, revienne à la lumière, après ses diverses métamorphoses, et son savoir acquis au cours des millénaires traversés. Dans cet ordre d’idée la terre n’est pas « normale », elle révèle en elle-même le Dieu inclus dans les univers. De la même façon qu’en nous-mêmes nous sommes en notre corps.
Ou pour le moins notre pensée, libre.
Ce qui fait ceci : Si Dieu nous fait vivre, être et penser, nous aussi faisons vivre notre dieu, ce qui a des implications sur les événements terrestres. ( avec en prime l’idée que cela ne cesse pas)
Avec cette idée là qu’en dernier ressort, c’est toujours nous choisissons, même en ayant reçu des enseignements de maîtres, et d’avoir eu des indications sur les chemins à emprunter.
Le dire, l’exprimer à répétition, reformuler constamment les mêmes choses ou presque, cela sert en premier celui qui s’exprime, ce qui se conçoit. Si nous devions redire les mêmes mots que ceux que nous avons lus ou entendus, nous pourrions nous tenir dans le silence complet, nous ne ferions que plagier des énoncés, ou être perroquets.

Retour en arrière

Tout se mit en place, naturellement, comme une maison qu’on aménage pour recevoir des hôtes, assez spéciaux. Avant que nous arrivions sur terre, avant que la terre accueille des formes vivantes d’un autre ordre que celui des métaux, des minéraux, avant que viennent s’équilibrer ces forces et ces flux d’énergies, il y a une idée, une intention créatrice, une volonté, une présence, une puissance même, extérieure aux systèmes mis en place. Extérieures ou enfouies profondément, peu importe, cela revient au même, c’est en dehors du système créé, ou du phénomène produit, et pour nous c’est de nature inconnue.
Cette action créatrice précède le créé, et l’engendre. J’imagine, à tort ou à raison, que ceux qui firent tout cela pouvaient être assez satisfaits de leur œuvre, qu’ils ne pouvaient pas manquer de contempler, et d’analyser après coup. Comme celui qui voit un germe devenir arbre. Comme un jardinier, toujours en recherche d’amélioration des produits, des formes vivantes. D’autant plus remarquables, qu’elles fonctionnaient toutes seules dans cet ensemble harmonieux. Un tout vivant. Une demeure peuplée d’êtres comme des anges, suivant leur vie selon leur programmation, leurs données propres, ne pouvant y déroger. Ce qui est bien, même en ne pouvant sortir de leur condition, et ne le voulant pas. Contrairement aux théories de l’évolution qui prétendent que les êtres effectuent des choix ou se transforment.

Dans cet habitat, par je ne sais quel miracle est apparu un être exprimant un souhait différent, une volonté différente, un sentiment étrange, qui ressemble à la conscience ou à ses questions, un absence, un manque, une distance vis vis de tout ce monde là, marchant tout seul.

Ça aurait pu se produire en d’autres formes que celle humaine, pourquoi pas, cette arrivée étrange d’un doute face au miroir.

Revenant à notre époque, d’intelligence artificielle, c’est comme si un ordinateur se permettait de douter de ses données, de les renverser, les effacer et essayait de s’en souvenir, savoir qui parle en lui-même, qui le conditionne à « penser », et l’oblige à se tenir dans cette boite corporelle, mortelle par dessus le marché.
De quoi se mettre sérieusement en pétard, dans cette impression insupportable de subir une volonté extérieure inconnue, n’ayant nul écho en lui. De quoi dire un non catégorique face au monde, face à la totalité, qui au fond ne répond jamais à tes attentes. Et pour cause, puisque toi-même ne saurait répondre à l’autre et lui dicter ce qu’il doit faire.
À la réflexion, la vie organique est comme esclave naturel, mais la vie psychique, la pensée, est comme un esclave en révolte naturelle. En s’interrogeant. Cette faculté de se poser des questions étant le début du retour vers ses origines. Le doute étant inclus, mais il ne devrait pas nous posséder. Ou non plus nous conduire vers un certitude démentielle.

C’est dans cet ordre d’idée que la question fondamentale, qui nous touche tous sans exception, est cette quête vers cet inconnu créateur, existant hors des formes présentes sous nos yeux. Rien de nouveau, donc.
Entre parenthèses, il y a une astuce inouïe dans ce qui se présente comme formes vivantes. C’est que l’homme est en quelque sorte le dieu qui s’est lui-même inclus dans ses créatures, pour les connaître de l’intérieur, pour se connaître, et même pour se créer. Construire sa réalité.

