Tohu Bohu

Échouer si près du but, ce serait horrible.

Le but ? Tout le monde semble si buté.

Oui, tout le monde campe sur ses positions. Personne ne lâche du lest. Les uns s’agrippent à leur étoile, les autres à leur classe ou leur caste, un autre fixe la croix ou psalmodie des chants assassins. Bref, le monde se dévore au nom d’un même Dieu que personne ne voit plus ou n’a jamais vu. Et pour cause. Comme tout le monde, il fuit les lieux maudits.

Personne ? Si, tout de même, mais ce n’était pas des hommes ordinaires et on ne les a pas compris. On a fondé des religions qui par leurs mots, obligatoirement furent en opposition les uns les autres .

L’opposition, la différence, qui devaient enrichir la connaissance sont venues faire obstacle à la compréhension et finalement nous montrent une chose : la faillite des hommes livrés à leur seul jugement .

Qu’est-ce que cela signifie ? C’est simple. Tout est lié. Le jugement, le regard de l’un est fonction du regard de l’autre et tout être est lié. Il appartient à la vie. Étant coupé, il appartient à la mort.

Entendez-vous ?!

Si vous vous entendez, vous entendez le nom du Dieu de l’autre, de même le vôtre. Sinon, même celui-ci vous laissera tomber. Il peut ça. Et vous passerez inaperçu .

Dieu partagé. Terre partagée. C’est la justice.

La guerre, comprend qui veut, c’est le chant du tréfonds , des entrailles de la Terre. Ce n’est pas à voir sous l’écorce terrestre , mais dans le fond sub-matériel, inférieur, les enfers. La guerre et la sexualité ont une base viscérale identique. Mars et Vénus .

Rien à craindre des enfers. Suffit de ne pas accorder une importance exagérée à leur voix.

Et surtout tourner son regard vers le haut, ainsi tout enfer est sans effet.

Ceux, qui comme Orphée, jésus, etc. les ont franchi ont accompli leur travail salvateur.

L’humanité « ordinaire », non spécialisée, non initiée ou non informée n’a pas à y aller. Si elle y tombe, y succombe, atrocement, sans que ce soit de sa faute, elle sera toujours délivrée. Les humains normaux n’ont donc pas à s’en pré-occuper.

Il suffit qu’elle vive sur terre la loi d’amour.(ex: Jésus ) qu’elle respecte la loi humaine si elle ne contrarie pas la loi divine, (ex : Moïse), qu’elle vive l’Esprit de la Lettre des textes sacrés de partout.

Et connaisse le chant du Tohu-Bohu .C’est la voix de la Terre ; et si vous aimez la musique, il y a un chant aborigène d’australie qui fait « chanter » ce MOT à leur instrument ; comme quoi, il n’y a pas que chez les hébreux qu’est apparue la « notion de chaos « .

Le but ? C’est un bon début : tou-bou. Tout de boue… alors debout… par les deux bouts … « parle debout » …

Une foule de questions

J’ai relu attentivement le livre de Karl Kraus : « Monologues du Râleur et de l’Optimiste ». On pourrait très bien transposer les questions invoquées dans son ouvrage relatif à la grande guerre, à notre époque calquée sur le même modèle honteux d’un monde en décomposition par le « haut » qui s’avère être le plus bas, l’ignoble, le pourri par excellence les tueurs qui règnent et génèrent une mort autour d’eux. Sacrificateurs, marchands d’armes, monde esclave de la machine et des techniques, même schéma, mêmes dogmatismes, et mêmes effets funestes.

Karl Kraus est remarquable du fait de son style et de la révolte qu’il exprime. Il ne pouvait avoir beaucoup d’amis dans son pays, du fait de tout ce qu’il y dénonce comme impostures et mensonges d’inhumanités.

Mais pourquoi donc ce monde semble aussi obstinément buté et buter sur ce mur d’incompréhension qui conduisent aux pires atrocités et aux morts qui jalonnent les routes, partout. Quelle misère et quelle souffrance, pourquoi donc tout ce malheur persistant ?

