Sur quel mur nous butons-nous ?

Serait-ce celui des idées ? non même pas … les idées ne savent pas construire un bloc de béton.

Les mots ? Non plus, non.

Alors quoi ? Nous défendons mordicus l’histoire de nos morts, et n’en démordant pas nous n’entendons pas les mots des autres. Comme nos histoires sont toutes singulières, cela fait beaucoup de murs.

Les murs tombent grâce aux vivants, uniquement grâce à eux.

Ce monde a quelque chose d’assez sidérant par tous les conflits qui courent, tous les camps qui s’assemblent et se tuent au nom des vérités que chacun défend. C’est très politicien tout ça. Et totalement injuste. Parce que ces luttes pour le pouvoir ont systématiquement pour effet de léser les vaincus, créant du malheur. Des drames qui auront leurs morts à venger, leurs murs à défendre. Cercle vicieux. Sauf si le politicien devient politique et philosophique, puisant ses idées et ses mots dans un assemblage pertinent et non contraignant.

Toutes ces questions sont délicates, forcément. Il se peut que vous partagiez des idées avec des gens du camp ennemi. Alors, ceux de ton camp vont-ils t’exclure ? Faut-il au nom d’une unité idéologique s’enfermer dans ses seuls critères et rejeter ce qui ailleurs nous semble juste ?

Là, ce serait comme Roméo et Juliette. Mortel pour tous.

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