Un sentiment d’absurdité

Ça arrive.

Envahissant, nous saisissant. L’impression qu’il ne reste rien, que tout vécu est évacué. Comme une épave échouée se décompose inexorablement. À ce moment là tout est vain, les mots, les œuvres, tout se trouve insignifiant. Certes, on peut encore voir les fleurs du printemps, entendre les oiseaux chanter, mais cela ne nous parle plus de la même façon qu’autrefois quand nous étions saisi par leur dimension merveilleuse immédiatement.

Tout ceci se passe comme si, lors d’un concert, lorsqu’un violoniste virtuose et extrêmement sensible vous touche dans la forme et dans les sens qu’il vous transmet, comme si c’était une aube, ou les douceurs d’un printemps, tout cela vous touchant à un certain niveau de votre intellect, mais n’arrivait pas au niveau des profondeurs les plus sombres qui vous accablent.

Cela tient peut-être au corps affecté par ses propres poisons qui vous aveuglent et vous emprisonnent, ou ne révèlent que cette banale usure et l’épuisement, à la suite de ces combats douteux contre les forces obscures, dont nous ne dirons pas qu’elles ne sont pas les nôtres, et servent en fin de compte à l’élaboration laborieuse et expérimentale des terres et autres boues nous formant.

Là encore les mots sont d’une extrême faiblesse, prise dans la griffe et dénuée des souffles chauds et de la mise en acte corporelle.

Voyez, si nous savions véritablement ce que nous disons, nos corps pourraient en cet instant, à cette seconde, s’envoler, traverser toute ces matières illusoires, et se retrouver dans une pure transparence ou pure lumière hors de ce monde. Choisir.

Cela peut vous paraître incongru de vouloir que notre corps puisse se métamorphoser en lumière. Je ne dis pas que c’est nécessaire, je dis juste que cela se pourrait, s’il y avait en notre esprit une unité d’être retrouvée. Il n’y aurait plus cette même dualité opérant.

Si on songe au réel des choses, il apparaît que nous vivons déjà cette unité d’être, mais qu’elle gît de façon subconsciente quelque part, et que c’est possiblement cette distorsion qui nous mine, tous plus que ce nous croyons, et qui fait que nous nous penchons encore un peu pour ressusciter celui qui est mort en nous.

Tout ceci est peut-être vrai, peut-être faux. Tout ne tient également qu’aux relations que nous entretenons dans le monde, amitiés, amours, dons, pardons. Et à cette chance qui va et vient.

Bienheureux Dionysos…

Un temps s’achève

Il y a toujours une fin à tout. Une fin annonce un début, une renaissance ou un passage vers autre chose. C’est périlleux. Cela ne peut pas se faire sans renversement du vieux monde. Sans heurt.

Ce qui devrait unir les hommes les divise, et en particulier le sens de la vérité. C’est là que ça achoppe le plus, que cela soulève toutes les passions et les déchaînements furieux. Comme si nous étions incapables d’assumer quelque chose.

je ne saurais dire quoi. Serait-ce cette incertitude ou cet oubli liée à nos origines, ce lieu de la permanence ou cette image de notre mort, donc de notre finitude ? qui forcément nous est inconnue, parce que dans l’hypothèse où nous la connaîtrions nous ne pourrions absolument pas vivre, nous serions tétanisés ici bas et nous nous y rendrions d’un seul geste.

Notre au-delà n’est jamais sûr, il se conquiert, Il se forge par ce que nous sommes dans le présent. Dans cette volonté manifestée. Volonté n’est peut-être pas le mot. C’est peut-être le mot s’il touche à ce qui correspond à Une Volonté plus grande que la notre enfermée dans ses ignorances, si nous sommes en phase au lieu d’être en rupture de phase.  Question d’harmonie pour le dire autrement, sans forcer les événements à notre seul avantage, ou pour nos seuls besoins factices et surfaits. Comme tout ce qui se produit en ce moment et qui est visible dans ses effets néfastes. Comme ces consommations qui ravagent la planète et qui sont littéralement démoniaques et un piège atroce si on prend la mesure exacte des choses.

Toutes ces économies étant fondées sur les armes, et les instruments de la puissance, sur ces rapports de force soutenus par des principes et des croyances. Certes ces croyances donnent aux groupes une cohérence interne, mais tout ce qu’elles imposent ne sont que l’autre versant de la soumission, du bras armé.

Pour le dire autrement, rien, jamais, n’a été fait contre la volonté d’un homme. Mais tout a été fait pour lui faire croire qu’il agissait en fonction de sa volonté. La ruse consiste en cela. La manipulation.

Manipulation des désirs et des espoirs. On joue avec le feu. Mais nous risquons d’y perdre notre âme. Ou du moins de ne pas effectivement de ne pas la retrouver, ce qui revient au même, et nous réduit à néant.

C’est parce que les hommes veulent survivre se lèvent et se révoltent que nous y voyons le signe d’une nouvelle volonté. Que les pouvoirs accusent d’être séditieux, factieux, évidemment puisque cela renverse l’ancien monde.

Cette révolte en est à chercher son nouveau.

