Nous avons tellement perdu.

Au début de l’homme il y eut une nature simple et sauvage, nature crue et nous étions là, devant lutter pour vivre sans pouvoir discuter. Je ne sais si les éléments étaient hostiles, ou non. Possible que les premiers hommes d’emblée avaient une connaissance comme un instinct, une intuition des choses, des êtres vivants, sinon ils n’auraient pas survécu. Ils durent effectuer un tri entre ces forces positives et celles qui leur paraissaient négatives, comme les aliments, bons ou mauvais. Les animaux hostiles ou amicaux, nuisibles ou utiles. Ce n’est pas un hasard si les entités qui constituent le monde naturel à leurs yeux étaient des esprits. Des entités autant spirituelles que matérielles, il n’y avait sûrement nulle distinction, nulle dichotomie. Ce qui apparaissait ne pouvait être que des formes remplies de forces, ou des signes, des expressions de quelque chose situé en arrière, au delà du visible. La manifestation se confondait avec ce qui la produisait. Puis nous avons transformé les milieux, rendant le milieu invivable, les conditions progressivement difficiles, plus terribles qu’au début. C’est un raccourci fulgurant dans les temps très long de l’existence humaine, certes, un saut du début à la fin sur cette terre. Nous sommes rendus dans ce moment où la nature n’a quasiment plus d’existence, soumise aux schémas et plans des hommes. À tous les niveaux, habitats, nourritures, échanges. Nous avons tout artificialisé et tout hiérarchisé. Et partout nous persistons dans cette voie, en misant sur les sciences, les techniques, les systèmes et organisations sociales, les puissances armées pour imposer ce modèle unique. Comme le strict inverse du modèle naturel. Une perte de vitalité, de liberté qui se met en place du début à la fin.
Qu’on n’invoque pas les messagers qui traversèrent les peuples et civilisations, les prophéties des temps passés n’ont plus cours aujourd’hui, elles ne semblent pas en mesure de résoudre les problèmes ou d’apporter des réponses. Elles servent juste de support provisoire pour quelques uns pour tenir dans le naufrage, mais ne modifient rien du naufrage en cours, qui atteint des sommets. Un tsunami de pollutions et de perturbations des corps et des consciences. Qui s’accentuent avec ces progrès des intelligences et des recherches, des investissements dans ces machines de guerre « absurdes». Telles que cette volonté de percer la matière à jour, objectivement. Comme si cela se pouvait sans subjectivité, sans les sujets conscients, sans l’acteur ou l’auteur de la pièce, ou dans un décor totalement amorphe. Comme si la vie était un décor.
En quelque sorte, en résumé, les hommes sont en train de perdre leur vie mais s’en rendent plus ou moins compte. Entre autres signes de la fin des temps est celui de la globalisation des échanges et des productions parcourant la terre dans un déploiement dément des mouvement des masses, dévorant les énergies, comme dans une combustion de la planète qui se consume.
Non seulement les hommes ne sont pas raisonnables, mais la raison est faussée. Le rêve, l’idéal, l’aspiration à la douceur sont battus en bêche par ces violences des appareils. Comme si dans le bruit infernal du monde nulle voix bonne ne pouvait plus percer et se faire entendre pour recomposer un monde gravement affecté. Voyez, cette voix, est cependant incluse en chacun d’entre nous, et elle nous parle.
Maintenant il faut savoir si nous en tenons compte ou non. Ou si nous persistons à n’entendre que ces résonances des enfers… et les suivre.
Dans ce cas, c’est notre Maître.

Ce monde qui se croit supérieurement intelligent et détenteur des sciences n’est qu’un masque des vérités qui nous touchent de près. Bien entendu nous sommes poussière mais de cette poussière ou de ces quantum qui composent notre corps il en ressort un être issu de quelque part et qui ne relève pas de cette poussière, ne serait-ce que le Je conscient, souffrant, aimant, voulant, éprouvant toutes choses. en quête de lui-même et de sa réalité. La notre en propre n’est pas dans les ordinateurs, ni dans ces véhicules, ni même dans nos corps qu’on sait éphémères et transformables.

C’est comme si nous étions au-delà de tout cela mais avions besoin de ce qui se passe ici pour nous révéler.

De toute façon, il ne suffit pas de dire pour modifier le cours de l’histoire. Mais sans le dire cela ne bouge guère non plus…

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