Complot, pas complot ?

Depuis le temps que des hommes veulent le pouvoir, tout le pouvoir sur les gens, les bêtes, sur tous les autres règnes, les choses n’ont changé qu’en apparence. Certes, la vitesse, la force ou la puissance de feu, de pénétration et de manipulation, tout cela a augmenté et recouvre la terre de façon globale.
Le pouvoir se veut total. Sans alternative. Une religion tolère une autre à condition qu’elle se soumette à ses croyances, comme un suzerain accepte son vassal. La catholique Romaine n’a pas changé d’un iota son dogme, sa base initiale. Elle est juste capable de recycler les autres vérités, les considérant comme mineures, peu dérangeantes car assimilées ou incluses dans le dogme initial. En politique ce sont les mêmes méthodes pour gouverner. On recycle les nouvelles tendances, écologies, féminisme, éthiques.
Ce sont des appareils de domination, ni plus ni moins.
Mais périssables comme toutes les machines. Malgré le mot «  le Roi est mort, vive le Roi ». Ils pensent que le règne est transmis indemne. Les règnes sont des formes de théocraties d’ordre électif. Le régime présidentiel n’échappe pas à la règle, il est comme une monarchie fondée sur les mêmes bases morales, les mêmes principes admis, de la ruse, du mérite et de la force.
Sûr de son droit le pouvoir sans aucun doute sait tout par sa police, ses instituts de sondage, police de la pensée, ses statistiques et ses prospectives.

Il sait de science sûre que devant se présente un mur. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Le club de Rome avait sonné le tocsin. En 1972.
C’est clair que toutes nos créatures, dépenses fortunes, actions nous conduisent à la ruine en passant par des chocs, conflagrations, pour les énergies, les sols, les ressources. Illich avait jeté les bases de tout cela, tout comme de nombreux auteurs savants. De même une fois la guerre froide terminée, une autre plus sévère s’amorçait. Choc pétrolier, choc des civilisations, des religions, et des idéologies.

Dans ce bouillon de culture, les états et les empires économiques n’ont jamais envisagé de perdre la main sur les événements. Épidémies, révolutions coups d’états, guerres locales, crises d’un bout à l’autre de la terre. Rappelez vous des Boat people. Remplacés aujourd’hui par les migrants naufragés en mer. Les peuples ne sont que des dégâts collatéraux des décisions des puissants, de leurs politiques, mêlées plus moins d’éthiques. Mais c’est le résultat des guerres de toutes sortes pour accroître la puissance au sein de la machine, le scientisme étant inclus dans ces guerres. De même que les doctrines religieuses, et les endoctrinements méthodiques, les soumissions des masses à ces notions. C’est banal d’écrire cela.

Comment voudriez vous que la Terre, corps naturel, puisse supporter les excès de tous les corps artificiel, les corps individuels ne cessant de dérégler la machine naturelle à leur avantage en faisant porter aux plus faibles le poids de leur erreurs. Par exemple on délocalise en Chine. Ou en migrant aux Usa au 19 ème siècle, donc ça date…

Mais tout a une fin. Les pouvoirs veulent donc imposer un nouveau modèle, gouvernement mondial, afin de mettre au pas les peuples, afin que le Système perdure. Et que dans ce système nouveau le Même esprit demeure.
Les apparences sont sauves.
Il n’est toujours pas question de Vérité. Mais de Puissance, sans plus.

Bonjour

Un mot d’encouragement à tous, que vous soyez astreints à des travaux n’ayant plus de sens, si nous n’avons plus de futur et d’espoir, que vous soyez retenus otages dans nos maisons, si nous avons encore la chance d’avoir un logement décent, et que nous ne sommes pas seuls, isolés et enfermés.

Ne restez pas seul.

Nos ordinateurs ne nous consoleront pas. Nos appels téléphoniques non plus.

La vie est charnelle, la mort est désincarnée.

