Martiens

Tout va bien, tout ne va pas si mal. Il suffit de retrouver la sortie, c’est à dire l’entrée, la porte par où nous sommes venus. Elle est quelque peu éloignée, invisible à l’œil nu, carrément imperceptible avec un télescope ou un microscope, puisqu’elle est à la fois fonction de l’intérieur et de l’extérieur, disons, de notre esprit et notre chair, du sensible et de l’intelligible, elle est fonction des images, représentations, animées non seulement en 3D, mais en quatre, cinq, voire plus, qui recouvrent le réel dans sa totalité. C’est normal. C’est nous. Ce nous qui inclut chacun des moi, et qui s’y détermine, selon sa volonté, sa foi, ses actes, son orientation. Nous n’allons pas n’importe où. Nous allons en nous, nous retrouver tels que nous étions avant de naître, c’est mathématique. Et absolu.
L’unité n’est pas altérée. Ce n’est pas une unité de nombre mais une unité d’être qui nous unit dans l’univers, et à l’univers. Je n’invente rien. La science astrophysique le prouve en quelque sorte. Dans ce processus créateur des masses et des étoiles, nous y étions, sans doute pas comme monsieur ou madame untel, non, mais nous venons de là, et sommes reliés à ce moment initial, sans trop de ruptures, capable de reconstituer, au moins en images, la relation. Et au mieux en réalité. De façon simple et essentielle.
Ce ne sont pas les mots, ni les nombres qui vont nous rendre notre âme, si nous n’y mettons pas de notre âme pour la retrouver. C’est là que je dis « je ». Cela ne tient pas à toi si je m’égare. Cela tient à mon amour. À la chance aussi, qu’il ne faut pas perdre. Au Hasard qui existe à peine, qui n’existe pas par hasard.

La sortie est quelque part dans ces univers extérieurs, comme un point de l’espace et du temps, mais suffisamment loin pour ne nous la trouvions pas si elle n’est pas dans notre intérieur. Et c’est cela qui conditionne l’extase amoureuse. De même que la condition douloureuse de nos corps. Le miracle serait de voir en un éclair les âmes des hommes s’illuminer en leur intérieur. Et non pas disposer de fusées ou des énergies pour se rendre chez nos voisins martiens, des banlieusards un peu cramés et très paumés.

Esprit là.

Pensez l’esprit, pensez l’esprit qui vous pense, avant de penser selon le sien, le notre, le votre. Pensez non avec les mots, mais avec leur silence.

Saurons-nous retrouver les lois simples perdues ? l’innocence, la bonté, la lumière et l’eau qui coulent de source ? la simple harmonie, la joie de vivre.

Mine de rien

Tout se met en place. Rien ne passe. Tout passe par le filtre jugé convenable et récupérable par l’intelligence, l’organisation de l’information, les nouveaux repères formulés par la science qui seule fait autorité. Peu importe qu’elle mente, trafique, ignore, corrompe, elle s’impose, et emprunte tous les champs de la connaissance, transversale, oblique couchée et verticale. On est en train de mettre en place des raisons nouvelles opposables à tous les écologismes, à tous les spiritualismes, et autres utopies, de la même façon qu’on a éradiqué les arts en décrétant la mort de l’art. Par exemple, il n’y a rien de plus naturel qu’une centrale nucléaire, ou des OGM, puisqu’ils sont le résultat de la culture, et que nature et culture ne font qu’un. On est dans un processus qui vise même à justifier l’insémination artificielle analogiquement au bourdon qui sert d’intermédiaire dans la fleur entre pollen et pistil. Ensuite on totémise la matière, qui devient par conséquent sacrée mais vide de spiritualité hors d’elle. On récupère l’animisme pour fonder tous ces modèles urbains, et des techniques comme étant le pur produit de l’âme de la nature se développant spontanément et fatalement comme Matrice.

Les politiciens entérinent ce que les anthropologues leur décrivent comme étant le Modèle unique à suivre. Tout cela étant issu de la pensée complexe, étant même le seul tissu.

Quand on entend dire que le peuple n’a pas autorité sur la science, qu’il n’a aucune prise sur le savoir, mais que la science ne peut être vraie que par la communauté scientifique, les publications des pairs faisant autorité, il y a de quoi frémir. On n’est pas loin des dogmes. On peut se trouver très vite excommunié.

La raison

Devenir fou alors que nous le sommes, que tout est fou avant nous. Il y a une démence dans ces univers. Peu importe la façon dont ils furent créés. Ils sont fous par la profusion, l’infinité des formes et des pensées, l’impeccabilité des calculs, leur perfection, la science absolue qui est à l’origine, et engendre à toutes les échelles du cosmos ces bals stupéfiants, millimétrés, organisés, ordonnés, ces harmonies des sons, couleurs, vibrations, ces variations sans fin des formes et des dimensions traversées. Prenez ne serait-ce que le Temps lié à l’Espace, inconcevables pour un esprit humain qui cependant essaie de le conceptualiser, mais ne l’a pas conçu.

