Deux réponses à

1 Au billet de Lordon : « Détruire le capitalisme avant qu’il ne nous détruise (à propos de Lubrizol) »

Certes, mais comment puisqu’il s’agit d’une mystique ? Déjà, Zweig écrivait vers 1914 que le capitalisme une fois détruit verrait d’autres formes de violences s’exprimer. Comme si le problème était sans cesse reporté selon les systèmes mis en place. Difficile de dire qu’il s’agit du système sans poser la question de notre humanité, de sa morale au sens non pas de moralisation tombée d’on ne sait où, mais bien de cette lecture que nous nous faisons de notre conscience et de celle du commun. Les événements nous indiquent des choses essentielles, un basculement qui s’opère, avec cette impossibilité de présumer si cela sera vers une libération ou une prison globale. L’homme et la terre sont liés, mais peu liés sont la terre et sa dimension spirituelle, à la fois incluse et hors de celle-ci, sauf sous toutes ces formes idolâtres, superstitieuses, fanatiques ou lénifiantes, qui envoûtent les peuples. Tout y passe, des sports de masse aux stars et mondialisation des réseaux, énergétiques ou d’informations, laissant les milliards que nous sommes dans un désarroi effrayant. Que reste-t-il alors que ce repli dans des visions chimériques où chacun s’engouffre comme dans la bouche de Moloch ? Bref, il s’agit bien de l’homme comme question première, du moins savoir ce que nous sommes, ce que nous avons à faire ici, à vivre surtout. Évident que le capital donne plus à mourir qu’à vivre. Il porte au sacrifice, tout le monde sacrifiant pour lui, comme un pacte avec le démon en échange de quoi, il nous oblige.et dispense ses « biens ».

2 à celui de Nicolino : Alerte planétaire aux SDHI (tous aux tranchées)

L’industrie de la mort rapporte beaucoup à peu de gens, celle de la vie rapporte peu à de nombreuses personnes.
Ils sont enfermés dans leur logique, qui n’est pas spécialement lucide, et dont on peut facilement démontrer qu’elle est faillible.
Si la nature s’adapte sans cesse à leurs poisons, a fortiori elle s’adapte à ceux de la nature, pour peu que nous ne la dégradions pas dans son ensemble.Comme un jardinier, un gardien de la terre.

Au lieu de voir un seul qui maltraite tout, nous serions beaucoup à prendre soin de la terre. Mais là, c’est un complet changement de modèle, qui n’est pas trop bien vu, puisqu’il ne propose pas d’accumuler des richesses, donc de la puissance de frappe…

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