Signe des Temps Serpent poison

Que vous le vouliez ou non, que vous le croyiez ou non, le système est mort. Il n’y a plus rien à faire, ni à changer. C’est un moribond pétrifié dans ses concepts, cadres, institutions, carcans législatifs, économies, monnaies, immeubles, navires usines, machines destructrices et consommatrices du vivant, ne restituant pas à la terre de quoi la nourrir, et en retour de quoi nous nourrir sainement, toutes les boucles étant closes. C’est comme ces plastiques qui empoisonnent les rivières et les océans, comme ces molécules impossibles à métaboliser par nos corps. Bref, la terre est saturée de cadavres qui ne peuvent se décomposer et retourner dans le cycle du vivant. Tout ça pour avoir voulu détenir les institutions plutôt que sauver les gens, les milieux fertiles, la vie sauvage.
La seule chance qui nous reste est de se sauver en se protégeant les uns et les autres au sein d’ensembles recomposés et confiants, indépendamment de nos croyances, de nos opinions, de nos idées et de nos mots. Une certaine forme de survivaliste qui n’a rien à voir avec celle qu’on aperçoit et qui n’est qu’une paranoïa armée et repliée sur son microcosme. Ces survivalistes accentuent le ravage en essayant d’épargner, mais ce sera en vain. Il faut peut-être survivre mais collectivement. C’est toute la question de la communauté. Ce qui n’oblige nullement à la promiscuité. Il va falloir aller à la pêche aux informations, et que celles-ci se diffusent sans être perturbées par des éléments troublants, obscurs, douteux, pernicieux, vicieux. Parce que si vous réfléchissez deux secondes, vous voyez que plus rien n’est compréhensible ni raisonnable, mais ne demeurent que des carcans moraux, et des frayeurs disloquant le tissu qui nous compose. On mélange tout, c’est devenu une infection. Psycho rigidité des politiciens, des syndicats, des marchés, et même des mœurs.
Par exemple, le réchauffement climatique n’est pas la pire catastrophe, mais bel et bien l’industrie, la monstruosité des propriétés, des brevets et des lois. Qui semblent incapables d’endiguer la disparition des êtres vivants dans leur immense diversité. On tend vers un appauvrissement global tragique. Les nantis pensent pouvoir échapper à tout ça, avec des réserves biologiques, mais cela ne peut aller très loin si partout ailleurs c’est en ruine, même si les choses fonctionnent avec des robots, ou des hommes absolument soumis et inconscients. Les machines ne sont pas pérennes. Ce sont des boulets. Cela nous cloue, nous plombe et nous empêche de grimper en évolution. Sauf si nous mettons en commun ces outils, matériels et immatériels. En vue de quelque chose de supérieur, appartenant à tous. Comprise de tous. Et non pas crue sans savoir.
À cette condition là uniquement nous gagnerons en liberté. Nous verrons dans ce cas que notre existence individuelle soutient celle du collectif, et réciproquement. Alors que ce que nous vivons depuis des temps immémoriaux, c’est strictement l’inverse : Notre existence individuelle soutien celle d’une poignée d’individus qui imposent un ordre et une mort à tout l’ensemble, au monde entier devenu impuissant. Les vœux pieux des hypocrites qui font semblant de vouloir la paix ne sont que les instruments vicieux des guerres. Et des terribles désertifications de l’histoire dans un processus inexorable de séparation, fermeture, d’enfermement des hommes et des bêtes, et de coupures dans le cycle vertueux des informations, des échanges à tous les niveaux.
Alors demandez-vous ce qu’il est possible de faire pour éviter le pire. Le pire c’est ce qu’on nous fait croire sous couvert de Science. Cela revient à priver le vivant de sa connaissance et de sa vie, c’est à dire de sa lumière intérieure, comme un flux continu entre toutes les échelles vivantes, et où chacun trouve de quoi subvenir à ses besoins et à ceux des autres. C’est simplement une question d’harmonie – plus que de cohérence – et de fruits. Le système cohérent dans les énoncés des hommes sont forcément incomplets, même s’ils s’imposent et font force de lois. Le Titanic est cohérent, une centrale nucléaire aussi. Les pouvoirs d’état sont cohérents aussi dans leur institutions et leurs programmes, mais sont fermés sur eux-mêmes, d’où l’impasse qu’il engendrent.

Selon notre modification du regard, de notre compréhension des choses, nous n’avons plus à obéir aux machines et aux systèmes, mais ceux ci nous obéissent et nous servent. Nous n’avons plus besoin d’investir dans des objets inutiles allant sur Mars, ou dirigeant des bagnoles. Pourquoi ne prendrions-nous de l’ Intelligence absolue de la Nature que cette partie qui nous tue ? comme un Serpent poison.

 

 

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