Quelle est la pauvreté du monde ?

Probablement celle de croire que le siècle est tout, que le temps est objectif, et que rien ne passe que le temps. Savons-nous ce qu’ici nous sommes ? Ce que nous avons à cultiver, ce que nous avons à faire et dire, ouvrir et œuvrer, comme si la Terre pouvait être modifiée à notre guise comme on change de décor, en fonction de nos idées et visions, qu’il suffirait de changer les meubles, de rénover les peintures, et d’effacer les anciennes, de détruire les vieilleries architecturales, culturelles, pour améliorer la condition, alors que nous faisons que rompre le fil de nos mémoires, et oublier les cieux, l’immortel, l’éternel, et l’essentiel qui gît, mort, exsangue nous laissant dans une extrême pauvreté.

Alors pour oublier cette sorte de déchéance de notre état, que ne ferions-nous pas ? Usant, abusant de stupéfiants, consommant sans modération ces drogues sous toutes leurs formes, -celles-ci sont nombreuses – nous passons à côté des choses simples et lumineuses, ces éléments essentiels qui font que nous nous reconnaissons, comme un bouquet de roses offertes, une échange de regards suffit à tout expliquer.

Bien entendu, il y a tous ces génies qui illuminent les siècles, ces livres, musiques et toiles chargées de grâces sans lesquelles nous tombons encore plus bas. Perdant les seuls éléments d’émotions, de larmes, et de rires qui nous restent. La richesse est dans l’âme qui peut à la fois s’exprimer et entendre. La pauvreté est cette absence. Cet enfermement dans la matérialité des choses, ou dans la spiritualité qui n’est pas reliée à cette matière.  La relation n’étant pas effectuée, c’est comme si le rêve n’était pas vécu, comme si le réel ne comportait nulle dimension imaginaire réelle.

C’est à deux que l’éternité se passe, nous passons à deux vers l’être éternel, le nôtre. Même si nous mourrons seul, si nous y sommes à l’instant de notre mort, confrontés seuls. Ce qui ne peut se faire autrement. Sans présumer de l’au-delà. Nous ne pouvons mourir pour un autre.

Nous pouvons juste vivre pour un autre, et nous soutenir dans cette lumière. La plus grande richesse est dans le don. Il faut prendre aussi pour pouvoir donner. Prendre ce qu’on nous donne… pour pouvoir rendre. Ainsi nous nous enrichissons tous.

Comment savoir si notre époque vit vraiment cela, cet échange des dons ? Ou bien si nous vivons dans une poubelle ? dégoûtante.

Ce facteur de misère — Un œil pour deux

Rien n’est normal dans l’existence, tout est fou. De l’insignifiant faire naître du signifiant, du silence extraire de la parole, ou de la pensée, ou de la conscience de soi, de la poussière faire sortir un être ayant une sorte de cohérence,se mouvant, se nourrissant, produisant, souffrant et capable de rire ou de pleurer en…

via Ce facteur de misère — Un œil pour deux

Songez donc, les univers engendrent un être capable de se poser des questions et trouver des réponses sur les univers, un être nouveau, innocent, nu comme un ver, un miroir fragile, sensible, éphémère, faible et puissant. Ne serait-ce qu’un rêve ? ça passe si vite, et ça ne passe pas non plus, le temps présent dure toujours, toujours là, jamais là.

Les hommes semblent ne pas savoir qu’ils sont investis de pouvoirs sidérants, stupéfiants à la fois par leur grandeur et par la bassesse. Ce qui est assez logique, puisque cette totalité contient les extrêmes et que nous contenons la totalité. Nous penchons d’un bord à l’autre. sans jamais savoir si ce que nous produisons est bien ou mal, de façon radicale. C’est sûr, nous ne pouvons supporter cette idée de vivre en faisant mal. Disons en pleine conscience de ce mal, ou d’une action dont nous ne sentirions que cette face négative, sans une impression que ce mal porte un bien, même douloureux. Ou alors nous serions un véritable démon dans ce monde, un super monstre de mort. Un bourreau éternel.

