fièvre muse

se lever un matin en écoutant du groove, des accordéons chauds, tango, pour prolonger la fièvre du samedi quand les gens dansent libres dans leurs corps, délivrés du poids de leurs désirs de chairs. Là où ne compte plus que le son soutenant le mouvement de leurs bras, des jambes allégées, le buste tourne comme la terre autour d’un axe imaginé. Nous avions tout oublié du bonheur simple de se mouvoir sans forcer, sans penser, hors des nœuds de la dialectique qui compliquent tout. Nous nous souvenons que le corps, la main qui dessine suit les courbes naturelles des montagnes, la barque épouse les vagues, il n’y a pas de naufrage, aspiration naturelle des cœurs sur le clavier de la beauté.

Qu’avons-nous d’autre à faire sur cette terre sinon chanter, rendre à la grâce le bonheur là et nous ici avec cette chance de suivre les tambours, les battements joyeux de l’eau qui coule sous nos veines et nous caresse.

Oublier une seconde combien tout est mauvais. Pour retrouver le bon, renverser le sinistre.

( Non je n’oublie pas les drames que vivent nombre de gens sous les bombes)

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