Intégrisme partout

Tout prend cette voie d’absolutisme atroce diabolique. Progressisme scientifique, intolérance des religions toutes aussi sectaires les unes que les autres, terrorisme des instances politiques  et des pouvoirs économiques, cloisonnement des mentalités.

Tout le monde doit se soumettre à la puissance, aveugle, mafieuse, dispersée, secrète. Celle-ci emprunte n’importe quel morceau du tissu où elle envahit l’espace.

Je comprends ceux qui se révoltent. Mais on les a toujours tués, si ceux-ci ne faisaient pas allégeance complète aux dogmes dominants. Qui ne savent strictement pas où cela nous conduit, mais qui achève la vie au nom d’une supposée vérité. Comme la fuite en avant orgueilleuse et suicidaire de Pharaon face à Moise. Comme l’assassinat de Jésus ou de Giordano Bruno, comme tous les assassinats de ceux qui viennent nous libérer des carcans horribles, et nous redonner des clefs simples. Celles-ci étant toujours et de façon récurrente volées, et mises au pas, règlementées, dictées. On dirait une fatalité. On semble ne jamais se relever, être toujours envahi par les démons. Comprenez, ceux-ci ne font que révéler notre faiblesse, notre déchéance, notre incurable bêtise et lâcheté et peur face à l’avenir.

Hé oui, voyez , nous avons quitté les lieux où nous étions des anges, obéissants, exécutants des œuvres,  anges haut placés, mais anges tout de même, sous les ordres de la puissance créatrice, avec laquelle nous faisions corps, mais dont nous n’avions pas à assumer la totalité effrayante des abysses insondables absolus, indicibles et infinis. Nous étions dans un univers bornés et rassurants. Mais voilà que maintenant, tout ce qui se présente à nous est notre liberté devant nous, et découle de là.

Comme si nous étions devant l’obligation de remplir la page blanche. Elle est totalement libre et elle sera à nous dans tous les cas. Elle sera fonction de ce qu’on y dépose.

Pourvu que le Sel ne s’y perde pas. Parce que sans ce sel, j’avoue qu’on ne peut plus avoir envie de vivre du tout. Tout devient affreusement laid. Pourrions nous trouver une autre terre si nous conservons ce même vide d’ Esprit ?

Je dis ça, enfin … même ça, ces mots sont de la cendre.

2 Thoughts.

    • Tiens, je lisais que la préoccupation des français était une inquiétude économique avant toute autre. Je trouve ça plutôt dommage que les hommes ne s’inquiètent pas plus de l’état de santé de la nature, ou de leur santé mentale, d’abord. Comme si le Méta n’était pas plus important que le panier d’œufs ou le régime alimentaire…

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