Qu’est-ce qu’être père ?

Non, ce n’est pas être géniteur. Un géniteur ne devient père qu’à partir du moment où l’enfant lui reconnaît une autorité, ce qui revient à se demander qu’est-ce qu’une autorité ? qu’est-ce qui autorise un homme à avoir une ascendance sur sa descendance ? C’est à dire se tenir au-dessus, séparé, distant donc n’imposant rien, mais étant une sorte de référent, nullement au niveau des choix, des actes, et des destinées, car l’humain a absolument besoin de sa liberté pour se connaître et vivre. Mais cela se passe au niveau des informations concernant ces choix. S’il n’y a pas de connaissance et de lumière jetée sur des différences, il n’y plus de choix, c’est comme un train jeté à vive allure sur des rails.

L’autorité relève du spirituel, c’est à dire d’un plan ou niveau d’existence transcendantale, hors du matriciel ou matériel. C’est là la différence fondamentale entre mâle et femelle, tout en sachant que la femme peut aussi devenir mâle, par l’esprit. Selon cette thèse que tout ce qui est matériel reste matériel, la matrice reste matrice, et que tout ce qui est spirituel est spirituel, hors de la matrice, hors du corps, grosso modo.
Ce n’est pas tout à fait pour rien si l’on naît mâle ou femelle. Un corps humain qui porte un enfant est mère.
Le spirituel ne porte rien. Il supporte. Il soutient. Il veille à ce que tout reste en ordre, disons plutôt harmonie. Ce mot d’ordre étant trop connoté.
Mais puisqu’il s’agit de mot, quels sont les mots qui font autorité ? puisqu’il ne s’agit pas de dicter ou d’imposer sa volonté à ses enfants mais bien de leur indiquer, vu la position de principe où le Père se tient, quelles seraient les voies ne menant nulle part et celles qui ouvrent la voie.

Si le spirituel est séparé du matériel, la difficulté tient à ce lien qui autorise la communication entre ces deux sphères ou dimensions existentielles.
Le père n’a en réalité aucun pouvoir sur ses enfants. Le seul qu’il peut avoir relève du maternel, de l’affectif, de la transmission, du matériel, père nourricier. Mais voilà, nous sommes héritiers des chaos passés. Soumissions et tyrannies. Et de si peu de lumière malgré les Lumières.
Spirituel et lumière se confondent en vérité.

Un homme sans enfant peut difficilement être père. Il ne peut qu’être frère. Rôle aussi important que celui de père ou de mère. De même pour une femme n’ayant pas d’enfant. Mais ne confondons pas tout.

Un père est-il mâle ou femelle ? Un père qui serait femelle, serait une mère. Une mère qui serait père, occupe la place du père absent. Absurdité du mélange des genres.

Nous en revenons toujours à cette dichotomie de l’homme et de la femme, du féminin et masculin qui se complètent, et qui s’unissent, ou se divisent, se divisant dans leurs enfants, c’est à dire dans les vivants du futur.

L’amour ne suffit pas, sauf s’il est amour du transcendant absent, amour pur et sans pouvoir dans le monde, lumière ou phare qui éclaire nos cœurs, et notre conscience.
Je redoute que dans ce qui se passe, c’est plus la démence et les ténèbres qui agissent et décident.
L’Amour de l’absurde est loin d’être mauvais et ténébreux, pour la bonne raison que l’absurde est aussi une conscience de l’indicible présence.

Les voies de vérité sont larges, mais la porte est étroite.

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