Voyez, je crois qu’il faut se tourner vers Dieu, vers la Beauté, la Vérité et vers la Vie, mais non seulement pour y accéder et y trouver son salut, mais aussi en sens inverse afin que vérité et vie s’installent sur cette terre maudite, et qui resterait maudite si cela n’est pas fait. Comme une descente de la lumière ici bas. Pourquoi la terre aurait elle été maudite ? Non, cela ne se peut, elle n’a jamais quitté les cieux, seul nous l’avons fait. Encore cette question de la chute, par conséquent. Chute de notre esprit, ou de notre cœur qui s’est fêlé ? comment savoir ?

Pourtant ne manquent pas les Œuvres d’art, les sagesses, les lumières, les savoirs et savoirs faire, les bons pains et bons fruits. les braves et les généreux, mais on dirait qu’ils se heurtent à une Terrible Fatalité, un mur sourd. Que nul ne peut franchir sans devoir mettre sa vie en jeu. Sachant le prix et le peu d’échos, le peu de chance d’être entendu et que cela produise son effet salvateur dans le monde.

D’ailleurs, un sauveur vient-il sauver le monde ou sauver ceux du monde qui lui firent la demande, l’appel au secours ? Il vient dans le monde pour sauver sa part de lui-même perdue dans le monde et sans laquelle il ne pourrait vivre non plus. Ce qui a pour effet de rendre au monde cette lumière vitale, sans laquelle tout meurt.

Tout dérape, économie, écologie, folie.

Sacré

Consacré

Sacré cul

Sacré fumier

Mot sacré

Massacré

Sacré menteur

Sacrement

Quel encrassement dans le moteur

Des Temps

Si Tout n’est pas sacré

La Terre sa Pensée, son Corps, sa Lumière,

Les Hommes qui forment son Cœur

Les bêtes qui firent l’homme

Les arbres qui s’animèrent

les Champignons vénéneux vénérables

Les bactéries qui Œuvrent dans les entrailles

La mort qui rénove les morts

Non tout n’est pas digne du sacré

Les différentes formes de néant par exemple

C’est à dire le rabais

Quand Tout doit tendre vers le Haut

Le léger l’évolué l’espérance vraie

Ou quelques choses comme ça.

Comme du bon pain, des belles chansons, des pièces de théâtre lumineuses et joyeuses, fortes, folles, des actes simples où les gens finalement se reconnaissent, sont empreints de gratitude.

Voyez pourquoi un jour il y eut une séparation, nous avons dû quitter les cieux et oublier, tomber dans ce coma, dans l’épaisseur obscure des mondes inférieurs, nus comme des vers, ayant tout de même des étoiles la nuit  pour nous indiquer combien nous avions perdu. Et donc sur quelle étoile nous posons nos pas pour ne pas nous tromper ?

Rien n’est simple à dire : Si nous sommes libres, c’est parce que nous avons choisi de l’être face à Ce qui nous devança et donc …

Où aller ?

Ce mot dieu

Finalement ne serait qu’une métaphore de l’Amour qui nous anime, nous fait vivre et dont l’absence nous fait mourir.

Tenez, en premier lieu donc il n’y a que l’homme et la femme, attachés à la chaine de leur désir, de cet Éros lumineux qui nous traverse et greffe nos sangs, nos humeurs, qui nous bouscule nous tourmente suscite tant d’angoisses et de joies. Ce n’est pas fortuit si les contes les poèmes et les romans s’articulent autour de ça, ce n’est pas exclusivement sexuel, c’est évident. C’est le lieu où l’on souffre. Lieu du voile et de la lumière, lieu où brûlent le feu et l’eau. Lieu de la mémoire de notre Unité originelle. Certes, nous existons en dehors du couple, individuellement, mais boiteux, incomplet, même si nous pouvons trouver notre complétude par l’Autre plus abstraitement, plus spirituellement, de façon éthérée, comme si nous n’attachions d’importance qu’à cet Être-au-delà. Pourquoi pas ?

Mais en fait, en réalité nous sommes ancrés sur nos corps, et dans le temps, dans ces épreuves du bien et du mal qui nous apprennent à vivre, jeu d’ombre et de lumière, alternance du jour et de la nuit, du soleil et de la lune.

