le nœud comme un axe.

L’homme et la femme se nouent en ce lieu nommé sexe. Il ne peut y avoir qu’un sexe, qu’un seul nœud qui noue le mâle et la femelle, et les enchaîne. La libération, c’est à dire se délivrer du mauvais nœud qui aliène l’un à l’autre, admettons qu’elle soit d’abord à propos de la femme qui est soumise à l’homme. En principe, la libération de la femme doit entraîner celle de l’homme. De même celle de l’homme implique cette libération de la femme. Mais tout cela ne peut pas se passer en coupant le nœud qui les attache. Il faut un dénouement. Au nom de quoi, par qui ou par quoi cela pourrait se produire ? Ce n’est pas en confondant le mâle et la femelle, en intervertissant le signe féminin et le signe masculin. Nous sommes liés également à ces autres niveaux de notre être, le cœur et la tête, qui sont peut-être plus asexués que nos tripes. Malgré la détermination du sexe qui imprègne tout le corps et nos pensées. Il n’y a pas que cela qui fonde aussi le féminin et le masculin. Il y a les actes qui forgent en nous cette féminité ou masculinité. Et il y a les représentations, la force des images qui nous transforment. De là, de ce conditionnement mental ou affectif, il en résulte une fixation sur une identité mâle ou femelle, qui arrive à descendre dans nos corps. Et même à transformer les hommes en femelle et inversement.
S’il existe l’individu, c’est à dire une certaine unité en chacun, celle-ci contient sa part féminine et masculine. Nous ne sommes pas tout mâle ou tout femelle. Si nous l’étions entièrement nous ne pourrions strictement pas comprendre la part de l’autre, enfermés dans notre genre féminin ou masculin. Nous ne pourrions nous lier que dans la neutralité du désir sexuel, esclave de cette chose là, nous possédant. Avec ce que cela implique comme domination respective, les attributs respectifs de chacun des sexes, et de leurs pouvoirs. Dans un jeu de rôle qui est un jeu de dupe ou de brute. Tout cela n’étant guère élevé nous finissons mal, nous nous faisons très mal, si le bas règne, si les tripes gouvernent. Si ce sont ces bas instincts qui règnent, dans une sorte de bestialité, la réaction est telle que l’intelligence, le cérébral, le calcul va œuvrer pour endiguer tout ce mouvement. Cela ne peut être que très réactionnaire et violent, nous retombons dans un autre piège dénaturant.
Le tout ne tient que par équilibre instable.

Je parlais de signes, que nous ne pouvons confondre, de même que nous ne mélangeons pas en principe la gauche de la droite. Rien ne peut se faire si nous ne tenons pas compte de cela, de cette dualité, dichotomie inhérente à toute chose et être vivants, à toute orientation des signes, de leur rotation, autour de cet axe. Ascendance et Descendance.
Voyez ce que ça implique sur les générations.
Dans cette perturbation du monde il est difficile d’y voir clair, et de s’entendre. Nous passons à côté des signes, sommes stupides ou butées.

Pour quelle fin très corruptible et corrompue ? Comment se libérer si nous ignorons les fins ? Et si nous n’arrivons pas à nous y élever ?

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