Incarnation du Verbe

Je songe à ce beau mythe de Marie, Vierge, Matrice pure, engendrant Le Fils, avec pour absence notable Joseph, le Père, Esprit distant, Invisible dans la suite des événements. C’est grosso modo le même topo ce que la phusis  (φύσις nature) présente, à quelques nuances près nous propose.

L’univers, la matrice révèle l’esprit du Père dans le Fils. la Mère sait tout, certes, met tout au monde, enfante, elle vit grâce à ce qu’elle enfante, qu’elle met hors d’elle, dans ce processus, cette expression d’elle même et de l’esprit, qui s’incarne.

C’est vraiment très drôle.  Des corps singuliers, distants et séparés semblent se mouvoir  en quête infinie d’eux-mêmes dans cette matrice. Se perdre, se retrouver, se haïr, s’aimer, lutter, grandir ou chuter, construire tout un corpus de sciences, de ruses, sans fin pour accroître en eux le sentiment profond de leur énigme à travers toutes sorte de langages.

Ce n’est pas grave. 

%d blogueurs aiment cette page :