du mort et du vivant

Savoir vivre, savoir ce qui est lieu vivant et lieu mort si la mort a lieu. Comme si un atome tenait seul en suspension dans rien et n’échangeait pas avec les autres éléments. Bon, le vivant des atomes ne nous touche pas en premier chef, il est si loin de nous. Par contre, dès que nous aimons, nous nous aimons, et nous sentons vivre alors que dans ces enclos nous nous sentons mourir. Il y a en nous-mêmes une part qui reste cependant toujours enclose et retenue, malgré tout ce que nous pourrions dire et faire et déployer comme énergie dans le sens du vivant. Heureusement, cela s’estompe, on fait reculer la mort au fur et à mesure qu’on s’y approche. Elle recule mais nous touche plus profondément, sans doute parce qu’en s’évaporant nous retournons dans les lieux où elle n’a point d’existence ?

Comme tout est étrange… Voyez l’homme, la femme, le creuset des désirs, des passions, des tourments où nos corps et nos cœurs sont retenus, des rejets et des impuissances, comme si tout s’y tramait. Ce qui est loin d’être faux, si l’on songe que c’est par là que nous sommes venus, et que dans cet accouplement nombres d’images naissent, nous font connaître, souffrir, être heureux ou malheureux. Bref, vivants.

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