En somme les hommes sont « grands », mais ils ne le savent pas. Fameux, fabuleux, excessifs, fantastiques comédiens. Faisant semblant. Jouant des fictions de passions amoureuses, qui prennent chair réelle, qui s’incarnent dans leurs chairs et les propulsent par ces jeux d’émotions où se révèle parfois La transcendance.

Ces pouvoirs (politiques religieux scientifiques médiatiques financiers juridiques artistiques…) habités par des ambitieux expriment en arrière plan cette grandeur. Mais ces personnages ne le savent guère plus que l’homme moyen…

Mais la vie n’est pas une fiction, ce n’est pas tout à fait une comédie, ça l’est uniquement par analogie, par ces jeux de représentations qui se produisent en nous. Nous sommes plus souvent le jouet de ces images que l’acteur de ces images. Nous vivons plus dans l’imaginaire que dans le réel, parce que le réel est plus insupportable que le fictif, que le film du réel est autrement plus douloureux que le cinéma. Même si ce dernier est porteur de leçon fabuleusement belles ou tragiques, nous menant dans des sommets d’émotions.

Non, ce qui importe donc, c’est ce qui se trame dans le réel intérieur, bien présent. Beauté, Vérité par delà les masques.

Selon les formes exprimées.

Ce facteur de misère

Rien n’est normal dans l’existence, tout est fou. De l’insignifiant faire naître du signifiant, du silence extraire de la parole, ou de la pensée, ou de la conscience de soi, de la poussière faire sortir un être ayant une sorte de cohérence,se mouvant, se nourrissant, produisant, souffrant et capable de rire ou de pleurer en contemplant l’ensemble de tous ces phénomènes et choses manifestées, sans pouvoir saisir quoique ce soit, tout en ayant l’idée de pouvoir en saisir quelque sens, ou un ordre quelconque, puis assister au spectacle d’un monde luttant pour survivre dans ce monde, comme s’il s’agissait de la seule nécessité, celle de se maintenir, celle reporter indéfiniment notre existence ailleurs, au moins dans nos œuvres, selon une volonté de persister quelque part, tout simplement refusant cette disparition pure et simple de quelque chose en nous-mêmes, ou de nous-mêmes en tant que chose.
Ne sont pas normales ces sociétés non plus, aveugles confrontées aux mystères et imposant leurs volontés aux individus devant se taire, comme si ces mystères étaient résolus et que chaque membre devait s’y plier sans pouvoir faire fleurir ses propres variations, ou ses expressions singulières, marcher au pas des diktats du siècle, subir la loi démente des puissances éphémères qui se prennent pour éternelles, et qui prennent bien soin que les hommes se soumettent et demeurent dans la pire des ignorances et se plient à l’exécution des labeurs et des reproductions.
Comme si la Terre était éternelle. Comme si notre existence était le tout de l’existence. Sans autre lieu ni être que celui-ci dans sa cellule.
Et-ce une explication à ce bruit infernal que les hommes sont capables d’engendrer avec leurs activités démentes qu’ils imposent comme sages, ces monstruosités des palais et des constructions hors normes et quasiment inutiles, ces engins surdimensionnés devant lesquels le monde s’extasie, ces sommets atteints dans la stratosphère, qui ne sont guère que crotte de mouche dans la banlieue terrestre, relativement à la dimension des univers. Cela flatte surtout leurs concepteurs, et les hommes admirent et adorent leurs monstres. Certes, ce n’est pas mal. Cela révèle un certain génie. Cependant demeure un problème immense non résolu. Ce qui est facteur de misères et de malheurs. De chaînes pesantes et inhumaines, de maux plus forts que normaux.
Parfois certains arrivent à voir qu’il y a des lumières manquantes sur cette terre. Cela ne relève pas de l’électricité.

