Où il est question de coupable parfait.

Le pouvoir, l’ordre, les deux pouvoirs exactement, temporel et spirituel. Chef d’état, roi, empereur, patron, et de l’autre côté, pasteur, pape, pope, gourou, etc., ces deux pouvoirs sont effectivement entre des mains d’hommes. Et les femmes y obéissent, et soutiennent cet ordre des choses, ayant une part active, soit par soumission, soit par intérêt. Leur rôle est loin d’être neutre. Il est plus invisible que celui des hommes mis en avant, ayant ces pouvoirs de décision. Emprunter l’habit de ces mêmes pouvoirs, conserve le système. La parité n’y change rien, c’est la même machine mise en place. Strictement la même orientation des choses décidées. Des propriétés, des droits, des morales.

La différence entre une homme et une femme, tient au fait sexuel. Et à celui de la génération. De la décision de s’accoupler, et donc d’engendrer. Ce n’est pas l’homme qui détient ce pouvoir là. On ne peut contraindre l’amour. Où alors on se trouve dans le cas du viol de la femme. L’homme outrepasse ses droits, et réduit la femme à l’objet, à rien par conséquent. Il s’ensuit que l’homme se réduit à rien du même coup. Ou à un rôle secondaire dans la génération. Il n’est que l’élément minuscule de la fécondation. La mère occupant le champ entier de l’amour, de l’innocence, de la pureté offerte, essentielle, du nouveau né. Né de la culpabilité et du désir, des amours mélangés . Né du péché, de la faute, et de l’innocence. Ou de ces ensembles qui jalonnent les existants.

Nul adulte ne pouvant prétendre être Amour pur. Ou amour parfait, sans mentir. Chacun connaissant parfaitement ses parts d’ombres, ses désirs secrets, ses envies, jalousies, ses hostilités, rejets, dégoûts, et désordres intérieurs. Bref, ce qu’on nomme fautes ou culpabilités, conservées dans le secret de son cœur.

Si on examine cette réalité de la culpabilité, c’est le lieu insoutenable de la honte. De sa propre chute qu’on ne peut que vouloir racheter d’une façon ou d’une autre. C’est le face à face avec soi-même, qui fait qu’on puisse s’accepter ou se rejeter, qui nous rend un miroir de nous mêmes supportable ou non. Nul ne peut vivre avec un sentiment de faute. La faute, c’est mortel. Cela ronge. (Pourquoi Narcisse est mort ?)

Voilà pourquoi on aime son fruit innocent. Et on aime rarement la culpabilité chez l’autre. Du même coup on ne l’aime pas avec ses fautes si visibles.

De ces réflexions à demi-vraies, il en ressort cette idée que le couple est toujours pris en défaut. Chose très difficile à racheter du fait que nous trimballons nos défauts et que nous les assemblons dans nos familles et dans nos couples en rejetant toujours la faute sur l’autre. De cela, naissent des violences. Des enfants victimes écrasées, des femmes battues, la brutalité s’exerçant comme réponse à ces désamours, comme une transmission génétique des temps originels.

Ignorant la Raison du temps. Et sa finalité.
Autrement dit : ignorant le pouvoir temporel et le pouvoir de l’esprit. Dans cette ignorance fondamentale, nous laissons la place à des puissances négatives, c’est ainsi.
Nous en constatons les deux faces négatives et oppressives, le côté diabolique des phénomènes.
Perdant de vue l’autre côté, l’autre face angélique ou d’ordre divin, le temps devient chaotique, ou très bordélique.

Voilà pourquoi, de temps en temps, se rendre sur l’autre face du monde, y déposer ses pensées, selon ce qu’on appelle ses prières, fait vraiment du Bien. Cette autre face se trouve aussi au fond du puits, l’universel acceptant les deux extrémités.
Faire du bien, c’est à dire que nous y retrouvons une part de notre pouvoir personnel ne s’exerçant que sur nous-mêmes et rayonnant. Sans contraintes.

Là, on aurait évacué la part négative. Donnant lieu à toutes ces révoltes légitimes par ailleurs, mais butant sur un mur terrible.

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