Songez donc, que dans la conscience du savant c’est une honte de ne pas détenir les clefs qui le rendrait l’égal du créateur. De même, prenez un individu lambda, personne ne sait excepté lui ce qu’il pense, le fond de sa propre conscience, comme si chacun d’entre nous était confiné dans sa bulle. Avec comme seul moyen de franchir le passage de l’un à l’autre que les langages, les mots, les nombres, tout un arsenal de codes.

Nous concevons l’infini dans un corps fini, limité, borné, tenu dans ses repères, dans l’étroitesse de nos moyens très conditionnés, relatifs. De même nous savons qu’il y a une puissance colossale dans ces univers, une fulgurance des phénomènes, nous sidérant, et nous voilà là, si petits si ridiculement faibles, mais dotés de raisons et de pénétration dans les arcanes des choses. Donc de pouvoirs mêmes minimes, porteurs de signifiants et pesant sur le cours des événements. Que ces pouvoirs soient d’ordres techniques ou psychiques, ou verbaux, ils sont effectifs quoique minimes malgré leurs encyclopédies universelles. Ce sont les pouvoirs des civilisations, plus que ces pouvoirs des sociétés simples, minimales et proches de la nature. Confiantes, sereines, vivant au rythme du temps et de l’espace. Tandis que les complexes veulent aller plus vite, et accroître leurs champs d’investigation. Et tout dominer.

De là, de cette volonté dominatrice, commence la folie déraisonnable. Nous atteignons des sommets dans le style. Les derniers étant sévèrement écrasés et réduits à néant par ceux qui se tiennent en premier. Anéantis et enfermés dans leur condition de corps animal. Bétail subjugué. Matériau corvéable et pliable à merci. Sans destin autre que la décomposition et les organes voués à l’utile, simples pièces détachées d’un immense puzzle.

Ce monde vit une tragédie aggravée par la mise en place d’un pouvoir suprême mondial qui tend à se mettre en place. Non seulement nous pouvons perdre le peu de libertés qui nous reste, mais comme dans ces romans de science fiction il y a un piège dont nous ne pourrions nous délivrer, ou alors en nous suicidant tous, en végétant dans la soumission la plus extrême, comme une voix ou une âme éteinte.

C’est un peu comme ce diable qui veut te convertir et pour cela ne te laisse de choix que de mourir si tu ne t’exécutes pas. Tu dois donc abjurer ta foi. Il n’est jamais précisé à quoi tu dois croire, tu dois te rendre à la raison. Celle du plus fort.

Comme les loups. Qui sont aussi des masques. Évidemment on te traitera de complotiste si tu ne te rends pas à l’évidence du Bien. Comme si le bien pouvait comploter contre toi. Ben voyons…

la faute

Je m’interrogeais sur la notion de faute. Sur la mienne puisque je ne me sentais pas fautif. Mais si je me sondais je découvris qu’elle ne peut pas ne pas avoir eu lieu quelque part, du moins si j’avais l’honnêteté de la reconnaître. Ce qui me demandait un minimum d’effort, et de discernement. Je sais ce qu’elle est. C’est mon affaire exclusivement. Bon, cela me permet aussi de comprendre quelles formes elle emprunte de la façon la plus violente chez les autres. La trahison, l’hypocrisie, la sournoiserie, la passion négative, le poison qui circule dans les veines, tout cela nous voile la lumière, comme la haine nous aveugle et nous retient dans le noir. Nous sommes tenus dans les profondeurs obscures de notre sang, de nos mémoires dont nous avons oublié le signe.
Alors il en résulte des racismes, des sexismes, ou spécismes de toutes sortes. Nous restons enfermés dans l’amour de notre sang, notre égoïsme. Le raciste défendant sa famille, et rejetant les autres. Or ce n’est peut-être pas ce qui est en vérité.
Ce qui est, c’est la révolte secrète. Contre soi-même dans son sang, la haine secrète de sa naissance, de sa condition, de l’ignorance dans laquelle nous sommes retenus, pris dans une contradiction. Parce que nous avons aussi cette autre haine secrète de ce qui n’est pas de notre sang. Nous avons baigné dans l’amour maternel, dans sa douce lumière. Incomparable aux autres lumières, nous y étions captivés. De même celle de notre père, quoiqu’elle soit d’une autre essence.
Nous devons nous extraire de notre sang, nous désaliéner de celui-ci, tout en le gardant. Nous allons forcément devoir épouser un autre sang, parce que l’inceste est insoutenable, et tabou a proprement dit.
Concernant les races ou les familles, les cultures et les croyances, voyons-nous mieux les défauts des nôtres ou les qualités des autres qui nous font défaut ?
Le sang véhicule tellement de choses à notre insu. Nous sommes plus pris dans nos passions que délivrés par celles-ci. L’amour, le cœur, le courage, tout cela est extrême, dans le bien, ou dans le mal si nous n’y prenons garde.
La faute commune aux hommes se dévoile dans la volonté dominatrice qui s’établit. Dans le règne qui s’impose sur la faute du monde. Dans l’esclavage nous ne pouvons la percevoir. La nature échappe à l’esclavage par son innocence. Tout cela, tous ces travers sont strictement humains. Dans la souffrance la nature meurt et ne nous laisse plus que la mort. Mais dans la pureté du cœur la nature nous soutient.
Preuve s’il en est que notre faute n’est pas irrémédiable. Sauf celle que nous aurions commis en Esprit. C’est comme un dé que nous aurions jeté et dont le sort était lancé.

