Réanimation des âmes mortes (suite )

Un des problèmes majeurs de l’homme est celui du travail, au sens physicien de l’effort, donc de l’énergie qu’il faut pour survivre, exactement comme l’animal, ou n’importe quel être vivant voulant vivre, ni plus ni moins, cela indépendamment de la reproduction de son espèce, qui est l’autre problème majeur. Tout cela se passe sous cette…

via Réanimation des âmes mortes — Un œil pour deux

Il est sûr que la totalité se résume en deux conceptions opposées. Soit la vie et la mort, la Nature ou l’artifice. La nature est un système, admettons. Mais un système animé d’âmes vivantes. Tandis que nos systèmes ne tiennent que si nous les tenons à bout de bras, en les forçant sans cesse pour les maintenir en vie, alors que le naturel se maintient tout seul, par ses propres efforts. L’oiseau vole selon ses ailes, l’avion selon les pétroles et autres ressources, industries, temps passés à construire, pour soutenir cette activité. La nature est autonome, les industries sont asservies et asservissantes, sans même évoquer leur nuisance au sein du système naturel. Alors que l’inverse n’est pas vrai. La nature ne nuit pas à proprement dit pour elle-même, ni pour ceux qui savent un peu s’y plier.

Ensuite, la différence de taille entre les deux systèmes tient à ce que chacune des entités construites inclut en elle-même. Un oiseau n’est pas qu’une machine complexe.  Il porte aussi ce qu’il est, son essence, son temps, son esprit propre, disons comme une âme dans la « machine ». Alors qu’un drone ne vit que sous l’impulsion d’un pilote humain expérimenté qui se situe dans ces conditions guère plus haut que l’oiseau, et encore au stade des réflexes de base. Pauvre humain qui doit vivre dans cette machine , comme si c’était un destin pour un homme.

Certes, l’ingénieur semble mieux loti… mais si l’on sait que les ingénieurs ne fabriquent qu’une infime partie des machines, que son travail est divisé à l’extrême, là encore on retombe à un niveau bien bas, dans ces conditions impitoyables pour du salaire ou des carrières. Ce n’est pas dans cet état que nous serons émerveillés par la vérité ni extasié devant les merveilles de la nature « divine » des choses.

Le sujet est inépuisable dans le sens où ce qui préside à la création se situe à une échelle qui demande compréhension, saisir ce que veulent dire ces choses de la nature, qui est peut-être bien la nôtre. 

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