Évolution / Involution

Il importe que nous évoluions. Mais si nous ignorons vers quoi évoluer, et pourquoi, que pourrions-nous espérer de bon ? Cette évolution ne peut-être que spirituelle, ce ne sont pas nos corps qui vont s’améliorer ou grandir, ou accroître leurs performances, les corps n’ont vocation qu’à se maintenir en vie, ce qui est suffisant. Ce qui nous affecte nous servant de leçon. De même que nos amours.
Nous ne sommes pas si évolués que nous pourrions le croire en fonction du spectacle qui s’offre sous nos yeux et donne cette impression de grandeur, par ces œuvres qui se présentent. Il demeure une somme de drames dont nous ne tirons pas les enseignements, avec ce que l’on connaît comme effets négatifs, comme si nous n’étions qu’un cancer de la terre, que nous détruisons et nous dans le même temps.
Le féminisme semble n’avoir rien à voir avec la question de l’évolution, ou du progrès de l’humanité. Et pourtant ça correspond.
Je me demandais en quoi ce féminisme est juste et en quoi il n’est pas juste. Faut-il que la femme se libère de l’homme ou faut-il qu’elle se libère de ses esclavages ? Simultanément faut-il que l’homme se libère aussi des siens, de ses chaînes ?
L’homme ne me semble pas devoir devenir femme pour évoluer. Tandis que la femme peut devenir homme, sans se départir de sa féminité. Si l’homme devient femme il perd sa masculinité. Disons qu’il l’enterre. Pour que l’homme évolue il doit exhumer sa féminité. Pour que la femme évolue que doit-elle faire ? Ici je pose que la femme aussi a besoin d’évoluer, si elle veut faire évoluer son homme.
Dans ces conditions, il est possible que l’homme et la femme se comprennent et se reconnaissent, ce qui serait un facteur favorable à leur union, un enrichissement de l’un et de l’autre. Inversement, dans le cas d’une séparation des deux sexes, nous aurons beaucoup perdu du sens et de l’intelligence du sens. Ce serait une terrible régression, une involution dans la boue matérialiste, machiniste, techniciste, nous serions prisonniers des monstres créés.
Remarquez que c’est un peu ce qui se produit dans ce temps des systèmes. Parce que dans l’amour et la liberté il n’y a pas de système, il n’y a que des acteurs libres et conscients.
On se réveille, c’est à dire on se souvient. À la fois de nos corps et de nos esprits. Ceci est certes un peu schématique, et binaire, parce que du ternaire, il est plus délicat d’en parler.

Tout ceci n’est peut-être pas très important, il y aurait selon certains des problèmes autrement plus lourds qui demandent à être résolus, et dont nul ne voit pour l’heure le moindre début de réponse.

Murs mûrs

Parfois, il conviendrait de remettre les pendules à l’heure, mais encore faudrait-il avoir l’heure. Savoir de quoi on parle. Ça part en tous sens, ou en vrille. Noir contre blanc, masques contre masques. Quel déchaînement, quelle lutte entre tous les mouvements qui se croient tous aussi légitimes les uns que les autres. Et nous obligent à prendre part au conflit. Impossible d’être neutre, ou de se laver les mains de tous ces morts et malheurs qui nous séparent les uns des autres. Même les sexes n’y échappent pas.
Ceci n’est pas rigoureusement vrai partout, dès lors qu’on vit dans un ensemble humain ouvert, et où les échanges et le dialogue ont lieu. Mais globalement c’est plutôt tendu et fermé.
Qu’est-ce qui est noir sinon l’âme des hommes plongée dans le noir ? Qu’est-ce qui est blanc si ce n’est l’innocence, ou une certaine candeur désarmée ? Bombes humaines face aux monstruosités des bombes atomiques. Puissances contre populations. Ordres contre aspirations à vivre simplement. Tout cela est assez schématique et sûrement réducteur. Ce qui nous échappe et passe inaperçu, ces choses invisibles, ces mots et insinuations, ces intentions jamais explicitement avouées, de même l’ignorance et la bêtise, le manque d’amour, les embrouilles verbales qui aggravent les situations, le cloisonnement des gens derrière des machines et des écrans, tout cela est facteur négatif peu propice à une sortie de crise, pire, cela nous fait sombrer encore plus. Nous butons sur un mur. Partout.
Bien malin celui qui dans ce contexte sait comment on va en sortir. Quelle politique adopter, quel programme, quelles mesures, surtout quand on constate les mensonges et les injustices, les violences et les désordres, de haut en bas et de bas en haut ?
Nous passons à côté.
Ce qui sépare le yin du yang est aussi Celui qui sait les assembler. Nous passerions à côté sans savoir ? Il est certain que si nous ne sommes pas dans la joie, c’est raté. Et très dommageable pour le monde.
Parce que si la peur est contagieuse, la joie est communicative, elle se répand. Dire qu’elle nous soigne n’est pas excessif. Le corps et l’esprit ayant chacun leur part.