Trois E suite

Les politiques, les religions, les deux pouvoirs, machiavéliques, cyniques, diaboliques, dans le sens de double langage, de ruse et d’intelligence, de sciences, calculatrices, poursuivent quelles fins ? Nous sommes loin de la sainteté des ascètes ou des mystiques inspirés, loin de la sagesse, ou de la prudence et de la prévoyance qui devrait gouverner les affaires du monde, ce qui entraîne les peuples dans des impasses et donc des révoltes. Pourquoi est-ce ainsi ? C’est contraire aux plans de Dieu, et à la Nature. Comme si les hommes étaient devenus orphelins de Père et de Mère.

Trois E

Église, assemblée des hommes, de la Terre et du Ciel. Universelle. Spirituelle. + féminin
État, administration des biens, des maux, des justices, des forces. Temporel. + masculin

S’il n’y a plus d’État, il n’y a plus d’Église, et réciproquement. Il y a des causes à cela, à cette désagrégation des deux. Dans l’incurie, le désordre, la négation, l’hostilité, la rupture. Le système est avant toutes choses, cette construction de l’église et de l’état, système qui incorpore à sa tête des volontés singulières de pouvoir, dans l’un ou l’autre corps. C’est un système Robot. Nul homme n’y est indispensable, il n’y a que des fonctions.
Qu’elles sont ces fonctions ? Ou ses outils. L’argent, les lois, les sciences, au sens large et très général. De la matière, de l’esprit et de la science, impossibles à confondre, mais qui se croisent dans leurs fonctions respectives. Il n’y a pas de science ni de recherche sans moyens pour le faire. Il n’y a pas de lois justes si on perd l’esprit des lois. Pourquoi n’ y a -t-il plus d’argent ? Alors qu’il y a surabondance des biens ?
Peut-être parce qu’il n’y a plus de lien entre église et état, ou que leur conflit les aurait détruits tous les deux ? Comme l’homme ou la femme se disputent et finissent par divorcer.
C’est évidemment schématique de réduire l’Église au féminin et l’État au masculin, mais pas totalement faux : les armes du langage et de la raison ou les armes du théâtre et du terrain ne sont pas tout à fait les mêmes, n’ont pas les mêmes orientations, l’un vers l’orient, l’autre l’occident. L’un lunaire, l’autre solaire. Mais peu importe.
Tout cela est structuré hiérarchisé exigeant de la part des postulants aux Pouvoirs de l’un ou de l’autre une soif intense de puissance, un orgueil immense, une férocité implacable et sans faille, car rien ne sera pardonné à celui qui veut gouverner. Régir les esprits ou les corps.
Normalement, ces deux pouvoirs sont pour les peuples, pour le salut des corps et des âmes. Si ce n’est pas ainsi, c’est littéralement absurde.
Les peuples, dans les conditions des civilisations héritées, soumis aux travaux de force n’ont pas le loisir de savoir, de cultiver autant que les puissants, ces mécanismes compliqués mondiaux, stratégiques, ces langues étrangères, ces données incalculables. Tout est entre des mains spécialistes, initiées, savantes, et diaboliquement malignes.
Ceci sur toute la terre, différente partout, mais semblable en ses principes des états et des assemblées.
C’est bien entendu que ces deux institutions sont un carcan, une cage pour les peuples, à la fois pour les protéger et pour les obliger, faire en sorte que la Masse fournisse l’Énergie.

Voilà nos trois E. Trois œufs.
Les églises dans leur incurie se servaient pour eux mêmes et encore, ce n’est pas sûr qu’ils vivaient leur dieu en esprit… éventuellement servaient les princes avant les peuples, s’ils servaient. Ces églises avaient un côté quasiment politique, mais pas exclusivement sinon se seraient effondrées dès leurs débuts. Il fallut s’asseoir sur du sacré.
Les états passent leurs temps dans des guerres, et des discours. Les églises à guerroyer par les mots, et des non-dits.
Au fond, et entre eux sont-ils en guerre ou associés comme le clergé et la noblesse, dont on sait qu’ils ne se faisaient pas de cadeau, lutte féroce pour les postes de cardinaux, et pour les châteaux, ce qui de nos jours empruntent des formes différentes mais les conflits de pouvoir sont les mêmes.
Et les populations victimes de cela. Parce que plus innocentes, moins informées, plus simples. N’ayant pas les mêmes ambitions, ni cette volonté de puissance, ni les moyens d’y accéder.

