des lustres

On ne saisit le Bien qu’après coup. C’est forcément long. On ne saisira jamais un bien en faisant mal, en distribuant des coups, on ne fait qu’aggraver ou s’enfoncer dans sa propre malédiction. N’empêche que nous passons par ces maux, que nous en soyons victimes ou coupables, le bien n’est jamais donné d’emblée, ne résulte pas exclusivement de cette opposition et constat du mal visible chez les autres. On a toujours notre part qui nous aveugle, voilant le Bien. Sans parler des mots et des jugements inappropriés qui noircissent le tableau sans poser de réponse, ou très approximative et très fausse. Parfois, nous pouvons en lire quelques bonnes, selon leur beauté, leur style, toute cette musicalité qui s’en échappe. Ce qui demeure incompréhensible, c’est cette persistance à se faire souffrir, et faire souffrir les autres du même coup.

Aurions-nous perdu cette capacité à vivre dans la douceur naturelle et sa lumière, comme celle de notre mère, de même que nous aurions rompu avec l’esprit de notre père ? Tout ceci dans un déchirement douloureux qui nous fait rejeter les hommes et leurs méfaits. Mais voyez, ceci est l’épreuve de toute existence, plongée dans une boue et qui tente de se relever. On rompt avec la boue et on peut dans ces conditions se perdre, prisonnier de sa révolte. On se fracasse la tête contre des murs. Au lieu de penser qu’il y a un Bien, et de le vivre. Ce bien ne passe pas par la complication verbale, ni par leur réduction.

Peut-être par de l’eau ? qu’on dit lustrale.

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