Je continu(e)

Voilà l’homme, ayant une soif infinie de connaître et de pouvoirs, voulant maîtriser de façon absolue son corps et son esprit, il s’investit alors dans tous les domaines  à sa portée, de telle sorte qu’au bout il devient un véritable démiurge faustien, ayant des pouvoirs étendus, comme s’il était dieu. Pourquoi ne serait-il pas dieu ? Difficile d’être dieu tout seul, c’est forcément un pluriel. Bon, une fois maîtrisé ces corps, voilà nos hommes-dieux comme un super robot, traversant les univers, cellules et soleils. Voilà les dieux connectés à la science absolue grâce à l’exploration systémique des logiques et circuits. Bref, voilà les hommes rendus comme des dieux.

Mais que vont-ils faire ensuite ? En réalité cela ne marchera pas comme ça. Nous ne saurions devenir dieu par simple acquisition de savoir. Nous serions face à un vide encore plus immense et saisi de vertige. Sans possibilité de le remplir parce que nous aurions perdu le bas, le modeste, l’humble existence, et même nos morts. Notre passé vivant serait effacé au profit d’une science sans âme. Le passé vivant, je veux dire la mémoire. et en même temps que se présente celle du passé se présente celle qui arrive. Donc, cette lumière du futur qui nous appelle et nous inspire.

Les dieux, aussi éprouvent cela, dans le sens où les hommes sont leur futur. Forcément et adorables enfants à naître et enfants qui grandissent sous nos yeux. Qui sont notre avenir.

 

%d blogueurs aiment cette page :