Et nous, aujourd’hui que faisons-nous hormis ces crimes contre nature ? Crimes et suicides. Souffrances engendrées, maux que nous voudrions vaincre, comme s’ils étaient extérieurs.

 

Ainsi

La terre lieu d’exception, révèle ce que les univers contiennent comme pensée présente, comme être fort, acteur vivant. Les univers sont comme un habit, un vêtement habité. Peut-être que l’habitant des univers ne fait que rêver, et ne peut rien dans son rêve qu’il ne maîtrise pas, qu’il est emporté dans ses tourbillons fanatiques, surréalistes, qu’il ne fait pas corps avec ces corps et que ce ne seraient que les corps qui dans leur inerties et énergies emportent les moindres désirs de l’esprit à vouloir percevoir ou avoir des pouvoirs sur ces apparences ? Et s’y sentir vivre. Mais cela ne se peut dans la dispersion, la dissolution, dans cet éclatement en infinies poussières, où nous tombons comme morts. On demandera donc au êtres pensants, sensibles aimants, de se concentrer, non pas de s’hypnotiser sur des points fixes, des constantes mathématiques et leurs équations, retrouver en soi ce centre où nous sommes et qui rayonne dans ces univers mouvants, dans ces univers éphémères comme les siècles, les millénaires et les ères. La terre s’avère être comme un point de passage et de réalisation de cette possibilité. Non pas que cela soit un vœu pieux, un fantasme ou une lubie, comme prendre ses désirs pour des réalités, non. Il s’agit de voir ce que le désir – au sens transcendant du désir – produit comme levier fantastique. Comme puissance sur les phénomènes. D’où les dangers possibles et les merveilles possibles, créatrices. Alarme Un homme alarmé par cette chute sans fin des anges s’abîmant dans ces lieux de la décomposition complète au bord des gouffres et des souffrances, plongée dans les alcools et les poisons tuant l’existence, déchirure des amours et des consciences dans un nihilisme total, comme si c’était l’idéal. Alors que c’est un piège atroce pour l’âme, plus simplement pour l’être vivant, vivant en tous les êtres. J’imagine que celui qui est alarmé de ces dangers, met tous ses sens en alerte pour se sortir de là et celui qu’il côtoie, dont il pressent le drame, qui le touche, et qui le noie lui aussi. Parce que nous sommes enchaînés au même sort. Voir par quel bout on en sort. Ce n’est pas tout à fait par hasard si nous en sommes là.

Source : Ainsi

Ce que révèle la vie

La terre lieu d’exception, révèle ce que les univers contiennent comme pensée présente, comme être fort, acteur vivant. Les univers sont comme un habit, un vêtement habité. Peut-être que l’habitant des univers ne fait que rêver, et ne peut rien dans son rêve qu’il ne maîtrise pas, qu’il est emporté dans ses tourbillons fanatiques, surréalistes, qu’il ne fait pas corps avec ces corps et que ce ne seraient que les corps qui dans leur inerties et énergies emportent les moindres désirs de l’esprit à vouloir percevoir ou avoir des pouvoirs sur ces apparences ? Et s’y sentir vivre.
Mais cela ne se peut dans la dispersion, la dissolution, dans cet éclatement en infinies poussières, où nous tombons comme morts.
On demandera donc au êtres pensants, sensibles aimants, de se concentrer, non pas de s’hypnotiser sur des points fixes, des constantes mathématiques et leurs équations, retrouver en soi ce centre où nous sommes et qui rayonne dans ces univers mouvants, dans ces univers éphémères comme les siècles, les millénaires et les ères.
La terre s’avère être comme un point de passage et de réalisation de cette possibilité. Non pas que cela soit un vœu pieux, un fantasme ou une lubie, comme prendre ses désirs pour des réalités, non. Il s’agit de voir ce que le désir – au sens transcendant du désir – produit comme levier fantastique. Comme puissance sur les phénomènes.
D’où les dangers possibles et les merveilles possibles, créatrices.
Alarme
Un homme alarmé par cette chute sans fin des anges s’abîmant dans ces lieux de la décomposition complète au bord des gouffres et des souffrances, plongée dans les alcools et les poisons tuant l’existence, déchirure des amours et des consciences dans un nihilisme total, comme si c’était l’idéal. Alors que c’est un piège atroce pour l’âme, plus simplement pour l’être vivant, vivant en tous les êtres.
J’imagine que celui qui est alarmé de ces dangers, met tous ses sens en alerte pour se sortir de là et celui qu’il côtoie, dont il pressent le drame, qui le touche, et qui le noie lui aussi.

Parce que nous sommes enchaînés au même sort.
Voir par quel bout on en sort.

Ce n’est pas tout à fait par hasard si nous en sommes là.

