Imperceptible signe

Je ne suis réveillé un matin en ayant tout oublié

seul sur le sol nu à perte d’horizon …

c’était un film une fiction ou comme un rêve

déjà raconté par d’autres sous d’autres formes

… Que pouvais-je faire d’autre que de cheminer

en quête de vie autre que la mienne.

Avais-je soif de multitudes ou de simplement savoir

ce qui se passe, quel est ce lieu, ce que j’y faisais.

Dans cet oubli je me souvins que nous pouvions aisément nous dépouiller de tout, mais pas de nous-mêmes, que nous avons cet impérieux besoin de vérité qui fut si bien exprimée par ces mots, Verbe, Chemin, Vie.

Des foules immenses cheminent sans imaginer le moindre du monde cette nudité première, tellement ils sont en proie à la faim de leurs corps, et ne savent plus combien ils sont plongés eux-mêmes dans l’oubli.

Fleuve noir sans mémoire des esprits enclos et assoiffés méconnaissant le signe, celui-ci si bien caché par l’art, discret, révélateur, et l’artiste lui-même n’en connaît pas l’inspirateur, il laisse parler en lui une voix venue d’ailleurs.

puis cela retombe dans l’indifférence, l’inaperçu.

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