À quoi cela tient il donc ? qu’est-ce qui pourrait nous faire revenir vers quelque chose de plus normal, de plus raisonnable et que nous puissions retrouver une dimension plus humaine, plus naturelle, que les pouvoirs cessent leurs course folle vers le néant, ou l’absurde, l’insensé d’une parole unique qui muselle la multiplicité de la Parole et sa richesse ?

 

Réanimation des âmes mortes (suite )

Un des problèmes majeurs de l’homme est celui du travail, au sens physicien de l’effort, donc de l’énergie qu’il faut pour survivre, exactement comme l’animal, ou n’importe quel être vivant voulant vivre, ni plus ni moins, cela indépendamment de la reproduction de son espèce, qui est l’autre problème majeur. Tout cela se passe sous cette…

via Réanimation des âmes mortes — Un œil pour deux

Il est sûr que la totalité se résume en deux conceptions opposées. Soit la vie et la mort, la Nature ou l’artifice. La nature est un système, admettons. Mais un système animé d’âmes vivantes. Tandis que nos systèmes ne tiennent que si nous les tenons à bout de bras, en les forçant sans cesse pour les maintenir en vie, alors que le naturel se maintient tout seul, par ses propres efforts. L’oiseau vole selon ses ailes, l’avion selon les pétroles et autres ressources, industries, temps passés à construire, pour soutenir cette activité. La nature est autonome, les industries sont asservies et asservissantes, sans même évoquer leur nuisance au sein du système naturel. Alors que l’inverse n’est pas vrai. La nature ne nuit pas à proprement dit pour elle-même, ni pour ceux qui savent un peu s’y plier.

Ensuite, la différence de taille entre les deux systèmes tient à ce que chacune des entités construites inclut en elle-même. Un oiseau n’est pas qu’une machine complexe.  Il porte aussi ce qu’il est, son essence, son temps, son esprit propre, disons comme une âme dans la « machine ». Alors qu’un drone ne vit que sous l’impulsion d’un pilote humain expérimenté qui se situe dans ces conditions guère plus haut que l’oiseau, et encore au stade des réflexes de base. Pauvre humain qui doit vivre dans cette machine , comme si c’était un destin pour un homme.

Certes, l’ingénieur semble mieux loti… mais si l’on sait que les ingénieurs ne fabriquent qu’une infime partie des machines, que son travail est divisé à l’extrême, là encore on retombe à un niveau bien bas, dans ces conditions impitoyables pour du salaire ou des carrières. Ce n’est pas dans cet état que nous serons émerveillés par la vérité ni extasié devant les merveilles de la nature « divine » des choses.

Le sujet est inépuisable dans le sens où ce qui préside à la création se situe à une échelle qui demande compréhension, saisir ce que veulent dire ces choses de la nature, qui est peut-être bien la nôtre. 

Réanimation des âmes mortes

Un des problèmes majeurs de l’homme est celui du travail, au sens physicien de l’effort, donc de l’énergie qu’il faut pour survivre, exactement comme l’animal, ou n’importe quel être vivant voulant vivre, ni plus ni moins, cela indépendamment de la reproduction de son espèce, qui est l’autre problème majeur.
Tout cela se passe sous cette forme hiérarchique, inégalitaire, liée à nos différences de connaissance, d’intelligence, de ruses, de bontés et de malignités. Depuis le temps, les systèmes se sont affinés. Les esclavages ne sont pas les mêmes que dans l’antiquité. Mais ce sont tout de même des servitudes, et des chaînes. Ceux qui se font servir ne tiennent pas trop à perdre leurs avantages, et ceux qui servent savent aussi comment se servir des subalternes, des petites mains qui leurs procurent les biens dont ils ont besoin, que ceux soient des vrais ou des faux besoins. Tout le monde connaît la valeur de l’argent, ce facteur qui tient tout le monde en otage, et qui le tient d’autant plus que tu en possèdes. L’argent est rarement providentiel. Chacun croit légitime la fortune dont il hérite, de la position qu’il occupe dans ces ensembles qui le précèdent et l’ont mis dans ces conditions, en lui demandant sa part d’efforts. En vrai chacun essaie de se maintenir, ou d’améliorer sa condition. Dans cette optique, tout ne serait que déploiement de ses ruses, pour arriver à ses fins. Rien de négatif a priori. Tout semble normal. Normal du fait de la valeur en apparence logique des monnaies, et des droits donnés par la loi. Il semble donc qu’il n’y a aucun mal dans le monde s’il n’y a pas de transgression des lois que les hommes ont imposé. Ceux qui détiennent des milliers d’hectares se sentent dans leur droit. Ceux qui diffusent des poisons sur les sols et dans les airs, ceux qui chassent et ravagent les milieux, exploitent les forêts et laissent des champs de ruine ne se font guère mauvaise conscience des dégâts qu’ils commettent, s’en lavent les mains et récusent toute opposition. Ceux qui font dans l’illégalité des trafics interdits n’ont guère plus mauvaise conscience, tout cela se tient dans des ensembles qui en apparence s’opposent, mais en réalité se complètent.
Les lésés de l’histoire peuvent aller se faire voir ailleurs. Il y a un Ordre dans ce monde, qui n’a rien a voir avec la morale effective, un bien opposé à un mal, compris au sens métaphysique.

