7 jours d’échange

Sept jours d’échanges des regards, des histoires, des ouvrages, moments fructueux où chacun livre ses secrets, ce qu’il aime, comment il voit,

et puis, cela exhume les histoires singulières de chacune des créations, le parcours que chaque sculpture a effectué avant de prendre forme.

Parfois, je me dis  » non, ce n’est pas moi qui ai réalisé ceci, c’est probablement plus grand que moi qui a donné l’impulsion …  »

mais bon, voilà, c’est là, ça témoigne de ceci de cela et des possibilités enfouies.

antenne

 

royaute22

clown

Ballade dans un pays étrange

Hier, nous sommes allés à Thouars. Ville de la France profonde, rurale, chargée d’histoire.
Pour essayer d’animer la cité, une rue est dédiée à l’art, pas n’importe lequel, plutôt contemporain. Une chapelle également. Un artiste y est exposé pour plusieurs mois. Quel désert ! une œuvre actuelle, conceptuelle, mais d’une indigence effrayante ou prétentieuse, allez savoir ? un tas de cailloux pour exprimer l’histoire des carrières de pierres utilisées pour les ballasts des voies ferrées, une vitrine en contreplaqué pour montrer combien les vitrines artistiques sont vides, un rideau déchiré et un bloc de pierre dans la partie manquante, bref, très tendance… Tout ça pour ça ?

Je pensais que le monde était malade, gravement atteint, mais en fait je crois que le monde est paumé,  exprime effectivement sa déroute, ce qui n’aide pas à trouver des solutions.

La ville est intéressante, plutôt belle, le lieu est magique, le Thouet ayant creusé un méandre sur lequel les anciens avaient construit des châteaux, forteresses tour à tour détruites puis reconstruites, des églises porteuse des styles des différentes époques, bref, un trou paumé chargé d’histoire mais qui part en quenouille, sauf sur les bords.

eh oui, autour, c’est sûr ça s’active, ça brasse des tonnes de blés, des camions qui vont et viennent, des éoliennes, des champs de panneaux solaires, des silos, dans des champs sans arbres. Seule la ville est boisée. une espèce d’oasis au milieu des industries agricoles, ou productrices d’énergies. Une société organisée uniquement autour du travail et de l’efficacité économique. à tel point qu’il n’y a plus d’hôpital, ceci n’étant plus rentable etc.

Est-ce bien raisonnable  ? P1060848

De même est-ce sage de concentrer et mettre en avant à ce point des arts qui sont carrément l’opposé des arts traditionnels, ce qui peut se comprendre comme rejet d’un passé aussi faux , aussi paumé que le présent ? savent-ils au moins qu’ils sont aussi égarés dans cet univers ? ou bien font-ils de leur égarement le tout de la vérité ? comme si l’absurde ou le néant était la seule voie ?

Décidément il  manque une dimension à notre existence.

Le Verbe

Oui, le Verbe est une bonne définition de Dieu. Définition, non ce n’est pas le mot non plus. Description, dans le sens de sortir de la crypte, de l’écrit ou du signe.

Comment penser l’homme sans dieu ou dieu sans les hommes, sans des êtres qui pensent ? La pensée resterait à l’état de sommeil.

Comment donc puisque tout est pensé, penser que dieu ne penserait pas ? ne serait pas une pensée ou un verbe, donc. Un verbe parmi des verbes ou cet ensemble des pensées exprimées qui forment le Verbe et qui vit.

Remarquable phénomène qui se déroule entre les hommes, ainsi qu’entre l’homme et la nature, l’homme et ce qui se passe. Ce qui nous met en scène, en acte, présent ici, sur cette Terre énigmatique.

Tenez, la terre c’est comme un œuf contenant toutes les vertus. Toutes les possibilités du bien, du mal, tous les extrêmes, et un milieu un concentré unique en son genre.

En quelque sorte, la Terre contient la Vie, mais uniquement en germe. la Vie ou la totalité du vivant possible. Bien sûr, il y a de la vie partout dans l’univers, mais pas à ce point.

Difficile de croire donc que cet heureux évènement qu’est celui de l’Homme sur la terre ne corresponde à rien qu’à une disparition annoncée.

Autrement dit, en nous se joue quelque chose qui relève de l’ordre divin, par la parole ou le verbe, par la pensée et les expressions, la primauté de tout cela face à la simple matérialité des choses.

Choses qui sont certainement moins matérielles qu’on veuille bien le croire, ou qui sont plus matérielles qu’on puisse également les penser, résistantes, intentionnelles, chargées de volontés.

Là encore nous retombons sur ces états vibratoires qui soutiennent toutes choses.

Bon, si nous en restons au plan strictement humain, nous voyons également sous l’angle des passions que nous brulons d’un feu qui nous anime. Sauf chez les tièdes, mais nous n’en voulons pas.

En ce sens, le Verbe est Acteur.

Il y a un sommet

qui soutient les corps les âmes les consciences vers leur destinée.

