quelques mots jetés dans l’air

La Terre est une bombe, belle dame. Belle damnation des nations belliqueuses. Où est le déclencheur de tous ces conflits achevant les enfants ? À peine nés, ils peuvent mourir sans avoir vu le jour, ni peiné la nuit. Ni dansé, ni ri. Pourquoi autant d’oubli de ce que sommes ici ? Pourquoi ces tâches de forçats tout au long des années, comme des âmes damnées. Ennuis, tristesses, misères souffrances dans les chairs et les cœurs blessés qui n’ont jamais l’eau qui soulage et panse les plaies. Nous aurons beau lever le poing vers le ciel le méchant sera sourd. La vengeance des brutes sera toujours là, je ne sais pourquoi.
Si, sans doute pour une unique raison, de n’avoir pas su, ni voulu aller au fond du puits rechercher cette mort qui seule vous appartient. Et qui vous fait renaître, ancêtre.
Le puits des âmes des dames. Non pas tellement la matrice mais plutôt la lumière noire des mères, des pères et des fils. Méchante Lumière.
Qu’est-ce que c’est que cette horreur ? Que dites vous là ?
Vois. Une mère enfante un fils, et le donne à sa patrie, son mari, sa famille pour qu’il la défende ( dé-fende ce fruit fendu défendu) elle donne son amour au monde, prête à sacrifier son fils, ou sa fille. Sans doute par intérêt, par faiblesse ou égoïsme, rien n’étant pur. Elle donne cependant, obéissant à tout ce qu’on lui impose, et qu’elle a accepté dans son cœur et son esprit, dans le tréfonds de son âme espérant un salut par ses enfants. Or tout dans ce monde se transforme en morsures et en souffrances, par toutes les meutes en guerres féroces. Ce sont des cercles infernaux. Et sanglants. La raison ne peut en extraire le signe, de la haine ou de l’amour. La lumière noire et la lumière blanche, sont toutes deux des lumières chargées de vérité. De beauté même.
Question de balance, d’équilibre, et de justice qui au fond n’appartient à nul homme excepté celui qui serait aussi juste que puisse l’être un homme.
Celui-là, où est-il ? S’il en existe, ce dont je ne doute pas, eh bien, il améliore le cœur des autres, très affecté par ces maux, et ces malédictions. Ainsi tout se transfigure et se bonifie.

Mon Dieu, que ce monde, que cet univers est méchant. Tout ce déploiement des forces qui peuvent nous broyer comme si nous n’étions rien. Les hommes s’insultent, se traitent de fils de pute, de tous les noms infamants, sous le flic il y a aussi l’homme, sous le révolté de même. La vengeance appelle la vengeance, nul pardon pour personne. Cela depuis la nuit des temps où les hommes se cherchent. Dans la nuit, difficile d’y voir le jour. Tout se referme dans la masse sombre de l’oubli. Ce serait l’échec de Dieu en quelque sorte, d’avoir jeté les hommes hors de Lui, afin qu’ils naissent et les voir avorter. Non pas de cet avortement des corps mais de celui des âmes fortes, plein Amour.

Ne faites plus mal, le mal vous blesserait à jamais.

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