Comment en est on arrivé là ? Ce bien ou ce mal, naturel, évident, simple dans les sociétés simples, où les hommes égaux devant la nature, et égaux entre eux, savaient d’instinct peut-être le bien et le mal les touchant individuellement et collectivement, sans distinction de l’un et de l’autre. Tout le monde dans un même bain. Autrement dit, l’individu s’identifiait au groupe et le groupe donnait son identité à l’individu, toujours selon une loi implicite et peu écrite.
Mais voilà, nous sommes passés du côté des civilisations hiérarchisées, compliquées, structurées selon des codes et des règles, des normes imposées et très contraignantes, tout cela au nom d’un Bien qui s’est imposé pour la collectivité. Ce Bien ne pouvant avoir de valeur aux yeux des hommes que si on leur désignât un Mal.
Ces mondes dits civilisés ne tiennent que sous l’emprise des morales. Et le moteur de ces morales est la peur, et son autre versant le plaisir. Carotte et bâton en résumé. Tout n’est pas mauvais dans ces formes civilisées, cela va de soi. Parce qu’il reste des hommes vraiment bons. Des êtres inspirés, et que tous ces textes, écrits prophétiques, ou philosophiques contiennent une large part de vérité, malgré toutes les erreurs d’interprétations. Cela tient aussi parce que la nature est vigoureuse. Mais elle subit les assauts des forces négatives de toutes ces productions visant à s’extraire de la Nature vue comme hostile.
Ce qui semble constant, que ce soit dans une nature sauvage ou dans une cité moderne c’est la lutte obligée. Et la difficulté s’accroît avec les problèmes de génération. De continuité du vivant, de notre vie dans ce vivant là.
Comme tout est lié, on ne peut dissocier nos travaux de nos désirs, de nos amours, et de nos plaisirs. On sait tous très bien qu’on ne fait rien pour rien. Gratuitement. Rien n’est gratuit.
Nous devons donc toujours payer de notre vie pour pouvoir vivre.
Une fois que nous aurons épuisé notre vie, nous aurons puisé toute notre vie donc, là nous l’aurons, mais à condition de vivre vraiment et non pas de façon factice, illusoire ou menteuse.
La vie ne tient que selon l’ordre de la vérité incluse en elle. Instinctive, intuitive et belle.
C’est bien à ce niveau là que les choses font défaut, que les situations sont périlleuses. Même si nous admettons a priori que Tout ne peut être que vrai, de même que Tout ne peut-être que beau, cela ne semble pas si simple. Il y a à la racine un immense problème qui recouvre les problèmes évoqués, du travail ou de la génération, des tâches imposées et des devoirs que nous avons les uns vis à vis des autres. Et également en notre intériorité.
Dans la folie, la vérité nous échappe. Dans la souffrance poussée à son paroxysme, la beauté n’est pas possible. Ce sont deux formes du naufrage existentiel. Celui de l’être déchiré, en lambeaux. Comment dans un monde décomposé, frappé d’interdit, pourrions-nous nous recomposer et nous sentir vivre, heureux et joyeux ? Supportant les peines, cheminant malgré les tourments et les blessures ? C’est pourquoi nombre d’entre nous se résignent et renoncent à vivre, baissent les bras et se soumettent à ces ordres qui rendent le monde malheureux, en essayant de conserver leur maigres privilèges et leurs postes, ou leurs foyers très souvent au bord de la rupture. Et cela se perpétue, entraînant les enfants à leur suite, dans cette chaîne sans fin, un piège que le monde perçoit malgré les voiles, et les fausses vérités, mais chacun s’y berce d’espoir de changement.
Cela ne se peut dans ces conditions là. Cela ne se fait pas tout seul. Nous ne passons pas d’une rive à l’autre sans passeur ou sans passerelle, sans un gué ou un navire, ou en restant sur la rive actuelle.

