Écho logique

Nous nous trouvons dans un temps où tout se ferme, brûle et meurt, un temps horrible par lequel nous risquons notre vie, sans savoir où nous allons, en ne pouvant plus rien, face à la puissance destructrice des robots, de la machine folle, implacable. Celui qui prétend régner sur quelque chose n’est qu’imposteur. Le nœud est général. Le déséquilibre totalement imprévisible. Soit nous passons, soit tout casse.

Qu’est-ce qui doit passer ? Ou plutôt, qui doit passer ? Rien des formes du passé, des formules, des paroles, ni même des idées, ou des idéologies, des croyances, et des institutions qui se croient éternelles, tout cela est mort et révolu, il ne peut rester qu’une vision incertaine d’un futur à concevoir et mettre en œuvre, sur une base neuve. Sur une rénovation de la nature, dans le sens où la nature est à tous ses niveaux la seule chose à notre portée qui reste vivante. La nature seule nous fait croître et progresser, harmoniser tous nos désordres intérieurs. Dans ce sens nous sommes de la nature, mais nous l’avons perdue. Elle ne nous parle plus qu’à travers les fléaux qui s’installent parce que nous avons engendré tous les désordres possibles et inimaginables avec nos volontés égarées absurdes butées dans toutes nos images. Même les mots ne parlent plus. Ils ont perdu leur pouvoir évocateur. Dans cet ordre d’idée, nous n’entendons plus la voix intérieure divine en toute chose, nous n’entendons plus que nos frayeurs, nos doutes, nos calculs et des monceaux de chiffres qui nous égarent davantage. Nous avons perdu le sens de la terre et courons le chercher en tous sens, dans une pléthore d’objets et de créatures qui épuisent les milieux. C’est peu de dire que tout cela ne peut que mal finir si nous n’inversons pas la machine, à commencer par la notre. Personne ne peut nous l’imposer que nous-mêmes. Nous ne pouvons rien imposer aux autres. Et encore moins de croire comme ceci ou comme cela.
Seul un ange, ou un être en tenant lieu au milieu des hommes peut nous envoyer des images, en notre intériorité, en notre esprit, nous soutenant dans notre existence et nous illuminant. Écho lointain d’un règne hors de ce monde. Qui attend qu’ici tout renaisse. Que tout ressuscite. Que notre esprit mort fasse revivre sa flamme. Il n’y aura plus que le démon qui tombera en cendres, poussière insignifiante.
Imaginons le meilleur, voyons ce qui est bon.

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