Ce monde mauvais

Ce monde est passablement écœurant. Comme si nous n’avions rien à y faire. Pourtant nous n’avions pas manqué de nous démener pour agir en tous sens, nous consacrer à toutes sortes d’activités créatrices, mais dont le monde s’en moque ou ne considère que ces basses questions d’abondances matérielles littéralement nuisibles et qu’on propulse comme étant le summum des possibilités, envoyer des fusées pour visiter quelques cailloux paumés dans des systèmes extérieurs, alors que cela achève de brûler la terre. Projet comme des feux de paille qui sont imposés aux populations afin qu’ils se tiennent médusés et subjugués par la puissance des artificiers. Comme ces masses d’armements plus facile en fin de compte que la moindre manifestation d’amour, ou la bonté. Derrière tout cela se cache le mauvais. Ces ombres sournoises et promptes à écraser, ces tréfonds pitoyables que chaque homme peine à résorber et pire, entretient comme nourriture secrète. ces espèces de larves et de démons comme des entités qui donnent à ceux qui les entretiennent le sentiment de leur puissance, alors que ce n’est que possession, au sens d’êtres possédés.

Les effets délétères en sont visibles. Tout le monde y est pris. Nous sommes comme ces animaux sauvages  coincés dans des impasses, dans ces systèmes mis en place et que plus personne ne peut vraiment modifier sous peine d’un effondrement.

Il faudrait pourtant revenir à une vie plus simple et naturelle, vivre au rythme de la terre pour pouvoir s’élever, exactement comme un corps malade peut recouvrer la santé en éliminant les poisons. Mais le monde s’est habitué à ses drogues et faux besoins, sachant que cela ne nous conduit qu’à la mort. À part quelques contemplatifs considérés comme des doux rêveurs et des inutiles, le monde s’engouffre dans la consommation de ces objets qu’il leur faut produire pour les acquérir et personne ou presque ne voit que cela ne profite qu’à un pincée de parasites.

les hommes vivent sur terre comme un moment de distraction. Ils ont tout oublié. Et qu’on ne parle pas du devoir de mémoire. Si nous ne savons de quoi nous devrions nous souvenir puisque cela ne se situe pas à proprement dit sur terre mais dans le mystère, bien présent. Le mystère est la source de toutes les créations, comme des aspirations et des hantises, mais qui ne peut manquer sa cible.

Tandis que les rois et leurs ministres sont comme des Ubus stupides, tyrans et satrapes. Gras, pourvus de tout, satisfaits et gavés, beaux parleurs, mais creux. Bien entendu ils ont un rôle, ils occupent les premiers rangs, mais sont les derniers.

Lassant de répéter ces choses là. Si cela sert à réveiller les gens humbles qui furent depuis toujours victimes, hélas consentantes…

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