Les mots sont-ils trop faibles pour ranimer les âmes mortes ?

Réanimation des âmes mortes

Un des problèmes majeurs de l’homme est celui du travail, au sens physicien de l’effort, donc de l’énergie qu’il faut pour survivre, exactement comme l’animal, ou n’importe quel être vivant voulant vivre, ni plus ni moins, cela indépendamment de la reproduction de son espèce, qui est l’autre problème majeur.
Tout cela se passe sous cette forme hiérarchique, inégalitaire, liée à nos différences de connaissance, d’intelligence, de ruses, de bontés et de malignités. Depuis le temps, les systèmes se sont affinés. Les esclavages ne sont pas les mêmes que dans l’antiquité. Mais ce sont tout de même des servitudes, et des chaînes. Ceux qui se font servir ne tiennent pas trop à perdre leurs avantages, et ceux qui servent savent aussi comment se servir des subalternes, des petites mains qui leurs procurent les biens dont ils ont besoin, que ceux soient des vrais ou des faux besoins. Tout le monde connaît la valeur de l’argent, ce facteur qui tient tout le monde en otage, et qui le tient d’autant plus que tu en possèdes. L’argent est rarement providentiel. Chacun croit légitime la fortune dont il hérite, de la position qu’il occupe dans ces ensembles qui le précèdent et l’ont mis dans ces conditions, en lui demandant sa part d’efforts. En vrai chacun essaie de se maintenir, ou d’améliorer sa condition. Dans cette optique, tout ne serait que déploiement de ses ruses, pour arriver à ses fins. Rien de négatif a priori. Tout semble normal. Normal du fait de la valeur en apparence logique des monnaies, et des droits donnés par la loi. Il semble donc qu’il n’y a aucun mal dans le monde s’il n’y a pas de transgression des lois que les hommes ont imposé. Ceux qui détiennent des milliers d’hectares se sentent dans leur droit. Ceux qui diffusent des poisons sur les sols et dans les airs, ceux qui chassent et ravagent les milieux, exploitent les forêts et laissent des champs de ruine ne se font guère mauvaise conscience des dégâts qu’ils commettent, s’en lavent les mains et récusent toute opposition. Ceux qui font dans l’illégalité des trafics interdits n’ont guère plus mauvaise conscience, tout cela se tient dans des ensembles qui en apparence s’opposent, mais en réalité se complètent.
Les lésés de l’histoire peuvent aller se faire voir ailleurs. Il y a un Ordre dans ce monde, qui n’a rien a voir avec la morale effective, un bien opposé à un mal, compris au sens métaphysique.