Dans cet ordre d’idée nous voyons bien que les mots en aucun cas ne peuvent dire la vérité de l’Esprit. Tout ce qui est notre pouvoir serait la franchise pour faire reculer hypocrisie, mensonge trahison, sournoiserie, et ces cortèges de violences, intérieures et extérieures. Nous aurions contribué à réduire nos fautes respectives, et fait reculer le mal.

Les cathédrales du Chaos

Les puissants pour ne pas perdre la main, leur emprise sur le monde, produisent des chefs-d’œuvre de désordre et de séparation des hommes entre eux, des races entre elles, des sexes, des hommes et de la nature, et fin du fin, des hommes avec leur psyché, comme on fabrique des fous paranoïaques, des schizophrènes, et des gens ayant tout oublié, des temps dans lesquels nous nous tenons, des lieux, et des noms de lieux, des orientions instinctives dans l’espace, désormais sous contrôle du gps.
Ces cloisonnements nous privent de toute réponse valable et de pouvoir ne serait-ce que nous insurger, ou construire un autre monde, doué de sagesse vivant de bon sens, ou de vérité. Quelque part les peuples sont knock-out pour notre bien par la machine globale, source d’effroi par la souffrance ou la peur de la mort dont nous sommes otages dans ce noir profond.
Ce n’est pas la communication par téléphone ordiphone et lettres écrites comme on parle, mais d’où ne sortent nulle voix, nul ton et en réalité nulle poésie, qui vont nous faire communier, au sens de se sentir dans un esprit commun, ou dans cette lumière intuitive qui nous rassemble. Tétanisés d’angoisses et de solitudes, envoûtés par des chiffres qui nous mettent à terre sans réponse possible, parce qu’ils sont objectifs, absolument indiscutables, n’ayant en eux-mêmes nulle vérité qu’eux-mêmes, ils nous enferment dans cette boucle de quasi néant.
Nous ne sommes que des chiffres, des séquences de génomes, et des robots fonctionnant par les nombres, et les bits d’information. Une fois le courant coupé vous n’existez plus.
Voyez le tableau.
Dans ces conditions là, les forêts peuvent être rasées, les animaux périr, les mers vidées, les gens en prison ou tués, cela n’a aucune importance. Puisque la machine savante et puissante peut continuer son œuvre de mort visant ni plus ni moins qu’à saisir le savoir ultime et initial, l’alpha et l’oméga de la création et donc se substituer à Dieu maître de la mort, et de la métamorphose du vivant. Les masses, les corps n’étant que des objets, des outils plus ou moins utiles à ces projets déments.
Puisque vous allez mourir, vous pouvez donc livrer votre corps, qui n’a nulle importance, nul destin, il doit servir les plans avant votre anéantissement. On vous épargnera tout de même une trop grande souffrance, on vous administrera des drogues, dures ou douces, des alcools ou des opium, de la morphine dans les cas extrêmes, mais vous serez des cobayes des laboratoires, et vous servirez les bases de données, les datas dans le cloud hors de la portée du moindre quidam.

Les plans de cette cathédrale du Chaos peuvent ils se confondre avec les plans de Dieu ?

Exister. Réponse à Alexandre

Un scientifique affirme que Dieu n’existe pas. Un autre que la Nature n’existe pas. Ils affirment par là leur position, sans plus.
Mettons que Dieu n’existe pas, voyons ce que cela signifie.
D’abord, que veut dire exister ? Exister, se manifester, être présent parmi les choses et objets divers, être visible et constatable au sein des phénomènes, de la même façon que nous paraissons, de façon semblable, exister comme un acteur sur la scène du monde. Effectivement rien dans ce monde ne semble avoir d’existence définie, ou définitive. On ne constate que du fuyant, de l’éphémère, du mouvement. Alors qu’exister voudrait affirmer le contraire, comme une pétrification de la chose donc saisissable, conceptuellement arrêtée.