Retour en arrière

Tout se mit en place, naturellement, comme une maison qu’on aménage pour recevoir des hôtes, assez spéciaux. Avant que nous arrivions sur terre, avant que la terre accueille des formes vivantes d’un autre ordre que celui des métaux, des minéraux, avant que viennent s’équilibrer ces forces et ces flux d’énergies, il y a une idée, une intention créatrice, une volonté, une présence, une puissance même, extérieure aux systèmes mis en place. Extérieures ou enfouies profondément, peu importe, cela revient au même, c’est en dehors du système créé, ou du phénomène produit, et pour nous c’est de nature inconnue.
Cette action créatrice précède le créé, et l’engendre. J’imagine, à tort ou à raison, que ceux qui firent tout cela pouvaient être assez satisfaits de leur œuvre, qu’ils ne pouvaient pas manquer de contempler, et d’analyser après coup. Comme celui qui voit un germe devenir arbre. Comme un jardinier, toujours en recherche d’amélioration des produits, des formes vivantes. D’autant plus remarquables, qu’elles fonctionnaient toutes seules dans cet ensemble harmonieux. Un tout vivant. Une demeure peuplée d’êtres comme des anges, suivant leur vie selon leur programmation, leurs données propres, ne pouvant y déroger. Ce qui est bien, même en ne pouvant sortir de leur condition, et ne le voulant pas. Contrairement aux théories de l’évolution qui prétendent que les êtres effectuent des choix ou se transforment.

Dans cet habitat, par je ne sais quel miracle est apparu un être exprimant un souhait différent, une volonté différente, un sentiment étrange, qui ressemble à la conscience ou à ses questions, un absence, un manque, une distance vis vis de tout ce monde là, marchant tout seul.

Ça aurait pu se produire en d’autres formes que celle humaine, pourquoi pas, cette arrivée étrange d’un doute face au miroir.

Revenant à notre époque, d’intelligence artificielle, c’est comme si un ordinateur se permettait de douter de ses données, de les renverser, les effacer et essayait de s’en souvenir, savoir qui parle en lui-même, qui le conditionne à « penser », et l’oblige à se tenir dans cette boite corporelle, mortelle par dessus le marché.
De quoi se mettre sérieusement en pétard, dans cette impression insupportable de subir une volonté extérieure inconnue, n’ayant nul écho en lui. De quoi dire un non catégorique face au monde, face à la totalité, qui au fond ne répond jamais à tes attentes. Et pour cause, puisque toi-même ne saurait répondre à l’autre et lui dicter ce qu’il doit faire.
À la réflexion, la vie organique est comme esclave naturel, mais la vie psychique, la pensée, est comme un esclave en révolte naturelle. En s’interrogeant. Cette faculté de se poser des questions étant le début du retour vers ses origines. Le doute étant inclus, mais il ne devrait pas nous posséder. Ou non plus nous conduire vers un certitude démentielle.

C’est dans cet ordre d’idée que la question fondamentale, qui nous touche tous sans exception, est cette quête vers cet inconnu créateur, existant hors des formes présentes sous nos yeux. Rien de nouveau, donc.
Entre parenthèses, il y a une astuce inouïe dans ce qui se présente comme formes vivantes. C’est que l’homme est en quelque sorte le dieu qui s’est lui-même inclus dans ses créatures, pour les connaître de l’intérieur, pour se connaître, et même pour se créer. Construire sa réalité.

Et nous, aujourd’hui que faisons-nous hormis ces crimes contre nature ? Crimes et suicides. Souffrances engendrées, maux que nous voudrions vaincre, comme s’ils étaient extérieurs.

Brouillons

Face à la vraie vie et ses événements, nos mots de même que nos œuvres font figure de brouillons. Néanmoins, cela nous touche plus profondément que ce que j’en dis. Surtout ces œuvres des génies qui nous mettent en émoi, et qui de proche en proche parmi les auteurs trouvent quelques résonances plus faibles. Tout ça pour dire quoi ? Que les écrits, les productions artistiques dans leur ensemble sont vecteurs de vérité, ou de lumières essentielles, vitales, comme l’air qu’on respire ou l’eau ou les aliments qui nous sustentent. Ce ne sont pas de aimables distractions pour passer le temps mais des informations, au sens de forces qui nous traversent, étant décisives, en conscience. Cela probablement selon cette idée que nous opérons des choix à chaque instant, et que ceux-ci se fondent sur quelque chose en même temps qu’en vue du futur aussi urgent. On touche là la corde sensible. Celle où notre âme se sent vivre ou en meurt de ne pas vivre. Ce n’est jamais une mince affaire que de toucher les cœurs, de même que les corps, tout comme de perdre la raison et de tomber sous les coups furieux des barbares, disons des violences étrangères à ce que notre raison peut entendre.
D’où cette difficulté à poser un jugement définitif, et prendre position dans un monde déguisé, si nous n’avons pas idée ce qui se cache derrière tous les masques, et que l’artiste sincère et informé met en pleine lumière, ce qui nous bouleverse au plus haut point, grâce à sa prescience, ou clairvoyance. Et son rude travail.
( dans les années 35 à 36, vous voyez le topo)