Impossible de rejeter cette existence sans que cela ne rejette les plans supérieurs nécessaires. Impossible non plus de rejeter les plans supérieurs sans que cela ne nuise à notre existence. Ni ni.

Tout ceci sans interdit dans l’Amour. Pourquoi donc l’Amour serait-il interdit ? S’il l’est, serait-ce parce qu’il s’avèrerait nuisible, c’est à dire nous égarant davantage ? Nous nous tromperions, nous ferions des choix erronés, nous enfonçant dans des zones d’ombre, sans doute en sens interdit.

C’est dans ce sens que l’Amour divin passe par l’humain, ainsi que par la nature, si toutefois nous savons l’observer, si nous arrivons à en connaitre l’Esprit, et l’Amour se perd dans la négation.

S’il y a un dualisme entre Amour et Lumière, celui-ci peut tendre vers la fusion. Repos 🙂

Le Verbe

Oui, le Verbe est une bonne définition de Dieu. Définition, non ce n’est pas le mot non plus. Description, dans le sens de sortir de la crypte, de l’écrit ou du signe.

Comment penser l’homme sans dieu ou dieu sans les hommes, sans des êtres qui pensent ? La pensée resterait à l’état de sommeil.

Comment donc puisque tout est pensé, penser que dieu ne penserait pas ? ne serait pas une pensée ou un verbe, donc. Un verbe parmi des verbes ou cet ensemble des pensées exprimées qui forment le Verbe et qui vit.

Remarquable phénomène qui se déroule entre les hommes, ainsi qu’entre l’homme et la nature, l’homme et ce qui se passe. Ce qui nous met en scène, en acte, présent ici, sur cette Terre énigmatique.

Tenez, la terre c’est comme un œuf contenant toutes les vertus. Toutes les possibilités du bien, du mal, tous les extrêmes, et un milieu un concentré unique en son genre.

En quelque sorte, la Terre contient la Vie, mais uniquement en germe. la Vie ou la totalité du vivant possible. Bien sûr, il y a de la vie partout dans l’univers, mais pas à ce point.

Difficile de croire donc que cet heureux évènement qu’est celui de l’Homme sur la terre ne corresponde à rien qu’à une disparition annoncée.

Autrement dit, en nous se joue quelque chose qui relève de l’ordre divin, par la parole ou le verbe, par la pensée et les expressions, la primauté de tout cela face à la simple matérialité des choses.

Choses qui sont certainement moins matérielles qu’on veuille bien le croire, ou qui sont plus matérielles qu’on puisse également les penser, résistantes, intentionnelles, chargées de volontés.

Là encore nous retombons sur ces états vibratoires qui soutiennent toutes choses.

Bon, si nous en restons au plan strictement humain, nous voyons également sous l’angle des passions que nous brulons d’un feu qui nous anime. Sauf chez les tièdes, mais nous n’en voulons pas.

En ce sens, le Verbe est Acteur.

Un

Chaque être est un Tout.

Il ne peut pas être s’il n’est pas un tout, même s’il lui manque tout. Nous respirons, nous buvons, nous urinons, et nous ne pouvons vivre sans exprimer des signaux, ni sans en recevoir. Ce n’est pas parce que nous sommes interdépendants que nous ne sommes pas une totalité, que nous ne sommes pas un dans notre corps et notre âme. Simplement nous n’y sommes pas enclos, nous vivons par le monde et faisons vivre le monde.

La Beauté signifie quelque chose de vrai. Quelque chose de spécifiquement humain, plus qu’animal. Une beauté qui ne serait qu’animale n’aurait pas cette soif de beau, ni de vérité, n’ayant pas conscience de cette beauté à la fois des profondeurs et des hauteurs. De cette Totalité qui lui manque et qui nous sont propres. C’est pourquoi humain, est divin.

Sans cette conscience qui se déroule et l’enveloppe, l’homme est bestial ou méchant, malheureux, il reste enfermé dans sa totalité, seul.

La vie sur terre

C’est le titre d’un livre de Baudouin de Bodinat. Pessimiste, mais comment être optimiste ?

Certes le Passé non plus n’est pas glorieux, misères, pauvretés, guerres qui causèrent tant de famines, etc.