Comment en est on arrivé là ? Ce bien ou ce mal, naturel, évident, simple dans les sociétés simples, où les hommes égaux devant la nature, et égaux entre eux, savaient d’instinct peut-être le bien et le mal les touchant individuellement et collectivement, sans distinction de l’un et de l’autre. Tout le monde dans un même bain. Autrement dit, l’individu s’identifiait au groupe et le groupe donnait son identité à l’individu, toujours selon une loi implicite et peu écrite.
Mais voilà, nous sommes passés du côté des civilisations hiérarchisées, compliquées, structurées selon des codes et des règles, des normes imposées et très contraignantes, tout cela au nom d’un Bien qui s’est imposé pour la collectivité. Ce Bien ne pouvant avoir de valeur aux yeux des hommes que si on leur désignât un Mal.
Ces mondes dits civilisés ne tiennent que sous l’emprise des morales. Et le moteur de ces morales est la peur, et son autre versant le plaisir. Carotte et bâton en résumé. Tout n’est pas mauvais dans ces formes civilisées, cela va de soi. Parce qu’il reste des hommes vraiment bons. Des êtres inspirés, et que tous ces textes, écrits prophétiques, ou philosophiques contiennent une large part de vérité, malgré toutes les erreurs d’interprétations. Cela tient aussi parce que la nature est vigoureuse. Mais elle subit les assauts des forces négatives de toutes ces productions visant à s’extraire de la Nature vue comme hostile.
Ce qui semble constant, que ce soit dans une nature sauvage ou dans une cité moderne c’est la lutte obligée. Et la difficulté s’accroît avec les problèmes de génération. De continuité du vivant, de notre vie dans ce vivant là.
Comme tout est lié, on ne peut dissocier nos travaux de nos désirs, de nos amours, et de nos plaisirs. On sait tous très bien qu’on ne fait rien pour rien. Gratuitement. Rien n’est gratuit.
Nous devons donc toujours payer de notre vie pour pouvoir vivre.
Une fois que nous aurons épuisé notre vie, nous aurons puisé toute notre vie donc, là nous l’aurons, mais à condition de vivre vraiment et non pas de façon factice, illusoire ou menteuse.
La vie ne tient que selon l’ordre de la vérité incluse en elle. Instinctive, intuitive et belle.
C’est bien à ce niveau là que les choses font défaut, que les situations sont périlleuses. Même si nous admettons a priori que Tout ne peut être que vrai, de même que Tout ne peut-être que beau, cela ne semble pas si simple. Il y a à la racine un immense problème qui recouvre les problèmes évoqués, du travail ou de la génération, des tâches imposées et des devoirs que nous avons les uns vis à vis des autres. Et également en notre intériorité.
Dans la folie, la vérité nous échappe. Dans la souffrance poussée à son paroxysme, la beauté n’est pas possible. Ce sont deux formes du naufrage existentiel. Celui de l’être déchiré, en lambeaux. Comment dans un monde décomposé, frappé d’interdit, pourrions-nous nous recomposer et nous sentir vivre, heureux et joyeux ? Supportant les peines, cheminant malgré les tourments et les blessures ? C’est pourquoi nombre d’entre nous se résignent et renoncent à vivre, baissent les bras et se soumettent à ces ordres qui rendent le monde malheureux, en essayant de conserver leur maigres privilèges et leurs postes, ou leurs foyers très souvent au bord de la rupture. Et cela se perpétue, entraînant les enfants à leur suite, dans cette chaîne sans fin, un piège que le monde perçoit malgré les voiles, et les fausses vérités, mais chacun s’y berce d’espoir de changement.
Cela ne se peut dans ces conditions là. Cela ne se fait pas tout seul. Nous ne passons pas d’une rive à l’autre sans passeur ou sans passerelle, sans un gué ou un navire, ou en restant sur la rive actuelle.

Les mots sont-ils trop faibles pour ranimer les âmes mortes ?

avocat et autres fruits

La providence règne sur nous à condition de ne pas la violer, ou la voiler sous des tas de mensonges, de pillages de toutes ces terres et d’expropriations des peuples innocents, au nom des empires, avec cette violence coutumière.
Quand donc nous délivrerons nous des bêtes furieuses qui gisent dans nos cœurs ?
Voyez, je crois au Père Noël qui adoucit nos mœurs. De même à la musique, ou aux arts inspirés, à la source possible d’un meilleur, et d’une évolution – spirituelle – plus que celle illusoire des techniques. D’ailleurs, si nous évoluions spirituellement nous comprendrions mieux le sens et rôle des progrès matériels, mais ils ne seraient plus aussi nocifs. Nous nous débarrasserions des inutiles. Disons que nous serions proches de la providence, plus naturellement.

