Toujours pourquoi

On dirait que devant nous se dresse toujours le même mur. Ce mur qui suscite les peurs, les incompréhensions, et hantises nous faisant construire des citadelles d’obéissance et de soumission à ce que nous croyons comme unique vérité, puis défendons face à ce qui nous semble mauvais.

Nous avons perdu la naïveté des peuples premiers qui n’érigeaient pas de murs, ni d’État, ni de religions instituées, ni des lois contraignantes et répressives, punissant et emprisonnant les récalcitrants, les têtes rebelles, et ceux qui ne voulaient pas croire, ou ne pouvaient pas.

À quoi reconnaît-on le bon du mauvais esprit ?  À son serment ? À sa fidélité ? Mais à quoi doit-on être fidèle ? à qui plus exactement.

Il peut y avoir des croyants de mauvaise foi et des sceptiques de bonne foi. Pourquoi toujours vouloir imposer sa vision ? C’est comme le goût et les couleurs, pouvons nous les discuter ? Pouvons nous imposer notre art ou notre culture comme étant seuls valables ?

C’est pourtant ce qui est en train de se dessiner sur cette terre qui s’uniformise et ne laisse plus aucun choix aux peuples vaincus. Peuples écrasés, dominés par ces autorités, élites et élus qui occupent le devant de la scène mondiale en diffusant leurs messages subliminaux et autres vérités dogmatiques, à toutes les échelles : sciences, économies, progrès, morales, coutumes, mœurs. Tout y passe.

Malgré les alarmes, qui elles aussi sont incluses dans les discours. Et scénario assez inédit, la terre est surpeuplée, saturée, et paradoxalement la solitude grandit.

La solitude, disons l’isolement et l’impuissance, dans ce même paradoxe d’une surpuissance des armes et des moyens de communications.

L’humanité est seule face à elle-même. Voudrons-nous Vivre ou agoniser pour des siècles ?

Image vivante et perceptible.

Ce qui nous réveille est important. Ça tient à si peu. Quelques mots entendus, une image se présente. Le réel apparaît dans sa fulgurance. Et disparaît comme il est venu. Nous laissant cette soif de le revoir. Nous méditons pour cela, guettant son probable retour, comme une arrivée subreptice par la porte de nos rêves.

Cela ressemble à une musique ou une toile animée. en plusieurs dimensions.

Ce n’est pas très joli

Nous pourrions simplement vivre du fruit de nos actions quotidiennes, modestement, sans avoir besoin de développer des monstres économiques et des empires, sans aller chercher aux antipodes si la vérité existe et voir si elle est meilleure que celle sous nos pas. Il nous faut du pain issu des sols où nous visons, des chants qui correspondent à nos mémoires, et des échanges en leur temps, à leur rythme, sans courir, mais l’époque nous précipite dans sa chute.

La question, se relever.

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