De la cendre

De la cendre

Nous étions si microscopiques quand nous fûmes nés, vraiment, un simple grain de cendre, et encore est-ce trop ?

Nous n’étions à peine un rêve, un désir ou un éther fluctuant entre nos parents, eux mêmes ayant précédemment subi le même sortilège de cette naissance, puis nous devrons y retourner, retrouver cet état de cendre, de poussière. Alors pensez bien que cela ne vaut pas la peine de prendre des armes contre des fantômes. Que dis-je ? des illusions qui à peine nées, disparaissent, micro secondes dans la profondeur des temps.

Et cependant, dans cette insignifiance de notre existence comme si nous n’étions qu’une apparition, se jouent des drames inimaginables, un grand éclat de rire, ou des larmes sous les bombes, une terrible tension quelque part. Mais où donc sommes-nous en vérité ? Où se situe la substance réelle concrète à laquelle nous tenons ?

Rien nous dit.

5 Thoughts.

    • En n’ayant pas accès à la connaissance de notre corps, de son ensemble.
      Dit autrement, on se situe autant à l’extérieur qu’à l’intérieur.
      Ou encore ce n’est pas avec un bistouri qu’on pourra découvrir qui nous sommes.
      Et puis, la nuit, au cours de nos rêves nous nous échappons de notre corps…
      Le Je est bien loin d’arriver au bout de ses peines 😉

    • On peut aussi prendre les choses sous l’angle des représentations. Des images qui nous donnent cette impression d’être tenu dans ce corps, de faire corps avec lui. Ça , ce ne sont que des représentations du réel, partiellement vraie, mais ne recouvrant pas nécessairement tout notre réel.
      Si nous n’étions enfermés qu’en dedans nous ne pourrions nullement communiquer, les mots étant insuffisants, il faut aussi se tenir hors de soi pour entendre. Et bien sur la folie, c’est être enfermé dehors, ne pas arriver à rejoindre le corps , ne plus avoir prise sur ses évènements .

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