Il est à peu près certain qu’on nous cache quelque chose.

À propos de Logos

La médecine est un art, une science divine. Il n’y a pas de molécules miracle, même si parfois des miracles susceptibles de se produire défient la logique. La santé tient en quelques mots, harmonie, énergie, repos, mouvement. La santé est question de Sens, également. De sens de notre existence, de ce que nous allons faire de celle-ci. De ce que nous en avons fait. De ce que nous n’avons pas fait. Il n’y a pas de médecine sans le sujet, sans sa volonté, selon son orient. Nous sommes sans trop savoir de quoi il s’agit, de quel sujet. Où nous pourrions nous rendre et où nous devrions nous rendre. Je redis « dieu » . Si tu sais « dieu » , tu sais tout par ce que dieu te dis. Il te dit tout ce que tu dois ou peux savoir, en fonction de ton moment d’évolution, il ne te trompe pas, il t’éclaire.
Mais pour que ce moment arrive il faut un peu de foi, un minimum de feu. Là, ce feu, ne peut provenir que de tes seules ressources, de ta seule énergie. Tu es comme la bûche qu’on jette dans le feu qu’un agent embrase. La santé se tient au milieu. En équilibre. Juste.

Il ne faut pas se faire trop d’illusions le monde est très déséquilibré, injuste, sombre, maladif. La nature, non, elle est juste et égale, mais si elle ne vit peut-être que pour elle, elle poursuit son existence, et surtout se maintient. Elle ne cherche pas au-delà. Parce qu’il est là pour elle. Il n’est pas là pour nous si nous ne savons pas comment faire pour qu’il le soit. Si nous restons enfermés dans nos postures de mauvaise foi, agrippés à nos mots, nous croyant détenteurs du Logos. Quelle grippe…

Nous sommes malades aussi par tout ce que nos corps ingèrent. Ce qui n’arrange rien. Surtout si on songe aux éléments nocifs, aux rayons ionisants. Évidemment si nous nous tenons à l’échelle des Quanta, si nous nous pensons Quanta, fusionnés par le bas à toute chose, rien en ce lieu ne peut nous affecter. Puisque toutes les choses y sont strictement les mêmes. Mais nous restons en Bas. À la limite nous n’existons pas, rien n’existe que cette impermanence de toute chose. Mais ici, obstiné, je me demande à quoi sert-on ici ? qu’y fait-on si c’est pour se retrouver gros Jean comme avant ? Il n’y aurait rien à perdre ni rien à trouver, la santé comme la maladie ne seraient que des mauvais ou bons passages pour nulle part.

Non, la santé est signe d’un passage, la maladie signe d’un blocage. Grosso modo …

Reprenons. Si tout relève de la foi, autant que de la raison, la foi n’a pas raison de tout si elle n’a pas raison et vice versa. Ce n’est pas le monde qui décide de la foi ni de la raison. Cela relève d’un autre niveau, cela relève de chacun d’entre nous. Sauf exceptions, et ces exceptions sont par définitions exceptionnelles, dans le bien ou le mal.
Il suffit de peu pour s’ouvrir au Bien. Mais sans ce peu, rien n’est possible. Pourquoi des hommes alors se butent et restent enfermés sur leurs positions, cela ne vient pas des circonstances, du hasard, cela ne dépend que de soi, de sa volonté. Il y a toujours des indicateurs, que nous refusons ou acceptons. Le refus ou l’acceptation ne tiennent qu’à nous. Et à un peu d’intelligence aussi. L’harmonie universelle n’est pas chose insensée. Le nihilisme et la souffrance sont des folies en quelque sorte, le mal absolu n’existe pas, ne peut exister, il ne serait qu’auto destructeur. En ce sens nous n’avons plus de choix. Il n’y a que le Bien qui nous donne le choix, dans cet ensemble de biens et de maux. Dans la masse des biens et des maux nous pouvons toujours choisir de faire bien ce qui a pour résultat d’améliorer les choses et situations mauvaises.

