Chut

Le livre sous sa formule papier est à mes yeux plus valide que le format numérique, le livre ne consomme plus rien il se laisse consommer .  il a quelque chose de plus présent que ces pages électroniques qui nous font mal aux yeux . il se tourne dans tous les sens et on peut écrire dessus, annoter ou rayer , déchirer les pages qui nous déplaisent , bref, il est à nous. en main propre

Tohu Bohu

Échouer si près du but, ce serait horrible.

Le but ? Tout le monde semble si buté.

Oui, tout le monde campe sur ses positions. Personne ne lâche du lest. Les uns s’agrippent à leur étoile, les autres à leur classe ou leur caste, un autre fixe la croix ou psalmodie des chants assassins. Bref, le monde se dévore au nom d’un même Dieu que personne ne voit plus ou n’a jamais vu. Et pour cause. Comme tout le monde, il fuit les lieux maudits.

Personne ? Si, tout de même, mais ce n’était pas des hommes ordinaires et on ne les a pas compris. On a fondé des religions qui par leurs mots, obligatoirement furent en opposition les uns les autres .

L’opposition, la différence, qui devaient enrichir la connaissance sont venues faire obstacle à la compréhension et finalement nous montrent une chose : la faillite des hommes livrés à leur seul jugement .

Qu’est-ce que cela signifie ? C’est simple. Tout est lié. Le jugement, le regard de l’un est fonction du regard de l’autre et tout être est lié. Il appartient à la vie. Étant coupé, il appartient à la mort.

Entendez-vous ?!

Si vous vous entendez, vous entendez le nom du Dieu de l’autre, de même le vôtre. Sinon, même celui-ci vous laissera tomber. Il peut ça. Et vous passerez inaperçu .

Dieu partagé. Terre partagée. C’est la justice.

La guerre, comprend qui veut, c’est le chant du tréfonds , des entrailles de la Terre. Ce n’est pas à voir sous l’écorce terrestre , mais dans le fond sub-matériel, inférieur, les enfers. La guerre et la sexualité ont une base viscérale identique. Mars et Vénus .

Rien à craindre des enfers. Suffit de ne pas accorder une importance exagérée à leur voix.

Et surtout tourner son regard vers le haut, ainsi tout enfer est sans effet.

Ceux, qui comme Orphée, jésus, etc. les ont franchi ont accompli leur travail salvateur.

L’humanité « ordinaire », non spécialisée, non initiée ou non informée n’a pas à y aller. Si elle y tombe, y succombe, atrocement, sans que ce soit de sa faute, elle sera toujours délivrée. Les humains normaux n’ont donc pas à s’en pré-occuper.

Il suffit qu’elle vive sur terre la loi d’amour.(ex: Jésus ) qu’elle respecte la loi humaine si elle ne contrarie pas la loi divine, (ex : Moïse), qu’elle vive l’Esprit de la Lettre des textes sacrés de partout.

Et connaisse le chant du Tohu-Bohu .C’est la voix de la Terre ; et si vous aimez la musique, il y a un chant aborigène d’australie qui fait « chanter » ce MOT à leur instrument ; comme quoi, il n’y a pas que chez les hébreux qu’est apparue la « notion de chaos « .

Le but ? C’est un bon début : tou-bou. Tout de boue… alors debout… par les deux bouts … « parle debout » …

Juste juste

Quand on bricole, on est forcé de constater que rien ne peut se faire dans l’à peu près. Une pièce de bois, un carrelage, tout s’emboîte juste ou bien tout coince, même pour un millimètre. ça fausse tout, dévie ou ne s’adapte pas. Ce qui doit être plan ne peut pas être courbe et ce qui doit être courbe ne peut pas être droit. Il y a tout de même une marge d’erreur possible, mais qui ne peut se répéter sans s’amplifier.

Disons, que ce qui doit être juste provient d’un nombre exact, d’un mesure exacte qui ne peut être relative, elle est porteuse de sa vérité. La Vérité en ce sens supporte le Juste. Un nombre injuste est un nombre faux relativement à la vérité qui l’ordonne.

Mais bien évidemment, humainement il semble ne pas y avoir de vérité valable pour tous. On se retrouve donc avec un appareil juridique, une machine politique qui agit de façon complètement arbitraire, et déséquilibrée si on observe les effets, les inégalités, les disparités entre les nations, les régions, les villes, les castes, les classes, les professions, les revenus, tellement inégales que c’est sidérant. Face à tant d’écart entre les couches qu’il est impossible qu’elles se comprennent. Comment arriver à faire société dans ces conditions là ?

Les hiérarchies, les classes dominantes poursuivent un but que les populations ignorent, tout se jouant en coulisses. Les gens n’ayant droit qu’au spectacle pitoyable des beaux discours qui les endorment,  les rassurent, ou leur donnent des impressions d’espoir. On est happé par la mondialisation des tensions imbéciles qui règnent, ou par celle des marchandages, par les flots de demande fabriquée de toutes pièces et inondés par l’offre qui en résulte. Bref, le monde est pris dans son piège, et cette espèce de jeu trouble. Grisé par la masse d’informations, envoûté par la pléthore d’objets, prisonnier des modélisations du sens de l’existence qui luttent entre elles, selon leurs propres référents, langues, coutumes, habitudes, nécessités, vitalités. Sacré Bazar dans le Monde. Où trouver le Vrai non relatif dans tout Ceci ?

