Quelque certitude

Dans notre doute il demeure quelque certitude. Celle de voir cette volonté ou persistance à chercher les secrets de la vie, à percer son mystère et vaincre  la mort. Les moyens contemporains ne sont plus les mêmes que ceux des siècles précédents. De nos jours, nous fouillons dans les atomes, accélérons la matière, nous fabriquons des corps artificiels de toute pièce, nous allons sonder les confins de l’univers, et les architectures universelles, les énergies qui maintiennent les corps en état, qui empêchent les cellules de péricliter. En quelque sorte les hommes cherchent leur pouvoir dans le savoir.

C’est comme si nous étions seuls face à nous mêmes, livrés à notre seul libre arbitre. C’est bien. De toute façon nous sommes obligés d’obéir aux lois. Si nous transgressons les lois, nos créations et conceptions seraient caduques. Rien ne pourrait s’édifier. Ce qui reste assez énigmatique, c’est que ces créations s’avèrent assez néfastes. On fabrique des corps et des machines incompatibles pour les êtres naturels.

Ce n’est pas parce que tout est possible que tout est bon à faire. Au dessus du possible il y a la question du mort et du vivant. À quoi peuvent nous servir des créations qui nous conduisent à la mort ? Nous aurions manqué notre cible. Cela veut dire aussi que nous ne pouvons pas tout faire ni laisser tout se produire.

Mais alors, qui va poser des limites, des gardes fous ? En fonction de quoi ? faut-il que tout soit mort pour que nous sachions ce qu’est la vie ?

Les siècles précédents étaient également porteur de leur morbidité, des éléments de puissance écrasant les hommes au sein des machines de guerre, et des institutions ne leur laissant guère de choix. Le piège avait ses formes propres. L’actuel n’est pas moins puissant.

Et les lumières peinent à percer nos carapaces aveugles.

Je ne crois pas à l’Éternité du mal. Mais bigre, il est tout de même coton le bougre…

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