Et puis, il faut songer au fait que nous ne sommes pas seuls dans l’univers. Que celui-ci montre tous les signes du prodige. Et que ceux-ci ne sont pas encore de notre fait, nous ne maîtrisons pas la création.
Je découvre chaque jour de plus en plus d’œuvres majestueuses, élevées, en nombre, partout, faites de la main des hommes, des moins bonnes également, mais non dénuées d’intérêts, tout cela nous remettant à notre place et nous enseignant quelques leçons d’humilité. C’est l’ensemble qui est grandiose, c’est le maître d’œuvre qui est grand, dans son Logos, tandis que le notre est modeste, quelque soit la place que nous occupons dans le monde, quelque soit notre « génie ».

La pensée en miettes

Savoir dans quel temps nous nous trouvons, c’est à dire ce qu’il signifie dans l’ensemble des temps et des actes, ce qui relève du vrai ou du faux, du bon ou du mauvais, du beau ou du laid, c’est avoir l’heure, intuitivement. Prenez les arts, cet ensemble des œuvres qui recouvrent l’histoire. Par les œuvres, nous saisissons les pensées, les idées ou les concepts, les croyances. Il y eût des messagers n’ayant pas laissé de traces écrites, mais ils ont façonné les hommes. Certains ont voulu s’emparer des vérités laissées en suspens, jamais définitives, toujours ouvertes sur tous les possibles. Ceux où nous nous perdons comme ceux où nous nous sauvons, rien n’étant obligé. Nous sommes face à nous mêmes, face à nos choix. Il n’y a pas de mot plus vrai qu’un autre. Il n’y a que des volontés, bonnes ou mauvaises, d’où découlent nos actes. La volonté provient de la foi que nous cultivons dans un sens ou dans un autre sens. Servant les empires ou servant l’âme humaine. Les empires étant eux aussi tenus de servir les âmes a minima pour asseoir leur pouvoir. Disons, servir les hommes au lieu des âmes. Ils asservissent plus qu’ils ne servent. Ces dominants empruntent toutes les formes. Guerriers, Évêques, Docteurs, Juges, Rois. Ils sont liés les uns aux autres dans une sorte de contrat tacite et muet, des serments connus de tous, qu’ils ne peuvent trahir sans se perdre au sein de l’élite. Les peuples n’ont qu’à obéir à leurs directives, et s’ils se révoltent doivent payer le prix des modifications de cet ordre général établi institué, d’autant plus que cet ordre qui se pense en droit tout à fait légitime s’est fondé en premier lieu sur la prise en main intellectuelle, langagière, discursive des messagers, messies, ou prophètes leur conférant toute autorité, les autorisant à régner dans le monde.
Mais ce que les pouvoirs ignorent, c’est que les messages sont totalement dévoyés dans l’esprit, tels une trahison transmise, blanchie avec le temps, lavée de tout soupçon. On peut imaginer que si d’aventure un messie ou un prophète revenait, il serait mal accueilli, rejeté comme faux, tellement ceux qui font référence aux prédécesseurs sont certains de détenir la vérité. Les œuvres témoignant en leur faveur dans cette transmission des arts, des savoirs et des forces.
Il y a une constante en art, on ne peut modifier un détail sans devoir modifier la totalité de l’ouvrage, sa cohérence ou son harmonie. Comme en musique la moindre dissonance accidentelle est perçue comme fausse note, même si elle ne l’est pas au niveau de l’absolu. On en fait même désormais des symphonies entières dissonantes. De même en peinture.
Cela signifie qu’au fond règne un ordre absolu même dans le désordre. Je m’interroge. Où allons nous nous retrouver, dans le fond ou dans un sommet, peut-on considérer que base et sommet sont du même ordre ? Ou dire qu’un tableau blanc, un monochrome est plus riche de vérité ou de beauté, d’émotions, témoins des hommes plus profondément que le reste ?
Dans tout ceci, j’y vois la lente dégringolade vers le fond et qui nous rend littéralement exsangues. En assassinant la terre et les formes naturelles qui y vivent. Comme si nous n’étions capable que de nous suicider pour trouver notre royaume.
Deux mouvements contraires donc pour l’esprit humain, exclusivement de notre humanité : évolution ou involution. Les deux étant porteur de sens. La descente aux enfers signifiant qu’il y a des âmes aux enfers. Des âmes enfermées qui se sont rendues folles. Ne pouvant être délivrées que par « quelqu’un » venant de très haut.
D’où le délicat exercice des pouvoirs. Puisque ce sont d’abord et avant tout des pouvoirs liés aux mots, qui nous élèvent ou aggravent notre chute.
On ne peut faire aucun pronostique. Diagnostique non plus. Le futur est à faire, comme à la roulette ? Ou en vertu de quoi ?
Le passé, partout s’effrite comme des ruines Romaines ou Grecques. Même les Socrate sont en poussière dans les penseurs.