Par ailleurs, même si nous vivions moins vieux, nous vivions, par la force des choses. Les villes, villages, les bourgs campagnes et bois étaient peuplés des hommes et de leurs nécessaires activités pour subvenir à leurs besoins fondamentaux. Les moissons, par exemple, exemple tarte à la crème, voyaient les paysans se réunir. Maintenant , un seul homme sur une machine pour récolter, un tracteur au bout du champ, qu’il conduit aussi au grenier. En forêt c’est pareil, un seul bonhomme coupe en un jour des hectares de bois. Maraichage, cuisines industrielles, textiles, téléphonie, tout est englouti par l’appareil industriel, où les individus n’ont plus qu’une part minuscule à accomplir, de l’ingénieur à l’ouvrier, si celui -ci n’est pas remplacé par un automate. Et même l’ingénieur bientôt ?

On poursuit une course étrange. Et sans repos véritable, sauf ces quelques moments de vacances qui passent vite. Et qui sont plus des lieux d’excitation du plaisir que du repos, mais bon …

En gros même le vacancier est un consommateur de l’industrie. Hé, faut faire tourner les avions, les voyagistes, les hôtels, les péages d’autoroute, tout cela , c’est du bizness.

Mais où, aspect positif demeurent encore des festivals et tout ce qui s’y accompagne, enfin, dans la mesure où on peut s’offrir un séjour.

C’est vrai que les anciens ne semblaient pas avoir beaucoup de loisirs. Ni de moyens pour consacrer à la Culture.

Bizarrement pourtant, que de belles Œuvres aussi nous viennent du Passé et que les modernes n’ont rien de supérieur aux anciennes.

Le futur s’annonce sombre si on ne réagit pas. En protégeant la Terre et la Vie sur Terre. Prioritairement aux valeurs.

Comment cela se pourrait si nous ne retrouvons pas en nous l’Unité de l’homme ? unité de l’homme et de la nature, de l’homme et de Dieu sous un autre point de vue.

 

 

Pour quoi Nature vit ?

Pour quoi Nature vit ?

Le bousier roule sa boule, l’abeille ses pelotes de pollen, la rose diffuse son arôme, des foules entières de graminées, s’acharnent, s’enracinent, poussent comme on porte sa charge, chaque cellule dispersée, concentrée dans son effort,

Obéit à son plan. Sachant exactement ce qu’elle a à effectuer, visant juste, précise comme le ballet des martinets qui ne se heurtent pas, les mésanges revenant aux lieux favorables, nichant où ils peuvent, lieux familiers, et qui nous paraissent incongrus, des trous de pierres, des tubes de métal, parcourant des milliers de kilomètres pour se reproduire, instinctivement, guidés, mus par quelque Raison supérieure inscrite dans l’invisible… 

Comme si les êtres savaient ce pourquoi ils vivent.

Mais nous autres hommes, dictions aux choses et aux êtres nos intentions, notre volonté dominatrice, et notre enfermement sacrément égoïste, ou nos idées plus ou moins justes, ou nos désirs ou nos violences, nos pensées sectaires et nos préjugés, en vue de finalités qui sont aussi limpides que des marécages.

Que peut il résulter de tout cela, cette existence errante, folle, malheureuse, des souffrances cachées, des révoltes, beaucoup de désordre et de vies brisées qui altèrent l’ordre naturel.

Ordre qui est récusé, considéré comme nul ou ennemi.

Nature, ou Ordre divin ? En tout état de cause, il manque vraiment cette dimension aimante, qui est l’amour en tant qu’énergie et lumière. On lui substitue la raison, la logique, l’argument scientifique, le pragmatisme, l’efficacité, et la force qui s’impose.

Bref, il manque aux hommes sans doute une certaine connaissance de leurs finsqui leur appartient de trouver par eux mêmes, comme il n’appartient qu’à eux de penser par eux-mêmes, et de vivre, probablement comme vit la nature suivant sa fin, et la servant, c’est à dire, vivant chacun fait vivre la vie.

Mais nous, nous ne pouvons le faire qu’en obéissant à nos choix conscients et non pas à nos seuls instincts, obéissant donc à l’Arbre de la Connaissance et à l’Arbre de Vie. Délicat problème.

 

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