Mais ce qui est terrible c’est de faire payer aux peuples le prix de tous ces désordres. On risque gros.

Bonne journée.

brèves du jour

Les royaumes, les hiérarchies ne sont plus sûres. Ce sont des foyers infestés par quelques virus dans les données.

On est passé de la scissiparité à des sexualités polymorphes. Quelle éprouvette nous attend donc ?

Si nous étions restés au stade de la scissiparité nous serions tous les mêmes ni homme ni femme, masse informe dans une gelée comestible. Mais qui donc pourrait nous consommer ?

Le pouvoir, le royaume des cieux, serait selon certains dans les nuages, non, mais ils rêvent ou bien nous prennent pour des sujets.

Je trouve passablement inquiétant le fait que les échanges normaux avec les passants ne soient plus possibles, ou source de terreur. Qui donc a intérêt à ce que la vérité ne puisse plus être mise à jour ? Le joug est terrifiant, ce n’est pas du tout Christique. Ce serait l’anti-Christ exactement.

Comme une Fête

À quoi ça sert de vivre si c’est pour mourir ? À quoi ça sert d’aimer ou de penser pour que tout s’éteigne ? N’aurions-nous une âme un jour pour ne plus jamais rien voir ?
Qu’est-ce qui fait qu’un jour notre âme a pu voir, ou se réveiller, se sentir vibrer, vivre en phase avec les mondes ? Notre âme ne serait-elle que fantôme errant et hasardeux, fantasme de notre cerveau, processus électrique et chimique d’ atomes et cellules composant un semblant d’unité, une illusion, dans un univers aussi illusoire destiné à disparaître dans un trou noir ?
Trou noir certes, absolu si l’on sonde les confins des univers. Mais tout cela nous échappe fatalement. Nous n’y sommes absolument pas, même si nous pouvons le concevoir ou le penser. Le penser met une distance entre le néant et nous. Le néant est infini, seul infini indiscutable.
Sauf qu’en son sein, existent tous ceux qui existent et se maintiennent en leur être. Ce qui fait que l’être se maintient dans le néant sans rien lui devoir, mais ne doit qu’à lui-même le fait d’être.
Alors ne posons que l’être parmi tous les êtres existants. Et voyons comment tous les êtres peuvent y puiser leur énergie. Énergie, ou Amour, ou Volonté de vivre.
Les Dieux mêmes sont confrontés à ce réel. S’ils aiment ce n’est pas par amour propre, c’est par cet amour du Jeu, pluriel et infini Mystère. Autant dire un immense plaisir qui se déroule en eux et hors d’eux. Bonheur, extase. Comme une Fête.

Dans cet ordre d’idée, toutes les œuvres servent l’ Oeuvre plus grande qui nous fait grandir, la mort tombe d’elle même.

Éden

Vous aviez la terre merveilleuse à garder, les fleurs, les oiseaux, les loups et les poissons, les montagnes de cristaux, les reflets bleutés du ciel dans les océans, vous aviez des nuages pour rêver, et des étoiles pour dormir en paix.

Désormais écrasée par un monstre méchant.

On dira, quelle nuit ! On dira quelle nuit de notre âme se trouve là. Imagine dans le très lointain un homme-événement assez improbable, inquiet, grain de poussière dans ces univers, homme aussi infime qu’un virus en errance dans des corpuscules, ayant la prétention de régenter les mondes, les temps, et la matière noire. À peine prononce-t-il le moindre mot que déjà le passé l’engloutit dans un oubli profond. Sauf s’il se souvient, et encore est-ce sûr ? Il rêve de prolonger son temps d’existence au plus loin qu’il lui soit permis, en s’y prenant si mal. Avec son corps boiteux et ses blessures qu’il transporte comme des médailles honorifiques. Non quelque chose nous échappe de façon inouïe dans ce Jeu Mystérieux, comme si nous avions chacun un fil à soutenir et suivre, fil qui loin de nous enlacer et nous aliéner, pouvait nous rendre la mémoire de ce que nous sommes en vérité. C’est à dire un œil, dans ces univers, observant les mondes. Mais cet œil d’où nous sommes n’est pas pour nous rendre aveugle et imposer sa puissante lumière.
Si nous demeurons ici dans cet unique instant présent, autant dire rien. Malgré ces fils d’histoire qui s’emmêlent les uns aux autres et se nouent dans le bien et le mal, nous paralysant d’effroi.
Même si nous ne sommes qu’une illusion d’être, dans cette illusion naît un réel qui coïncide avec le notre présent, vous n’êtes pas seulement homme poussière, vous êtes hommes dieux. Ayant quelque chose à vous dans cet infini, et tous les êtres à aimer, soutenir, faire vivre en vous. Ceci ne ne faisant pas n’importe comment, selon n’importe quelle condition malheureuse et bancale. En disant n’importe quoi et faisant mal.