Ensuite Dieu, nommé ainsi. Que couvre ce mot, plus exactement le Nom propre, comme Jules, ou Jean. A priori, personne ne s’appelle Dieu. Sauf ceux qui empruntent ce pseudonyme sur les réseaux sociaux, ou pour blaguer, par prétention, ou alors si c’est dit sérieusement, si un homme se qualifie de dieu ( minuscule), c’est osé. Et cela n’a pas le même sens avec ou sans majuscule.

Comment savoir dans l’affirmation du scientifique s’il s’agit d’un D ou d’un d ? Vu que c’est par ce mot que l’affirmation est écrite.
Dire « Dieu n’existe pas » est foncièrement différent de « dieu n’existe pas ».
Mettons, pour commencer, dieu avec une minuscule. Ce mot d’usage courant est porteur de sens intelligible. État transcendant d’un être, permanence, immortalité, créateur de lui-même, ayant toujours été. On peut évidemment réfuter que ces qualités puissent exister de façon absolue, mais plus difficilement de façon relative. Chaque homme doté de conscience se sent doué de ces vertus naturelles, au sein des bornes de son existence. Depuis que je suis né, j’ai toujours été. Je me crée chaque jour une part de moi, je ne meurs pas, je reste là, à la même place, et parfois je transcende mon état.
Bon, dieu a du sens et de l’existence, si on le prend, l’accepte dans ce sens là.
Maintenant, qu’en est-il au niveau supérieur ainsi nommé Dieu ? Si c’est l’assemblage de toutes les qualités divines présentes partout, manifestées partout inimaginables et innombrables, on peut encore concevoir cette dimension d’être assez pharamineux, étendu dans tous les horizons possibles de la nature et du cosmos : Je ne suis pas le seul à être dieu, ce serait le signe de mon insignifiance. Par conséquent Dieu se conçoit comme l’agrégation de tous les dieux, ou toutes ces qualités fabuleuses ce qui le qualifient, le font vivre, ou le vivent.  C’est l’idée que Dieu est la somme de tous les dieux. C’est à dire de tous ceux qui œuvrent dans leurs créations respectives, dans les qualités transcendantes, qui pérennisent, etc. tendent vers une unification en eux et hors d’eux, d’un Dieu en personne, puisque les qualités (dieu) des petits dieux que nous sommes n’est pas séparé de notre personne. Nous nous identifions au dieu que nous créons en nous-mêmes. Si j’existe, si tu existes, de même que le Nous, cela fonde l’assemblée de tous ces sujets, c’est un Sujet plus grand. De la qualité, on est passé à l’identité. Tout ça si tout est respecté, si rien n’est faux, menteur ou fondé sur des intentions plus ou moins troubles, cachant des intentions d’autre chose qui nous posséderait à notre insu.

Dire « Dieu n’existe » pas revient en fait à tout s’autoriser. De même que dire « la Nature n’existe pas » . Au nom de ces postulats, Tout est possible, tout création artificielle est possible, et permise. Il n’y a aucun interdit.
En vérité, derrière ces mots se cache la volonté de puissance infinie d’un Dieu… impuissant.
Volonté d’omniscience et d’omnipotence. Volonté de transcendance, qui procède d’une chute ou de quelque chose de perdu. Comme Alexandre qui cache le soleil à Diogène pour que celui-ci se révèle.

Mais en fait on peut affirmer que Dieu n’existe pas, sans que cela soit faux. Il n’existe pas dans notre monde, il n’a pas trop envie, ni besoin d’exister en ce monde, ou en ces mondes, il s’est abstrait de tous les mondes. Il est d’une autre existence, de celle qu’on peut peut-être nommer essence, et peut-être d’un rien où lui seul peut et sait se Tenir. Là, il est mort, donc immortel, éternel. Mais il s’est délivré de Toute existence. Il n’existe pas.

Un jour, j’écrivais le contraire : « Dieu n’existe pas, Il existe. » Elle aussi elle existe.
Des formules contradictoires disent des vérités similaires.

Tout ceci n’aurait pas grande importance si nous savions faire vivre en nous quelque chose qui nous élève et nous sort de ces situations mauvaises où nous nous débattons en vain. On respirerait alors les essences fameuses des bienheureuses et bienheureux. On changerait de postulat dans ces ensembles des sciences. Ou de paradigme. Mais qui nous autorisera ?

Trop drôle, ces gens s’autorisent tout mais n’autorisent pas Dieu à exister. Il faudra compter sur nos seules capacités à lui rendre son existence. Si vous savez comment …

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