La dispute à propos de rien.

On ne se dispute que parce qu’on ne voit rien, ou peut-être ne voit-on que sa propre mort, et moins celle des autres. Si nous voyions clair, si les choses se présentaient à nous sous une lumière nous n’aurions plus de discussions stériles, mais des échanges fructueux. Du simple fait que la lumière contient toutes les nuances de l’arc en ciel, et que nous ne pouvons recevoir ni comprendre la pure lumière blanche, la totalité d’un coup.
Face à elle nous sommes tous au même niveau, dans une même torpeur nous immobilisant, paralysés et impuissants, doutant de tout et doutant des vérités, ancrés dans la certitude de nos mots.

Si  l’argent régit ce monde, c’est mort. Si c’est la science, c’est également mort. Je veux dire, ces deux nous dominant.
Quand je dis science, je veux dire le pouvoir que confère le savoir de certains sur d’autres, de même que le pouvoir que donne l’argent sur ceux qui en sont dépourvus.
Situation de déséquilibres, l’ injustice de fait, jusqu’à ces points de ruptures et de malheurs qui ne manquent jamais d’arriver, empruntant toutes les formes du mal.
Ceci n’est pas « normal ». Les masses sont forcément lésées et à leur tour aspirent à léser, se venger et reprendre le pouvoir dont elles furent dépossédées.

Mais ces deux pouvoirs ne reposent que sur du sable. Et sur le non dit. Et sur la dispute dans le noir.

Si je vous disais que Dieu peut d’un coup faire éclater la terre comme on écrase une pomme, vous allez me dire que ce dieu là serait une belle saleté, parce qu’il ferait mieux de faire du bien et de ne pas nous laisser en proie à tous ces maux.

C’est ainsi. Dieu n’entre pas dans notre jeu pour ne peser ni pour ni contre ce qui se trame en nous. Que serions nous si le chemin était tracé d’avance ? Que nous soyons athée ou croyant nous sommes face à la même absence.

Jamais pour nous perdre, mais toujours pour la délivrance.
Comprenez, dans l’Être ou le Néant.
Seul Dieu est parfait dans son silence.
Sans doute ne tient-il pas à perdre ce qu’il Est, dans et par les hommes.

Si tu n’es pas perdu, comment pourrais-tu perdre ton dieu ou ton dieu te perdre ?

C’est identique à la formule : que suis-je sans moi ?
identité des hommes et des dieux, donc Dieu unique, unifié dans l’être.

Sacré dédale verbal
Où La lumière cause
parfois nous perd
parfois nous sauve.

Mais si nous sommes ceux qui pourraient faire éclater la terre comme une pomme, serions-nous aussi élevés que nous le prétendons ?

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