Pourquoi

La liberté est factice, mensongère, c’est un leurre. Nous passons à côté de la question. Nous aggravons tous les maux aux lieu de les dénouer. Il conviendrait de savoir exactement Ce qui doit être libre, ou délivré de ces maux. Ce qui également les produit et nous enferme. Il n’y a que deux options, ouvert ou fermé. Délivré ou enfermé. Et deux états d’être en correspondance : Angoisse ou extase. Effroi ou joie.
Rien ou presque dans ce monde ne donne la possibilité de se délivrer, tout est fait pour que nous nous enfoncions encore plus profondément dans la boue ou l’horreur, comme si c’était un piège qui nous était tendu. Et tout ce qui pourrait nous sauver est tenu à distance, occulté. Réservé à une poignée de gens qui s’en croient détenteurs, ne se privant pas de profiter de ces instruments de torture, d’esclavage et de soumission qui tiennent le monde sous leurs mains, pendant qu’ils jouissent des lumières venues des sphères angéliques. La terre est prise en otage par des démons qui se croient des anges. Cela depuis des millénaires dans une élaboration de plus en plus perfectionnée des systèmes. Que sont ces systèmes sinon des outils de pénétration d’un esprit dans un autre, dans le but de posséder, non seulement des biens d’argent et de puissance, mais de posséder la volonté et la pensée de l’autre, son corps même, son âme, selon le principe de la vengeance déguisée en pardon.
Parce qu’il y a de la faute dans le monde. Et une haine sourde passant inaperçue, soulevant dans le monde des révoltes et des conflits sans fin, des cohortes de misères et d’abandon, des pauvres sur le bord des routes, des peurs nous tenant.
Le meilleur n’est pas rendu aux hommes. Ils en sont privés. De ce fait là, ils ne font que perdre tout et sans s’en rendre compte sont en rupture. Avec eux -mêmes et avec les autres et la terre, puis la totalité. Il en perdent l’Esprit. Comme on dit, il a perdu l’esprit. Ou il n’a pas tous ses esprits.
Songez à ce fait banal de la perte de la transmission des savoirs, qui font par exemple que nous ne savons plus rien des motifs et des raisons qui ont procédé à la mise en place des dolmens et des menhirs, que nous ignorons ce que faisaient les gens des cavernes avec leurs arts, au demeurant sublimes graphiquement, et pourquoi.
Nous sommes dans un temps où les emmêlements verbaux sont les plus forts. Comprenez. Lisez tous ces ouvrages de philosophie, et essayez donc de les expliquer à un enfant. Afin qu’il puisse se construire une raison chargée de bon sens, de piété ou de foi. Dans cette sorte de nihilisme ambiant ou d’existentialisme dénué de cause et de finalité, il ne pourra que chercher à côté et se heurter à tous les murs. Déjà les adultes ne comprennent rien malgré cette science langagière, et ces équations, ces pouvoirs, destructeurs répétitifs.
Quand nous étions dans nos grottes, nous avions tout notre temps pour dessiner, et de ces images nous pouvions nous représenter dans les dessins des desseins intelligents. À condition qu’ils fussent beaux, empreints de grâce, porteur de souffles, inspirés. Esprit humain dans sa profondeur.
Le paradis ne peut se faire en enfer. Pour qu’il n’y ait plus d’enfer il faut que s’ouvre le paradis, sinon celui-ci est enfer pour nous.
Qui donc sait cela ?
Qui ne le sait pas ?

