Théâtre des opérations

Très dubitatif devant tout ce spectacle, dramatique au demeurant. L’impression qu’il y a deux mondes, celui des puissants et celui des peuples. La puissance est dotée de la force et de la ruse. Les peuples, de bon sens, mais faibles, forcément abusés. Cela semble insoluble. Le pouvoir ne saurait être que machiavélique, pris dans son jeu double, de mensonge disant la vérité, de déguisement du vrai sous des encens.

Où est l’honneur des peuples ? humiliés, blessés, tenus en laisse, les peuples n’aspirent pas au pouvoir, mais à leur liberté dont il sont sont privés. Les peuples n’ont pas à s’opposer directement aux pouvoirs. Ils n’ont qu’à se pardonner tout ce qui se peut en interne, seul moyen qu’il s’unifie et soit fort, là le pouvoir ne pourra que gérer les intendances, ce qu’il sait faire dans ses cuisines… Sinon divisé on est réduit.

La démocratie est une impasse, les puissants sont toujours des aristocrates violents ou rusés, diaboliques ou féroces, intransigeants. Disons, c’est une impasse si le peuple veut régner comme règnent les rois ou les papes ou les popes, il succombera dans des intrigues de couloir, dans ces duplicités des rôles et des privilèges, des vanités et des orgueils, dans la puissance des désirs et des calculs.

Mais le peuple est mieux élevé et plus élevé, meilleur qu’eux, cela ne fait aucun doute à voir toutes leurs tromperies et turpitudes. Les nobles, les clercs font partie du peuple, tandis que les hautes fonctions demandent force ruse et démon pour y arriver, et de ce fait se détachent du peuple. Pratiquement, concrètement impossible d’arriver au sommet des hiérarchies sans se compromettre et donc de ne plus faire partie du peuple. Tout ça c’est labyrinthique.

Pourtant les civilisés ont toujours eu des gens à leur tête qui se disputent les rôles dans ce Théâtre des Opérations.

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