Quitte ou double

Quand on est vivant, le désir est bon. On désire vivre, on aime la vie et voir la vie harmonieuse se dérouler sous nos yeux. On n’est plus dans le doute, l’aveuglement, ou la misère, on connaît le chemin qu’il convient d’emprunter pour satisfaire ses besoins, on ne mélange pas les fins et les moyens. Mais quand le monde est mort, tout devient plus difficile pour tous, même pour les meilleures volontés. Tout devenant affecté, maladif, précaire, on succombe sous le poids de l’urgence, des désordres qui s’installent, des corps qui deviennent des entraves pour l’esprit et pour la conscience, et nulle politique ne peut raisonnablement inverser le cours sinistre. Parce qu’elles ne sont qu’humaines, empreintes d’erreurs malgré les bonnes volontés. Tout empirant du fait des mauvaises, et des intérêts très égoïstes qui dominent le monde. On arrive en fin de parcours à ce moment où on croit qu’éliminer ou soumettre les autres va résoudre nos problèmes. Je n’y crois pas. Il n’y a guère qu’une issue de secours dans ce naufrage. C’est une porte. Mais celle-ci est entièrement votre, uniquement. Vous ouvrez votre porte, et quelqu’un vient vous apporter la réponse ou le salut. Parce qu’ouvrant votre porte vous vous rendez automatiquement de l’autre côté, ainsi le courant passe entre le bas et le haut. S’instaure alors un dialogue entre les différentes demeures. Là il n’y a plus de mort.

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