des lustres

On ne saisit le Bien qu’après coup. C’est forcément long. On ne saisira jamais un bien en faisant mal, en distribuant des coups, on ne fait qu’aggraver ou s’enfoncer dans sa propre malédiction. N’empêche que nous passons par ces maux, que nous en soyons victimes ou coupables, le bien n’est jamais donné d’emblée, ne résulte pas exclusivement de cette opposition et constat du mal visible chez les autres. On a toujours notre part qui nous aveugle, voilant le Bien. Sans parler des mots et des jugements inappropriés qui noircissent le tableau sans poser de réponse, ou très approximative et très fausse. Parfois, nous pouvons en lire quelques bonnes, selon leur beauté, leur style, toute cette musicalité qui s’en échappe. Ce qui demeure incompréhensible, c’est cette persistance à se faire souffrir, et faire souffrir les autres du même coup.

Aurions-nous perdu cette capacité à vivre dans la douceur naturelle et sa lumière, comme celle de notre mère, de même que nous aurions rompu avec l’esprit de notre père ? Tout ceci dans un déchirement douloureux qui nous fait rejeter les hommes et leurs méfaits. Mais voyez, ceci est l’épreuve de toute existence, plongée dans une boue et qui tente de se relever. On rompt avec la boue et on peut dans ces conditions se perdre, prisonnier de sa révolte. On se fracasse la tête contre des murs. Au lieu de penser qu’il y a un Bien, et de le vivre. Ce bien ne passe pas par la complication verbale, ni par leur réduction.

Peut-être par de l’eau ? qu’on dit lustrale.

eau pure de la source

Pourquoi voulez-vous savoir ? Comment savoir ce qui se passe dans l’autre si on ne sait pas ce qui se passe en soi ? Tout passe de l’un à l’autre, et nous revient. Mais que fait-on de ce que pense l’autre ? De ses sentiments, de ses maux et de ses biens, qui ne sont pas si bien reçus que ça,  sont bafoués, méprisés, mal entendus, ou carrément rejetés comme si ce n’était rien, comme si tu n’étais rien.

Tout ça parce que nous aurions perdu la boule, sans raison. Comment donc dans le grouillement verbal s’y retrouver, ou recouvrer la limpidité d’une pensée sereine et unie, douce et joyeuse, si nous ne prenons que les cailloux qui se fracassent contre les métaux du monde ?

Toutes les idoles voleront en éclat. Pourvu simplement qu’elles ne nous emportent pas dans une solution finale avant que nul n’y voie sa lumière. Parce que dès lors que nous avons vu, nous pouvons nous y installer, non pas nous y endormir, ce qui serait vain, mais la conforter, la consoler, et la faire vivre comme  une source d’eau pure dont nous prenons soin.

Écho logique

Nous nous trouvons dans un temps où tout se ferme, brûle et meurt, un temps horrible par lequel nous risquons notre vie, sans savoir où nous allons, en ne pouvant plus rien, face à la puissance destructrice des robots, de la machine folle, implacable. Celui qui prétend régner sur quelque chose n’est qu’imposteur. Le nœud est général. Le déséquilibre totalement imprévisible. Soit nous passons, soit tout casse.

