lieux communs

Pour pouvoir vivre vraiment, un minimum de courage s’impose. Rien nulle part ne se fait sans courage, affronter les éléments, les conditions, le temps, les fantômes, nos hantises. Qu’est-ce qui donne le courage de vivre, si ce n’est cette confiance qui se forme en connaissance des forces en présence, et nous autorise ensuite à prendre notre envol. La vie est effrayante, terrible dans ses déchaînements, ses tourbillons, son feu, sa puissance. Nous sommes comme sur un frêle esquif en pleine mer, ce qui pour nombre d’hommes n’est pas une métaphore. Le naufrage est toujours possible. La mer a englouti tant de marins, de même que les montagnes et les volcans, la terre qui tremble, les guerres et même la puissance de l’ennui qui nous fait succomber, temps vide qu’il faut savoir assumer. Vivre n’est pas de tout repos, mourir non plus. D’ailleurs vivre c’est une balance constante entre vivre et mourir, inspirer et expirer, pulsation d’un cœur dans le cœur des choses. Il n’y a que les têtes brûlées qui  pensent pouvoir se dispenser de guide pour cette navigation dans l’inconnu, ces escalades au sein des temps et des espaces vertigineux.

Rien n’est sûr. Tout se crée dans un ordre fragile. Pouvons-nous vivre en ignorant cela, ce qui nous précède et nous ouvre le Chemin ? Les hommes servent toujours les puissances maléfiques qui les séduisent et leur donnent l’assurance de leur survie, par ces paroles rusées qui envoûtent et caressent pour soumettre. Il y a toujours un serpent caché sous  la séduction.

Courage et chute sont liés. L’effroi tient à des blessures mal guéries. Vaincre cet effroi, vaincre ces froids. Par qui, comment ?

Si je dis que c’est une question de frère ? Mettons de Père et de Mère,  cela vous éclaire-t-il ?

 

 

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