Pourtant, La nature s’offre en contemplation, et révèle sa Loi. Disons ses lois, qui sont sans faute. Et qui en plus d’être exactes ou véridiques, sont belles ou atrocement belles. La Beauté faisant entièrement partie du jeu, du grand Jeu, tout comme son opposé l’Horreur à l’autre bout. De même, la Vérité à une extrémité et la Fausseté à l’autre.  Il y a du tirage entre les deux.

Et nous là-dedans errants plus ou moins. Comme si jamais, nulle part, personne n’avait été en mesure de nous rendre ou nous informer de la moindre vérité, non pas relative mais d’un absolu où nous pourrions y puiser notre sens. Comme si un poison pouvait se confondre avec un médicament, même si on sait que c’est le dosage qui fait le poison ou le médicament, le dosage doit impérativement être Juste.

La loi, les lois sont censées être plus justes que les hommes, mais c’est aux hommes qu’on donne le pouvoir, qui imposent et dictent leurs lois. Sans doute nous serions coupables de paresses, de lassitudes, de peurs, d’ignorances, en déléguant ce que nous avions à assumer, ce qui effectivement est une rude épreuve, que celle de vivre et de tenir debout.

Bon le monde tient debout quand même par tous ceux qui le sont. Ça nous permet d’éviter le pire.

Excusez, si j’ai été un peu long, ce n’est pas en un Haïku qu’on peut démêler cet imbroglio qui empoisonne nos existences, comme cette Justice plus ou moins aux ordres des Politiques & des Economies.  Qui ne devrait ne pas l’être du tout, mais n’obéir qu’ à Qui est Juste Juste ! 

Alors là …

Reprenons

Reprenons dans le calme. Qu’y a-t-il ? Que voit-on ? Qu’est-ce que ceci, ce phénomène, ce vide devant nous ? Pour sûr dès que nous sommes mal ou malade nous ne voyons rien, rien ne se présente qu’une sinistre farce, pleine d’effroi. Rien ne nous parle, tout n’est qu’absurdité, souffrances qui s’achèvent dans la mort, où le seul espoir est de voir ceci se finir. Mais en réalité c’est faux. Nul n’aspire à mourir, ou à disparaitre, sauf si c’est pour changer d’état. Pour retrouver quelque part quelque chose de vivant. Comme un état antérieur, connu, un océan doux, une vie qui nous emporte et nous rend heureux. Alors le monde s’agite en tous sens pour recréer, retrouver cet état d’être, les évènements précédents ou leur lumière. Comme leur superbe. Au lieu de cette pitié, de cette chute vertigineuse nous laissant dans l’insignifiant, et dans le froid abyssal d’un univers muet et indifférent. Nous sommes là, loin de la merveille, même si nous savons que les choses et les êtres, en sont dotés sans limite. Pourquoi donc cette dégradation ou déchéance ? cette absence plus que parfaite des dieux. Et nous faisons comme si ils nous parlaient, alors que le mur est tendu inébranlable devant nous, sauf ces quelques illusions qui se nichent et nous font croire que. Ce ne sont que des coussins confortables pour mieux dormir, des opiacées, ou du shit, des alcool qui nous anesthésient, parce que le réel est terriblement implacable et exigeant. C’est dans cette liberté qu’il est le plus difficile de se maintenir debout, et d’assumer tout. Tiens, comme une figure de proue sur un navire essuie la tempête. Mais où chaque membre d’équipage aussi assume son rôle, du mécano dans les soutes au hunier sur son mât, ce n’est pas de la tarte. Et puis combien parmi nous tombent à la mer ? Combien arrivent au port de départ ?

Alors quoi ? Ce monde ces univers seraient le fait du vide ? du Néant le plus noir, d’une Matière noire d’une énergie aveugle flambeuse des âmes ? incroyable …

Ben non tu vois.

Mais grâce à qui as-tu pu voir ?

Quand même, la terre n’a jamais été jetée entièrement dans le noir le plus complet, il y a toujours eu des veilleurs et porteurs de bougies et parfois des soleils.

Ainsi donc… reprenons le Chemin. Il n’y en a pas cinquante, hein. Ceux du passé, n’éclairent pas ceux du présent, Il se reforme sans cesse devant nous, nous n’avons que cela à accomplir en fait, c’est à dire regagner Ce lui que nous fûmes. Le rachat tout simplement. Au prix qu’il faut. Et ce n’est pas aux épiciers de fixer le prix de votre vie.

Alors, savoir que c’est nous aussi qui donnons vie aux dieux et aux anges. hé si !