Est-ce cela la foi ? Image crue image pure. À laquelle nous n’avons rien à ajouter ni retrancher sinon nous blessons, nous altérons le monde.

Que pourrions nous alors exprimer qui ne souille pas le monde, si nous parlons d’ignorance ? Si nous ne savons pas ce que nous semons parmi les hommes, ou même sur le corps de la terre et des êtres vivants qui la composent.

Il est tout à fait probable que ceci ne soit qu’une question de bénédiction, d’eau versée, ou de feu qui par la parole purifia les esprits.

Qui vibrent alors en phase.

 

Du bon du bonheur simplement

Un orchestre joue une valse, des couples dansent, le monde heureux, ailleurs sur des terrasses un joueur de cornemuse entraine les gens à chanter en chœur, pas un siège libre, sur le bord de la rivière un groupe jazzy laisse rire et parler les joies tranquilles, comme si l’humanité vivait. Que dire de cela ? rien, l’heure est bonne, sans doute parce que la peine fut bonne, et que les tourments sont à ce moment là, oubliés, et que les hommes se connaissent, font partie des hommes, sans tenir compte des différences, des âges et des apparences. En somme, Cela vit.

Cela, c’est un corps commun, peu compliqué, plutôt en harmonie, certainement bien.

Je n’ai pas rencontré ce type seul qui marche sans voir personne et qui n’a que ses bêtes comme unique compagnie, celui qui porte ses révoltes et sa raison critique, qui maudit les règles funestes, et n’a pas de chance. Celui là n’est pas un modèle rare, pourvu qu’il n’aille pas envisager le pire, s’enfermer dans un ressentiment quelconque, une négation de l’ordre du vivant, du bonheur.

Même si la solitude est une donnée obligée, comme la mort, comment se fait-il que des hommes se sentent tenus de partager leur mort avec les autres ?

Un

Chaque être est un Tout.

Il ne peut pas être s’il n’est pas un tout, même s’il lui manque tout. Nous respirons, nous buvons, nous urinons, et nous ne pouvons vivre sans exprimer des signaux, ni sans en recevoir. Ce n’est pas parce que nous sommes interdépendants que nous ne sommes pas une totalité, que nous ne sommes pas un dans notre corps et notre âme. Simplement nous n’y sommes pas enclos, nous vivons par le monde et faisons vivre le monde.

La Beauté signifie quelque chose de vrai. Quelque chose de spécifiquement humain, plus qu’animal. Une beauté qui ne serait qu’animale n’aurait pas cette soif de beau, ni de vérité, n’ayant pas conscience de cette beauté à la fois des profondeurs et des hauteurs. De cette Totalité qui lui manque et qui nous sont propres. C’est pourquoi humain, est divin.

Sans cette conscience qui se déroule et l’enveloppe, l’homme est bestial ou méchant, malheureux, il reste enfermé dans sa totalité, seul.

La vie sur terre

C’est le titre d’un livre de Baudouin de Bodinat. Pessimiste, mais comment être optimiste ?

Certes le Passé non plus n’est pas glorieux, misères, pauvretés, guerres qui causèrent tant de famines, etc.

Par ailleurs, même si nous vivions moins vieux, nous vivions, par la force des choses. Les villes, villages, les bourgs campagnes et bois étaient peuplés des hommes et de leurs nécessaires activités pour subvenir à leurs besoins fondamentaux. Les moissons, par exemple, exemple tarte à la crème, voyaient les paysans se réunir. Maintenant , un seul homme sur une machine pour récolter, un tracteur au bout du champ, qu’il conduit aussi au grenier. En forêt c’est pareil, un seul bonhomme coupe en un jour des hectares de bois. Maraichage, cuisines industrielles, textiles, téléphonie, tout est englouti par l’appareil industriel, où les individus n’ont plus qu’une part minuscule à accomplir, de l’ingénieur à l’ouvrier, si celui -ci n’est pas remplacé par un automate. Et même l’ingénieur bientôt ?

On poursuit une course étrange. Et sans repos véritable, sauf ces quelques moments de vacances qui passent vite. Et qui sont plus des lieux d’excitation du plaisir que du repos, mais bon …

En gros même le vacancier est un consommateur de l’industrie. Hé, faut faire tourner les avions, les voyagistes, les hôtels, les péages d’autoroute, tout cela , c’est du bizness.

Mais où, aspect positif demeurent encore des festivals et tout ce qui s’y accompagne, enfin, dans la mesure où on peut s’offrir un séjour.

C’est vrai que les anciens ne semblaient pas avoir beaucoup de loisirs. Ni de moyens pour consacrer à la Culture.

Bizarrement pourtant, que de belles Œuvres aussi nous viennent du Passé et que les modernes n’ont rien de supérieur aux anciennes.

Le futur s’annonce sombre si on ne réagit pas. En protégeant la Terre et la Vie sur Terre. Prioritairement aux valeurs.

Comment cela se pourrait si nous ne retrouvons pas en nous l’Unité de l’homme ? unité de l’homme et de la nature, de l’homme et de Dieu sous un autre point de vue.

 

 

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