Qu’est-ce qui doit passer ? Ou plutôt, qui doit passer ? Rien des formes du passé, des formules, des paroles, ni même des idées, ou des idéologies, des croyances, et des institutions qui se croient éternelles, tout cela est mort et révolu, il ne peut rester qu’une vision incertaine d’un futur à concevoir et mettre en œuvre, sur une base neuve. Sur une rénovation de la nature, dans le sens où la nature est à tous ses niveaux la seule chose à notre portée qui reste vivante. La nature seule nous fait croître et progresser, harmoniser tous nos désordres intérieurs. Dans ce sens nous sommes de la nature, mais nous l’avons perdue. Elle ne nous parle plus qu’à travers les fléaux qui s’installent parce que nous avons engendré tous les désordres possibles et inimaginables avec nos volontés égarées absurdes butées dans toutes nos images. Même les mots ne parlent plus. Ils ont perdu leur pouvoir évocateur. Dans cet ordre d’idée, nous n’entendons plus la voix intérieure divine en toute chose, nous n’entendons plus que nos frayeurs, nos doutes, nos calculs et des monceaux de chiffres qui nous égarent davantage. Nous avons perdu le sens de la terre et courons le chercher en tous sens, dans une pléthore d’objets et de créatures qui épuisent les milieux. C’est peu de dire que tout cela ne peut que mal finir si nous n’inversons pas la machine, à commencer par la notre. Personne ne peut nous l’imposer que nous-mêmes. Nous ne pouvons rien imposer aux autres. Et encore moins de croire comme ceci ou comme cela.
Seul un ange, ou un être en tenant lieu au milieu des hommes peut nous envoyer des images, en notre intériorité, en notre esprit, nous soutenant dans notre existence et nous illuminant. Écho lointain d’un règne hors de ce monde. Qui attend qu’ici tout renaisse. Que tout ressuscite. Que notre esprit mort fasse revivre sa flamme. Il n’y aura plus que le démon qui tombera en cendres, poussière insignifiante.
Imaginons le meilleur, voyons ce qui est bon.

Ascendance descendance.

Autrement dit parents et enfants. Les enfants nous élèvent au rang de parents. Mais ce sont ne pas les enfants qui fondent l’union au sein d’un couple. Pourquoi les couples se divisent après s’être aimés et désirés ? Comme si une ombre s’immisçait dans leur union, et les sépare en les faisant souffrir, et se rejettent mutuellement la faute. Beaucoup de gâchis dans ce monde. Les enfants n’y sont pour rien et sont les premières victimes de ces déchirures dans les foyers. Comment vont-elles pouvoir vivre dans ces conditions et éviter de reproduire les fêlures installées ? Il s’avère que ce sont des parents fêlés qui ont charge d’enfants, et ainsi de suite.
Est-ce que modifier le génome des gosses va améliorer la situation ? Il semble patent que nous commettons des erreurs, que c’est absolument inévitable, et que nous pouvons persister dans nos erreurs ayant des répercutions sur la santé de nos enfants, tout dégénérant. Tout se déséquilibrant au profit de certains d’entre nous moins atteints dans leurs chairs. Ceux-ci gardant leurs positions sociales, et leurs privilèges de classe. Cela semble injuste. Les tares alcooliques, tabagiques, les mauvaises nourritures du corps ne peuvent pas être sans effet sur la descendance qui elle-même peut les aggraver. Par conséquent on peut concevoir qu’une médecine intervienne pour redresser la situation. Mais ce n’est pas vraiment le cas, si l’on songe que cela ne concernera que les plus favorisés voulant améliorer leur capital génétique, choisir dans leurs gênes les meilleurs, et supprimer les morbidités inévitables, inhérentes à tout corps vivant.
Toutes ces manipulations étant finalement assez douteuses dans l’esprit, malgré les prouesses techniques ou à cause d’elles. Nous pouvons nous interroger sur l’eugénisme et sur les fins de la Science.
On fait n’importe quoi. On dit n’importe quoi. Il y a un mélange dans tous les sens. Ceci est très perturbant.
Le technicien qui fabrique de l’enfant est-il autorisé à le faire ? Disons que ce rôle initialement dévolu au hasard, à la providence, à la chance ou à dieu (selon ce qu’on en dit ou croit) est pris par des hommes qui trafiquent les choses, en vertu d’une idée du bien plus générale. Indépendamment du couple, des devoirs et des pouvoirs que ceux-ci ont cultivé en eux. Sans tenir compte des qualifications des couples à se former en son intimité, dans cette forge éprouvante des amours et désamours, de cette lutte qui s’y joue et nous oblige l’un vis à vis de l’autre.
Bref, le couple est une épreuve de Vérité. Une épreuve de notre individualité, et non pas au sens de pénitence ou de châtiment, ce qui serait absurde, et indigne à tous niveaux si ce n’était que cela. Cela fonde notre dignité et nous élève. Ou bien nous nous dégradons et y perdons beaucoup.
Dans le couple, il y a donc soit une ombre soit une lumière qui se tient au milieu.

