Où il est question du sujet.

Ou de l’identité.

Un jour j’ai lu cette phrase qui m’a légèrement chaviré : « Vous ne pouvez rien sans moi ». De quoi se révolter, se sentir dépossédé de son libre arbitre, et de sa volonté. De dépendre de… Mais en fait, cette affirmation est juste. On pourrait dire de même  : Nous ne sommes rien sans dieu. Sans le sujet, ou le Moi de Dieu, si je puis dire. Sujet que nous pourrons jamais construire selon notre arbitraire, cela ne collerait pas.

De même la formule : Dieu n’est rien sans moi est aussi juste, dans la mesure où dieu a un moi. Sujet qui s’est formé, est allé à l’école et a évolué, en passant par tout ce qu’il est possible.

Le moi de dieu et le moi de l’homme ne sont pas identiques, et celui qui cherche son identité, c’est bien nous, ou le moi de chacun d’entre nous. On ne peut pas faire abstraction du sujet qui nous habite et qui reste indéterminé jusqu’à ce que nous le trouvions. Ce qui est loin d’être définitif, bouclé, fermé, absolu, mais se détermine dans le jeu d’une identité plus grande et vraie que la notre très relative et approximative.

Dans ce sens, nous ne pouvons rien sans dieu, ou le sujet qu’il est. Mais s’il est dieu, il n’est pas pour que nous ne soyons pas, ou alors il serait un démon nous annihilant, et s’annihilant du même coup. En dernier ressort, même en fonction des lumières, c’est toujours nous qui choisissons.

De même mon dieu n’est rien sans moi, sans ce petit moi qui m’habite qui ne demande qu’à grandir.

Nous sommes par conséquent dans une espèce de dialogue intérieur entre notre petit moi et un moi plus grand. Extérieur aussi dans ce fait du monde qui nous contraint, nous force à comprendre et répondre, qui nous fait du bien et du mal.

Entre ces deux sujets, ces deux identités, il y a un couloir un canal, ou un chemin, afin qu’ils ne fassent qu’un. Mais ceci n’est qu’en fin.

La fin ne peut être rien pour le sujet. D’instinct, nous avons cet impératif de savoir notre fin vivante et présente. On peut formuler cela en disant que nous seuls pouvons nous sauver, mais en fonction de ce que nous avons reçu comme lumière.

Et de qui peuvent provenir les lumières sinon de dieu ? C’est toute la question du messianisme qui est posée ici.

Le drame, la catastrophe vient de cette incompréhension des messages, qui se transforme en folie meurtrière depuis des temps immémoriaux pour imposer sa vérité aux autres. Là nous créons notre enfer. Nous nous réduisons à rien.

Moi, Nous, Dieu, les dieux, il y a foule d’êtres dans ces univers qui nous paraissent si vide.

Mais de là jaillit une question : qu’est-ce que le sujet ? Voyez, on retrouve ce Mystère qui nous questionnera toujours, nous éclaire et nous nous propulsons.

Pulsation, Musique, Vibration

Comme tout le monde, j’aimerais bien que tout cesse, ou s’apaise, impatient homme.

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