Dernière bulle

Que de bruits et de mots pour ne rien dire.

Ah au moins, quand il y a de la beauté ou du style, de l’élégance et de la tenue, des sourires, et que nous nous regardons sans l’ombre d’un doute ou d’une suspicion. C’est comme si nous étions dans le même bain tranquille, au lieu de se sentir pris dans la désolation, et l’amertume, tremblant de froid.

Tout ça pour des os que les hommes se disputent, des lambeaux de tissu, des vanités effroyables, parcourant les réseaux comme des trames de mensonges, cousus de fils qui ne voient même pas leur imposture, et aggravent les malheurs du monde sous des costumes gris et empesés d’autorités fausses.

Chacun pour soi est la loi, quand le donnant-donnant n’a plus aucun sens.

Tout est vol. Vol des corps, des biens, toute est convoitise et méfiance, soupçon légitime à cause des masques posés sur l’amour. Du vivant il ne reste rien que des tentatives d’oubli pour tous ces jours que nous avions à mourir sans fin jusqu’au dernier parti en incinération.

L’argent, le don, le talent
quelle arnaque
créateur de bulles qui éclatent
dans ce monde dément.

Elle et lui
deux filaments de soie
se penchent l’un vers l’autre
et leurs regards qui se croisent
sont l’épée qui traverse la nuit

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