Voyez donc l’importance de dire mieux. De dire bien sans faire semblant.

Ce n’est pas là-haut que vous avez le vertige de l’abîme, c’est dans le fond que vous avez celui des cimes. Sisyphe essaie-t-il encore de gravir sa montagne avec sa pierre ?

Se repentir (jour de colère)

Quand tu vois la Terre mourir sous les coups des puissances négatives monstres avaleurs d’ors, de gloires et de mensonges, quand tu réalises qu’on la tue partout dans ses arbres et ses orangs-outangs, dans ses peuples simples, tu n’as d’autres choix que de poser genoux à terre comme signe de reconnaissance face à ta Mère. Repens-toi de tes fautes, ainsi tu chasses les ombres.

Nul d’entre nous n’est innocent. Nous avons toujours notre part de faiblesse, de défauts et de manques, de lâchetés, de complicité plus ou moins troubles avec ces puissances négatives qui ravagent la terre, tous nous croyons légitimes nos salaires, sans jamais nous interroger sur la propreté des sommes reçues.

Se révolter, pour se réveiller face à l’horreur. Et dans la mesure de nos moyens, considérer la part mauvaise qui est la nôtre. Là vous verrez que les puissances des états, des empires et des églises complices de ces crimes ne sont que fétus de paille, ou feux de paille. mais tragiquement nous emporteraient dans leur gouffre morbide.

Combien de gens disent « je me passe très bien de Dieu », sans se rendre compte de cette bêtise, parce que là ils sont invariablement renvoyés au Diable, empruntant par là même, la figure de Dieu sous le masque du pouvoir et des royaumes, des armes de mort.

Se repentir non pour se mortifier, mais pour nous sentir vivant, sous nos pieds vivre la Terre qui nous élève.

La jonction alors s’effectue.

La noce

Comment une matière morte pourrait elle engendrer un être vivant et pensant, aimant, qui a cette étonnante faculté de se pencher sur la nature de la matière ? Matière morte ou se mouvant dans n’importe quel sens incohérent, chaotique, ou immuable pétrifiée dans son corset d’atomes et d’énergies.

Il a bien fallu un certain souffle pour ranimer les cendres.

De même, un état n’est pas stable s’il n’est pas animé d’un souffle commun, d’une pensée commune et consensuelle. Il risque de se diviser en lui-même. Mais cette pensée, ces idées ou ces dogmes, ou idéologies, en gros, ces spiritualités doivent-elles être le fait d’une instance qui surplombe les hommes ou le fait de tous les hommes qui contribuent à la [pensée] commune ? Depuis quel fond ténébreux peut surgir une lumière ? Je ne crois pas que cela nous vienne des trous noirs éparpillés dans les univers mais plutôt de ceux que nous portons en nous. Le fond commun aux hommes étant dans la nuit de leur âme en quelque sorte.
Et pourquoi donc ce noir ou ce mauvais voyage, cette négativité serait elle plus forte que la lumière ou la douceur, les éléments de langage qui parfois nous éclairent ?

La terre est dans une phase critique, pour ne pas dire apocalyptique. Il faut sacrément mentir ou se mentir pour ne pas en reconnaître le moindre signe. Tous les ingrédients sont là, pour le meilleur ou pour le pire.

Quelle Noce …

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