Nature des sites sévéso & Co & Joke

Nous avions tout, nous pourrions tout perdre, beauté, joie, bonheur, pour des motifs stupides. Alors que la nature nous montrait ses multiples faces, ses formes infinies à l’image du Mystère et de la lumière. Nous voilà prisonniers des sites et des montres de la chimie et du nucléaire, des constructions en boites empilées, où nous devons nous tenir à l’étroit et immobiles, frustrés, alcoolisés, sans amour, ni espoir.
Tombés bien bas, au nom de quoi ? De quelle victoire et de quelle gloire ?
Dans un renversement total, on arrive à nous monter que le bourreau est en fait la vraie victime, celui qui est à plaindre et à consoler. C’est la perversion à proprement dit.
Faut-il voir dans le mal la vengeance des puissances divines, à supposer qu’elles existent. Vengeance ayant deux formes, l’une le pardon, l’autre le châtiment. Celui à qui les dieux pardonnent est livré seul dans sa liberté qui le piège, et le contraint à des choix forcément douloureux, mais qui lui laissent une chance de s’en sortir selon ses propres efforts et peines. Alors que le châtié reçoit sa peine immédiatement pour prix des maux qu’il commet. Dans les deux cas les dieux ne prennent personne en otage indéfiniment. La vengeance n’est pas infinie. Mais nous pourrions ne rencontrer au bout que notre mort. Ce qui est une façon de nous laver de tous nos maux.
Mais il y a également la version positive, celle où nous ne perdons pas la vie. Où la terre est délivrée de l’absurdité, de la folie, de l’insensé existentiel, des guerres et des cohortes de morts sur ces champs de batailles qui plongent les guerriers et les non-guerriers dans un coma de la conscience, où nous pourrions vivre tranquillement et heureusement, désirant ces joies simples et du plaisir. Dans cette optique nous pourrions vraiment comprendre ce qui se cache derrière ce jeu des forces naturelles, et voir que nous y sommes inclus.

Tandis que nous sommes exclus de ce jeu, et cela fait notre malheur. Malgré cette impression de voir encore les cieux. Les cieux doivent se trouver en ce lieu si bas. Sinon, comprenez bien qu’il y aurait une scission entre les deux, ne pouvant se résoudre, produisant sans cesse du néfaste, même pour les meilleurs et les mieux intentionnés. En quelque sorte nous serions tous morts comme Jésus sur la croix.

Tous morts, il n’y a plus de résurrections possible. Celle-ci n’étant possible que grâce aux Vivants. Il est tout à fait pensable de savoir ce qu’est le vivant, et de vivre pleinement en fonction de ce que nous sommes, en adéquation avec notre conscience, notre être. Mais pas dans ces conditions de chute et d’effroi.

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