Nature, vous avez dit Nature ?

C’est un peu fort tout de même que nous ne sachions plus ce que veut dire nature, et qu’au nom de cette ignorance nous nous permettions tout et n’importe quoi, jouant à des jeux extrêmement dangereux. Quelle perte d’instinct, quelle perte d’intuition et quelle stupidité. Nous nous encombrons de millions de produits artificiels censés se substituer aux défaillances de la nature. Certes, au point où nous en sommes, nous n’avons guère le choix, mais au lieu de trouver les causes de tout ce qui nous affecte, nous persévérons dans des voies qui amplifient ce qu’elles ont causé.

Ainsi la vie nous échappe et nous continuons notre chute vertigineuse, croyant que les techniques vont nous protéger et nous soigner. Il y a une rupture effective du lien naturel, qui est un lien spirituel. Fait de la conscience et de l’éveil, fait de la volonté et de l’équilibre, de la connaissance du sens et de la mesure. La maladie nous rappelle quelque chose, elle nous parle en vérité, et nous signale que quelque chose dans nos existences est inapproprié, que nous sommes à côté dans nos actes et nos pensées. Tout ceci a des répercutions. Nous ne sommes pas uniquement des objets organiques, ou mécaniques, des objets informatiques, même si au sein de notre organisme s’effectuent des sommes considérables d’informations qui assurent le bon fonctionnement de notre machinerie. Nos cellules sont dotées de tout ce qu’il faut pour que cela fonctionne sainement, mais nous entravons par toutes sortes d’actes intempestifs le bon déroulement de cette harmonie naturelle, de cette intelligence nichée au cœur de la matière et que nous pourrions nommer Nature précisément.

Mais intelligence n’est pas comprise, si elle n’inclut pas une finalité et sa dimension d’âme. Voilà pourquoi la question de nature relève aussi de cette idée de dame. Mais les hommes dans leur orgueil incommensurable ne rêvent que de posséder cette dame, et par conséquent asseoir son pouvoir sur Elle, au lieu de l’entendre et d’appliquer tout ce qu’elle nous enseigne.

Voyez, elle a sa voûte, ses cryptes et pique ses crises. Ha, elle n’est pas commode, je vous le concède avec ses malarias et ses typhus, cancers et autres formes. Malgré nos volontés d’éradiquer toutes ces choses , il est impossible que nous ayons le dernier mot, voyez. Nous causerions notre perte.

 

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