Un rêve.

J’écrivais un livre, mais un livre qui était ouvert et vivant. Sur ces pages je pouvais inscrire tout ce que j’allais enterrer sur terre comme toutes ces pensées et actes qui furent négatifs et qu’il serait impossible à emporter et surtout pas souhaitable. Cela me faisait penser à la capacité prodigieuse de la terre d’enfouir ces objets sombres en son sein. Ceci est irrationnel, certes. Ma femme me faisant la remarque que si ces pensées n’étaient plus actives elles n’avaient pas besoin de plus, c’était en somme déjà mort pour ces choses là. Et dieu sait que les formes ou pensées négatives au cours d’une vie sont nombreuses. Peurs, lâchetés, mauvaises langues, intentions troubles, haine, je fus traversé par des foules de considérations mauvaises, c’est ainsi. Je me souviens, plus jeune, je me demandais si les autres aussi avaient ce genre de sentiments obscurs au fond de leur pensées. Bon, l’important c’est d’arriver en vie n’est-ce pas au bout de son voyage, et de franchir les eaux de ces métamorphoses sans encombre, léger et délivré du poids atroce des ténèbres.
Ceci me fait penser aussi au miracle que représente la terre, comme une île rescapée des flots de cet océan où tout autour de nous n’est guère propice à notre vie humaine et à son déploiement heureux. Nous avions des arbres, des abris naturels, des sources d’eau claire nous avions ces chants et cris des bêtes comme autant de symphonies pour nous évoquer la grandeur du mystère, nous avions des montagnes comme des hallucinations et des mers qui donnaient des palettes infinies de couleurs, et puis nous avions cette flamme des désirs qui nous mettaient le feu au corps en et l’animait de façon foudroyante. Et nous avions aussi ce revers de la médaille des maux dus aux excès, nous savions ce qu’était la gueule de bois. et puis les souffrances inhérentes aux maladies, nous avons tous plongé dans les affres des angoisses et des tourments, de l’effroi et de la solitude. Tout cela, ces hauts, ces bas, font que nous avons été habités par le vivant, que le vivant a tracé en nous son sillon, et nous l’avons accepté, ce qui structura notre âme. Assurément ce passé n’est pas fait pour générer du mort. Il traverse le présent et s’accomplit, de jour en jour selon la lumière adorée, à laquelle nous rendons grâce.

Ce qui est nouveau dans le siècle qui vient

C’est bien vous madame. Disons mesdames, pour ne pas faire de jalouses, et parce que la beauté veut dire quelque chose de grand, et que les artistes arrivent à vous exprimer, à dire comme vous êtes en vérité. avec des couleurs, des formes, des lignes ou des poésies, des images qui vous révèlent, vous dévoilent. Bon, les hommes ne sont tout de même pas si stupides, faut pas exagérer non plus, même s’ils sont empreints de bestialité, il leur arrive de prendre de la hauteur et de capter des ondes venues d’assez loin, eux aussi.

Ce qui est nouveau, c’est peut-être donc le regard respectif de l’homme vers la femme, comme si nous étions capables d’une meilleure reconnaissance de notre sexe et de leur fragilité, comme est fragile la vie. Cet ange qui nous habite et nous anime.

Et puis quand on songe aux histoires, aux religions diverses et aux Théories savantes et doctes, aux imbroglios langagiers qui nous troublent et perturbent, divisent les hommes, au lieu d’ ouvrir la voie, quand on songe aussi à la nécessité d’une morale, non pour s’interdire ce qui est bon mais se prémunir de ce qui est mauvais,

tout cela c’est du fil à retordre, du grain à moudre, du pain sur la planche. Sujet de l’homme et de sa quête qui sont inépuisables, sources de créations, du génie humain et divin, voyez. c’est sans fin. ( sauf à la fin qui nous appelle  🙂

Ne nous limitons pas à notre petitesse. Mais préservons la Nature.

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