Comme si le fait d’être un robot au service allait pouvoir faire vivre un dieu quelconque, hé non ! Il ne veut pas d’ esclaves, il y en a déjà partout. 🙂

 

Sacré

Consacré

Sacré cul

Sacré fumier

Mot sacré

Massacré

Sacré menteur

Sacrement

Quel encrassement dans le moteur

Des Temps

Si Tout n’est pas sacré

La Terre sa Pensée, son Corps, sa Lumière,

Les Hommes qui forment son Cœur

Les bêtes qui firent l’homme

Les arbres qui s’animèrent

les Champignons vénéneux vénérables

Les bactéries qui Œuvrent dans les entrailles

La mort qui rénove les morts

Non tout n’est pas digne du sacré

Les différentes formes de néant par exemple

C’est à dire le rabais

Quand Tout doit tendre vers le Haut

Le léger l’évolué l’espérance vraie

Ou quelques choses comme ça.

Comme du bon pain, des belles chansons, des pièces de théâtre lumineuses et joyeuses, fortes, folles, des actes simples où les gens finalement se reconnaissent, sont empreints de gratitude.

Voyez pourquoi un jour il y eut une séparation, nous avons dû quitter les cieux et oublier, tomber dans ce coma, dans l’épaisseur obscure des mondes inférieurs, nus comme des vers, ayant tout de même des étoiles la nuit  pour nous indiquer combien nous avions perdu. Et donc sur quelle étoile nous posons nos pas pour ne pas nous tromper ?

Rien n’est simple à dire : Si nous sommes libres, c’est parce que nous avons choisi de l’être face à Ce qui nous devança et donc …

Où aller ?

Qui donc la connait ?

Probablement tout le monde. Mais qui donc la vit véritablement ? Là, il y a sûrement moins de monde. Ne parlons pas de ceux qui ne la connaissent que sous l’angle des mondanités, des frivolités, de la vie comme si venir sur terre était une sorte de voyage organisé pour visiter le grand canyon, arriver vide et repartir aussi vide, existences vaines. Néanmoins, le malheur est là toujours prêt à dévorer sa proie et trouver ses victimes. Assouvir cette soif de pouvoir sur le plus faible, comme se hisser sur la masse, de façon démente, assassine bien sûr, puisque la masse est rien par essence, puisqu’elle est recyclable à l’infini, comme objet qui ne cesse de se reproduire et de survivre à tous les cataclysmes. Cynisme des puissants, double langage, et impuissance des populations face à ces violents.  Impuissance et sentiment de sidération, foules hypnotisées, subjuguées par les discours, par les partis, les œuvres imposantes, la grandeur effective des grands messes sonores, où résonnent comme dans des cathédrales la voix de ceux qui dictent leurs opinions, leur subjectivité, et égo enflé. En imposant aux masses.

Connivence donc de toutes ces armées en vue de quel projet planétaire ? Il semble que la notions de lutte est la première donnée, lutte implacable entre tous, seigneurs, princes, chefs, et de proche en proche inonde tous les niveaux, toutes les branches de l’arbre. Tout le monde est au fond d’accord pour lutter sauf ceux qui sont déjà vaincus et par conséquent la vie leur échappe. Ils sont au fond éteints quelque part, ou bien ils ont renoncé à ces engagements quelconques, épuisant et troublant forcément : La vie ne saurait être de tout repos. Le paradis le serait peut-être, et encore, avec sa face inconnue, sait-on jamais si les élus, les bienheureux sont vraiment au repos et rien qu’au repos éternel ?

Bon, ce qui est laid, atroce, injuste, écœurant, parait radicalement autre que ce qui est beau, doux, juste et inondant notre cœur d’un feu amoureux.

Alors question. Est-ce que les motivations des hommes sont toujours en vue de faire fleurir cette face du jardin ? Jardin qui a priori n’appartient à personne, si ?

 

Que ne sommes nous pas ?

Si nous aimons l’amour est à nous , non ? à la limite nous sommes cet amour .

Mais dès que nous n’aimons plus, nous nous séparons. Nous posons une frontière entre nous.

Que sommes-nous si nous ne sommes que ce que les autres font de nous ? Si nous ne sommes qu’en fonction de la masse ? Noyés dans cette masse, obéissant à ses ordres, issus de quels désirs, quelles valeurs, ou discours, qui répondent aux envies et aux besoins de survivre, dans ces perpétuations des guerres et autres concurrences impitoyables, des travaux qui épuisent à la fois les hommes et la terre ?

On aurait une humanité enfermée dans sa bulle cosmologique, et qui en plus croit pouvoir échapper à cela en allant creuser dans quelques cailloux environnant ? Que de dépenses pour rien , quel tonneau des Danaïdes , et quelle nourriture infecte !

Comme si nous n’avions pas étés prévenus de toutes ces pauvretés mises en place, comme si notre condition ne devait être qu’un chemin de croix ou une vie dans les tranchées. Et que nous n’avions d’autres possibilités que d’ envoyer nos fils et filles au casse pipe ? Sauf pour les plus aisés qui pensent pouvoir en sortir. Quelle illusion de croire que la sortie passe par là. Ou par la croyance, la dévotion ou quelques génuflexions.

La sortie dites …

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