Comment savoir qui a raison ? nous nous démêlons chacun dans le dédale de nos histoires respectives, avec nos mots et nos pensées, ce qui un fait sacré nœud. Le temps sait mieux, il nous envoie son lot d’épreuves. Pris dans ces blessures, nous ne savons rien en dehors de nous-mêmes. Surtout si nous oublions qu’il y a une dimension supérieure à notre condition que nous servons, tant bien que mal, tant mal que bien. Voilà pourquoi nous ne savons trancher.

Enfin, je ne sais pas si les mots peuvent arranger la condition humaine en proie à ses tourments, ou aux peines infligées à ces gens très humbles à qui on fait porter le poids des travaux les plus lourds. Est-ce qu’ un avocat peut renverser la machine infernale ?

du sens des mots

Le monde est rendu dans un état d’indigence extrême, malgré les apparences de puissance et de richesse. Il se passe quelque chose de frappant. Le peu d’échange en profondeur, le délitement des liens qui nous fondent, tout cela en vertu d’un progrès des machine informatiques, soit disant délivrant de l’information. Nous en oublions l’essence même de cette notion d’échange d’information, de ce qui autorise la vérité au sein d’une assemblée, d’un groupe ou d’un couple, qui est le premier assemblage humain. Ce qui fait office de lien disparaît dans les brumes des écrans, tout le monde étant absent à tout le monde. Mais chacun est persuadé de ses raisons. Et surtout de la raison scientifique qu’on vous assène comme ultime. Tandis qu’on rejette comme naïf ou débile celui qui ne sait pas trop mais croit.
S’il ne commet nul crime le fait de croire ne nuit pas. Ensuite, rien ne tient dans ce monde sans un acte de foi initial. Croire en l’argent, en l’État, ou à la démocratie, croire au néant. Il a bien fallu que des dingues croient en l’aviation avant que cela ne s’impose comme moyen de voler.

Aviation devenue très peu raisonnable et très envahissante désormais. La foi, la croyance a une puissance insoupçonnée. Où je peux rejoindre les rationalistes c’est à propos des effets et des excès de toutes ces croyances stupides dans le monde.
Je mets au défi n’importe quel savant de savoir plus et mieux que la Matière qui sût engendrer tout ce vivant en elle-même. Dans cent mille ans peut-être saurez vous ce qu’elle contient comme vérité, volonté, intention, énergie.

Le drame humain consiste à ne pas sentir relié à sa source, mais d’en être expulsé. Alors nous nous inventons toutes sortes de subterfuges pour la retrouver. Il y a celui qui tel le scientifique croit qu’il va pouvoir passer par les équations, les nombres, insondables et absurdes ; et il y a celui qui croit autrement et commet des erreurs d’appréciation.
Le bilan, ce sont de nombreux malentendus, et un monde malheureux.

Le reste, vos raisons, vos croyances cela vous regarde.
Difficile de taxer d’hérétiques des gens dans un monde hérétique qui croit avoir raison de tout.

Quant au fou, comment lui donner raison ? Nous butons toujours sur des définitions, sur le sens que nous imputons aux mots, que chacun défend  mordicus comme si sa vie y était engagée.

échéances du bien et du mal.

