Appariés ? un peu hors sol

Tu es sur terre sans savoir pourquoi, ni ce que tu es. Simple grain de poussière dans ces espaces infinis, insignifiante chose, nulle dans les temps. Souffrant de mille maux, proie de toutes les maladies, sujet aux angoisses face au puits sans fond des objets de l’univers, qui te renvoient à ton néant. C’est bien. Te voilà dépouillé à l’extrême. Corps nu dans une maison vide. Il n’y a rien. Tu t’agites en tous sens sans prendre le temps de te pencher sur ces profondeurs du passé, et des dimensions qui t’écrasent de leurs poids. Tu cherches un abri minimal pour te protéger des vents, des froids et des pluies, du soleil aveuglant. Là, tu te sens un peu moins seul et égaré. Tu poses ton corps, et tu oublies. Tu peux donc te poser des questions et faire l’examen de tout ce qui est, et dont tu proviens. Tu imagines ceci alors tu le dessines. C’est comme un miroir. Corps insignifiant séparé de l’immense Corps. Immense océan et gigantesque montagne sous tes yeux. Forêt profonde grouillant de vies. Cités terrifiantes dans un bal démentiel. Tu te sens seul livré à la mécanique implacable des systèmes, cloué sur ton galetas et très malade.

Tout tombe en poussière sans toi. Si tu ne sais ni tiens ce Lui qui est Toi. Ce lui ou elle. Rapport à la puissance de l’attraction, de l’amour et de la fusion qui s’opère entre toi et l’univers. Rapport harmonique, tu vibres avec les sphères. Tout ce qui est extérieur se trouve en ton intérieur, dans une relation homothétique. Extatique. Santé du corps et de l’Esprit allant de pair. Appariés.

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