Plus calmement, nous avons encore à fouiller dans nos mémoires, ce futur, pour que n’advienne pas n’importe quoi.

La ruse du climat (suite )

La suite de ce billet

Partant de ces quelques principes de base, simples à définir, qui ne demandent pas des années d’études ou des diplômes extraordinaires, on pourrait encore entrevoir un futur devant nous. On sait que tout est fait pour imposer des fins, et des moyens pour ces fins. Les masses devant se soumettre, en redemandent, dépossédés de leurs moyens, exceptés ceux qu’on leur dicte, moyennant revenus. Le monde se plie au règne de l’argent, à son emprise sur nos volontés, et se bat pour cela. De même qu’il accepte les fins qu’on lui a suggéré.
Le monde croit à cela, aménage son existence en fonction de ça comme principe suprême, prêt à tous les combats et sacrifices. Comme des mercenaires payés pour aller occire les peuples voisins. Il n’y a jamais assez de puissance de feux, de force de vente pour s’imposer. Et réduire les autres. Cela fait des nations en guerre perpétuelle, et au sein de ces nations, des groupes incapables de réagir et s’accorder pour modifier les objectifs et les moyens imposés, dont on connaît les effets délétères sur les corps et sur les psychés affectés. Tout étant dicté verbalement.
Face à cette puissance nous semblons impuissants, les pouvoirs ne tenant nullement compte des souffrances des gens. Pire, ils établissent les « médecines », ce qui rend le monde dépendant de leurs savoirs, ignorant et apeuré. Évidemment il n’y a aucun domaine qui leur échappe, ils ont la main sur tout. Totalitarismes partout.
Sauf en ces lieux où nous résistons. En ces endroits là, il ne peut plus en principe y avoir hostilité entre les gens. Mais reconnaissances, écoutes, échanges. Pouvoirs qui reviennent. Possibilité de guérisons. Ouverture d’esprit, sans nécessité de formuler sa nature. Elle se présente dans sa simplicité. Non que tout le mal disparaisse par enchantement, mais que s’envisagent des biens possibles, des biens divers, et un peu d’espérance.
On sait que les choses en l’état sont atroces, et désolantes. Et on sait aussi qu’il y a des choses qui relèvent du miracle, du génie de la « création », de la « nature pure » à proprement dit. On sait que les atrocités sont le fait humain exclusivement.
Serions-nous condamnés à cette bestialité et à ce démoniaque qui nous élimine, la négation de ce que nous sommes ? Serions-nous « Négation » de l’être essentiel. Subtilité des phénomènes et de la dialectique. Les pouvoirs, les puissances dominantes sont celles qui par principe affirment l’autorité de leur être essentiel, qu’ils prétendent servir, et de fait asservissent le monde, le privent de leur être, de leur droit de vivre selon leur jugement.
Nous nous retrouvons dépouillés à l’extrême. Livrés dans une nudité originelle.
Voyez, il n’y a pas à la base que la question des énergies fossiles, ou prétendument renouvelables. Ni ces questions de climat, ou d’eaux de pluie. Il s’agit des âmes, et de leurs lumières, qui nous servent de guides. Image d’un phare lointain qui pénètre nos fragiles barques. ( Sémaphores).
Dans la mesure où nous reprenons possession de ces choses en nous-mêmes, la vie redevient possible. Et les questions relatives aux techniques, aux outils se résolvent plus facilement. Alors que l’inverse ne fonctionne pas. On ne peut pas commencer par la question des ressources, et de leurs toxicités. Ces toxiques sont là pour nous interpeller, nous alarmer, nous contraindre à penser et agir autrement. Envisager d’autres fins que celles qui nous sont dictées.

Comment dire autrement les mêmes choses ? dire qu’il nous faudrait revenir à des modes de vie plus simples et plus naturelles, des formes que nous avons déjà connu, et cultivé, sans se soumettre aux injonctions des puissants. Bref, ne plus tomber dans leur panneaux qui ne nous laissent aucune chance. Ce n’est pas surhumain.