Les enfants naissent-ils de la lumière ? Porteurs de leur ombre, mais celle-ci n’entache pas la lumière éventuelle du couple. Porteurs de leur lumière, cela entraîne les couples dans l’ombre à une autre lumière. Il y a une ascendance des parents, par les enfants, par leur lumière.
Ainsi se transmettent les lumières et l’ombre recule. La colonne ascendante et descendante fait correctement son office. Il n’y a pas de blocage, ni de fermeture entre les générations.
Est-ce ainsi que se passent les choses en ce moment ?

le nœud comme un axe.

L’homme et la femme se nouent en ce lieu nommé sexe. Il ne peut y avoir qu’un sexe, qu’un seul nœud qui noue le mâle et la femelle, et les enchaîne. La libération, c’est à dire se délivrer du mauvais nœud qui aliène l’un à l’autre, admettons qu’elle soit d’abord à propos de la femme qui est soumise à l’homme. En principe, la libération de la femme doit entraîner celle de l’homme. De même celle de l’homme implique cette libération de la femme. Mais tout cela ne peut pas se passer en coupant le nœud qui les attache. Il faut un dénouement. Au nom de quoi, par qui ou par quoi cela pourrait se produire ? Ce n’est pas en confondant le mâle et la femelle, en intervertissant le signe féminin et le signe masculin. Nous sommes liés également à ces autres niveaux de notre être, le cœur et la tête, qui sont peut-être plus asexués que nos tripes. Malgré la détermination du sexe qui imprègne tout le corps et nos pensées. Il n’y a pas que cela qui fonde aussi le féminin et le masculin. Il y a les actes qui forgent en nous cette féminité ou masculinité. Et il y a les représentations, la force des images qui nous transforment. De là, de ce conditionnement mental ou affectif, il en résulte une fixation sur une identité mâle ou femelle, qui arrive à descendre dans nos corps. Et même à transformer les hommes en femelle et inversement.
S’il existe l’individu, c’est à dire une certaine unité en chacun, celle-ci contient sa part féminine et masculine. Nous ne sommes pas tout mâle ou tout femelle. Si nous l’étions entièrement nous ne pourrions strictement pas comprendre la part de l’autre, enfermés dans notre genre féminin ou masculin. Nous ne pourrions nous lier que dans la neutralité du désir sexuel, esclave de cette chose là, nous possédant. Avec ce que cela implique comme domination respective, les attributs respectifs de chacun des sexes, et de leurs pouvoirs. Dans un jeu de rôle qui est un jeu de dupe ou de brute. Tout cela n’étant guère élevé nous finissons mal, nous nous faisons très mal, si le bas règne, si les tripes gouvernent. Si ce sont ces bas instincts qui règnent, dans une sorte de bestialité, la réaction est telle que l’intelligence, le cérébral, le calcul va œuvrer pour endiguer tout ce mouvement. Cela ne peut être que très réactionnaire et violent, nous retombons dans un autre piège dénaturant.
Le tout ne tient que par équilibre instable.

Je parlais de signes, que nous ne pouvons confondre, de même que nous ne mélangeons pas en principe la gauche de la droite. Rien ne peut se faire si nous ne tenons pas compte de cela, de cette dualité, dichotomie inhérente à toute chose et être vivants, à toute orientation des signes, de leur rotation, autour de cet axe. Ascendance et Descendance.
Voyez ce que ça implique sur les générations.
Dans cette perturbation du monde il est difficile d’y voir clair, et de s’entendre. Nous passons à côté des signes, sommes stupides ou butées.

Pour quelle fin très corruptible et corrompue ? Comment se libérer si nous ignorons les fins ? Et si nous n’arrivons pas à nous y élever ?

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