Dans l’absolu Tout est bien, uniquement dans l’absolu.
Dans le relatif, il y a du bien et du mal,  et nous avons bien du mal à savoir lequel des deux est bien, lequel est mal.
Sauf que, si nous faisons mal et que nous le savons, ce mal ne nous fait pas du bien.
Par contre si nous ne savons pas quel mal nous faisons, croyant faire du bien, ou voulant imposer aux autres le même régime, mettons le bien sans savoir de quoi il s’agit, ce bien peut être un mal, ne peut pas être un vrai bien.
Nous faisons rarement un mal pour faire du bien, tel le chirurgien censé savoir ce qu’il fait.
Autrement dit on ne fait du bien que si on sait quel bien on fait. Nous pouvons aussi nous tromper, mais dans nos erreurs effectives, cela nous est toujours signifié douloureusement.
Le mal reçu est un bien pour nous renverser. Sinon tout est absurde et sans morale, bien égal au mal et vice versa : Ce qui nous élève est identique à ce qui nous avilit, il y a autant de sublime dans l’horreur que dans l’héroïsme. Tout ne serait que pure merveille, même les enfers.
Nous savons que ceci est archi faux.
Non, les maux nous servent pour notre rachat. Ils ne sont pas gratuits, pas insensés. Et il ne tient qu’à nous de ne pas y succomber et aggraver notre condition. Le « nous » étant singulier et pluriel, nous pouvons à la fois veiller sur nous et sur les autres.
Mais dans le pire des cas, celui qui s’acharne à faire mal sans entendre la souffrance des autres, là, celui-là, disons que Dieu ne lui donnera guère de chance le moment venu.
De même celui qui force un bien. Comme dans ces moments très actuels et très machiavéliques.
Combien font mal en se prenant pour dieu et dictant à sa place où se trouve le bien.

Alors dans la folie du monde, nous tombons sur un os, mortel pour tous. Virus invisible ennemi, comme si c’était le diable qu’il faut tuer, mal à éradiquer. On ignore que cela ne se peut que si on connaît dieu. Et si on le vit.
Ou la part divine, parole, pensée, sens, voie, chemin, etc. ensemble, ou universel. orientés en fonction du vivant et non du mort.

Dieu connaît mieux le virus qu’aucun virologue ne pourra jamais connaître.

Il prend son temps. Et nous perdons le nôtre.

Un mal à dieu, non pour nous perdre mais pour que nous renversions nos façons sinistres de vivre, en quelque sorte pour nous sauver du pire.

les fous manipulateurs

La Science n’est pas écrite dans les encyclopédies, pas plus que l’Art n’est dans les musées. Si la Vérité n’est pas belle, et si la Beauté n’est pas vraie, nous passons à côté d’un Bien qui nous rassemble en esprit. Art et Science se rassemblent en Esprit. Collection d’humanité.
Ceci revient à dire qu’il n’y a de science qu’en conscience, que dans la conscience au delà de la conscience. De la même façon qu’il n’y a de l’amour qu’au delà de l’amour. Tout ceci nous élève, sinon nous nous abaissons dans des lieux atroces. Insupportables murs sans porte.
Comme si nous pouvions confier notre corps, notre âme ou notre conscience à une Machine qui collecterait l’infinité des données de l’univers, une machine strictement humaine et donc forcément lacunaire, malgré ce qu’elle croit comme infaillibilité de ses vérités.
Cette machine qui serait donc la science totale absolue de dieu, mais sans Dieu. Science transcendant la totalité, mais ignorante au fond. Cette science n’étant que la projection humaine du possible à notre portée, fonction très relative de ce que nous avons rentré dans la boite.
Nous en perdons notre vie. C’est à dire cette connaissance sensible, ce cheminement progressif de l’âme dans ses erreurs, et ses souffrances, ses bonheurs, tout ce qui compose le sujet touchant et émouvant, qui pleure et qui rit, qui nous rend joyeux et parfois malheureux.
Alors que cette Science gonflée d’orgueil et de poisons, n’est sans les hommes sages et mesurés, que puissance diabolique. Exterminatrice.

Comme disait Rabelais  : « Ruine de l’âme »

Songez donc à ce que fabriquent certains hommes dans les fondements organiques, par ces nanotechnologies lorsqu’ils manipulent les bases mêmes du vivant en y incluant des intrus hasardeux dans la chaîne des organes. Ils sont littéralement fous.

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