À propos de Logos

La médecine est un art, une science divine. Il n’y a pas de molécules miracle, même si parfois des miracles susceptibles de se produire défient la logique. La santé tient en quelques mots, harmonie, énergie, repos, mouvement. La santé est question de Sens, également. De sens de notre existence, de ce que nous allons faire de celle-ci. De ce que nous en avons fait. De ce que nous n’avons pas fait. Il n’y a pas de médecine sans le sujet, sans sa volonté, selon son orient. Nous sommes sans trop savoir de quoi il s’agit, de quel sujet. Où nous pourrions nous rendre et où nous devrions nous rendre. Je redis « dieu » . Si tu sais « dieu » , tu sais tout par ce que dieu te dis. Il te dit tout ce que tu dois ou peux savoir, en fonction de ton moment d’évolution, il ne te trompe pas, il t’éclaire.
Mais pour que ce moment arrive il faut un peu de foi, un minimum de feu. Là, ce feu, ne peut provenir que de tes seules ressources, de ta seule énergie. Tu es comme la bûche qu’on jette dans le feu qu’un agent embrase. La santé se tient au milieu. En équilibre. Juste.

Il ne faut pas se faire trop d’illusions le monde est très déséquilibré, injuste, sombre, maladif. La nature, non, elle est juste et égale, mais si elle ne vit peut-être que pour elle, elle poursuit son existence, et surtout se maintient. Elle ne cherche pas au-delà. Parce qu’il est là pour elle. Il n’est pas là pour nous si nous ne savons pas comment faire pour qu’il le soit. Si nous restons enfermés dans nos postures de mauvaise foi, agrippés à nos mots, nous croyant détenteurs du Logos. Quelle grippe…

Nous sommes malades aussi par tout ce que nos corps ingèrent. Ce qui n’arrange rien. Surtout si on songe aux éléments nocifs, aux rayons ionisants. Évidemment si nous nous tenons à l’échelle des Quanta, si nous nous pensons Quanta, fusionnés par le bas à toute chose, rien en ce lieu ne peut nous affecter. Puisque toutes les choses y sont strictement les mêmes. Mais nous restons en Bas. À la limite nous n’existons pas, rien n’existe que cette impermanence de toute chose. Mais ici, obstiné, je me demande à quoi sert-on ici ? qu’y fait-on si c’est pour se retrouver gros Jean comme avant ? Il n’y aurait rien à perdre ni rien à trouver, la santé comme la maladie ne seraient que des mauvais ou bons passages pour nulle part.

Non, la santé est signe d’un passage, la maladie signe d’un blocage. Grosso modo …

Reprenons. Si tout relève de la foi, autant que de la raison, la foi n’a pas raison de tout si elle n’a pas raison et vice versa. Ce n’est pas le monde qui décide de la foi ni de la raison. Cela relève d’un autre niveau, cela relève de chacun d’entre nous. Sauf exceptions, et ces exceptions sont par définitions exceptionnelles, dans le bien ou le mal.
Il suffit de peu pour s’ouvrir au Bien. Mais sans ce peu, rien n’est possible. Pourquoi des hommes alors se butent et restent enfermés sur leurs positions, cela ne vient pas des circonstances, du hasard, cela ne dépend que de soi, de sa volonté. Il y a toujours des indicateurs, que nous refusons ou acceptons. Le refus ou l’acceptation ne tiennent qu’à nous. Et à un peu d’intelligence aussi. L’harmonie universelle n’est pas chose insensée. Le nihilisme et la souffrance sont des folies en quelque sorte, le mal absolu n’existe pas, ne peut exister, il ne serait qu’auto destructeur. En ce sens nous n’avons plus de choix. Il n’y a que le Bien qui nous donne le choix, dans cet ensemble de biens et de maux. Dans la masse des biens et des maux nous pouvons toujours choisir de faire bien ce qui a pour résultat d’améliorer les choses et situations mauvaises.

Et puis, il faut songer au fait que nous ne sommes pas seuls dans l’univers. Que celui-ci montre tous les signes du prodige. Et que ceux-ci ne sont pas encore de notre fait, nous ne maîtrisons pas la création.
Je découvre chaque jour de plus en plus d’œuvres majestueuses, élevées, en nombre, partout, faites de la main des hommes, des moins bonnes également, mais non dénuées d’intérêts, tout cela nous remettant à notre place et nous enseignant quelques leçons d’humilité. C’est l’ensemble qui est grandiose, c’est le maître d’œuvre qui est grand, dans son Logos, tandis que le notre est modeste, quelque soit la place que nous occupons dans le monde, quelque soit notre « génie ».

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