L’histoire en queue de poison

Voilà nos brillants résultats en économie.
Peuples appauvris, terres gorgées de détritus, mers mortes.
Productivité accrue pour dégager des surplus et ainsi fabriquer armes et avions, tourismes de masse, demeures avec piscines et climatisation, repas variés à l’infini, loisirs, spectacles, concours de chansons et de théâtre, lampions boulevards illuminés et flux de voitures brillantes de mille feux. Pléthore de smart phone et de boutiques de tissus venus de tous les continents. Peuples riches en bien et pauvres en vérité.

Tout ceci, est-ce de l’économie ou l’expression d’un vide colossal ? des abus de pouvoir des sphères dominantes imposant leurs modèles et leurs modes ? leurs techniques et machines parfaites comme des moteurs ronronnant et vrombissant, rotation impeccable des turbines, au micron près.

Et alors, si la nature n’est plus rien que vague souvenir ? Absurde est le mot, aux effets terrifiants mais qui passent comme normaux.

Les vieux contentieux régnant

Entre l’est et l’ouest tout recommence. On se croirait revenu aux temps de Rome, qui pour garder ses frontières se divisa en deux. Puis chaque côté, augmentant son emprise se figea en empire unique et sans partage. La suite, vous la connaissez, le schisme d’orient qui fut précédé par d’autres querelles byzantines inintelligibles sauf verbales.

Parce qu’il semble tout de même dans nos généalogies de pays actuellement dominant le monde que ces dominations s’exerçaient d’abord dans tout ce pourtour méditerranéen, Perses, Thraces,  Grecs, Égyptiens, Carthage ( Romains d’orient avant Byzantins), et enfin tous peuples barbares riches de leurs métaux, or, argent cuivre , étain, pour le bronze.

De ces deux empires romains, deux  sphères en suivirent, au niveau des religions. Eh oui, ça marche ensemble ces pouvoirs, ils ne tiennent que par les dentelles écrites sur parchemin.

Tout cela orchestré par Rome. Censée détenir les clefs. Et effacée, discrète. Sûre de sa raison et de sa foi. Sûre de la validité de ses mots et de la pertinence de son culte, de son efficience, lui donnant pouvoir sur tout et faisant plier les récalcitrants, comme cela s’est vu au cours des événements papaux sans démenti.

Bon, si cela était fort, cela fut-il juste ? ou juste pour réaffirmer la seule vérité qui tienne la route face au monde, à savoir la Christique ? Étonnant Christ (ainsi que d’autres) qui n’a laissé aucun écrit, qui fut certainement un exemple de Vérité et de Vie, mais qui serait aussi banni de nos jours par ceux qui en font référence. Là n’est pas le problème. La vie se déroule en marge du monde.

Il n’y a pas de règne sur un monde uni. Uni, ce serait le monde qui règne.

Qui donc règne de nos jours, parmi ces déchirures* ?

  • Monophysites
  • Monothélètes
  • Filioque
  • Schisme de Photios
  • Schisme  de Cérulaire
  • Donatisme
  • Grand schisme d’Orient
  • Schisme anglican
  • Réforme

Remarquable que toutes ces divisions furent l’objet de conflits politiques simultanément. Les bases sur lesquelles notre monde repose….

Certes la liste est loin d’être exhaustive, puisqu’il y eut aussi tous ces croyances  considérées comme nulles, animisme, fétichisme, totémisme, naturalisme, new-âge. etc.

Comment voulez-vous que les gens simples s’y retrouvent dans ces conditions et sachent à quel Saint se vouer ?

Avant, le monde parlait latin, désormais l’anglais s’impose et aussi l’électricité comme seule lampe, comme unique Fée.

Que serons nous sans nature ?

Combien de gens qui se prétendent supérieurs nous conduisent dans un monde faux du fait de tout vouloir dominer de la nature mais qui révèlent leur face démoniaque dans cette volonté dominatrice ?

De ce fait là, les peuples, par leur infériorité en forces et droits, en armes et mots, en outils d’informations, et d’échanges, succombent sous le joug immonde répandu en légions.

Comme des bûcherons abattent les derniers arbres.

Cela tient à si peu

À quelques instants près la vie peut basculer.

Hier, je bricolais sous une roue de ma voiture pour voir si je pouvais effectuer moi-même une réparation. Voyant que je ne saurais le faire, je remis la roue, puis d’un coup le cric s’est cassé. L’auto s’effondra sur la roue. Si le cric s’était cassé au moment où je regardais dessous, j’aurais été tout bonnement écrasé.

Ce n’était pas encore l’heure de mourir. Je n’ai réalisé ceci que cette nuit.

Puis quelque peu horrifié tout de même à cette idée, je songeais à cet objet de luxe qui nous autorise tous ces déplacements, mais nous contraint à sacrifier énormément de temps et d’argent pour ça, au détriment d’autres biens. 

Le Prix à payer est vraiment exorbitant. Un vrai gouffre. Il y a certainement des milliers de façons de mourir dès lors qu’on manipule des masses au cours de toutes nos constructions. Nombre de gens meurent dans des accidents du travail, comme si c’était normal. Ou  au cours d’autres événements qui fauchent la vie à chaque instant.

Étrange Hasard qui nous garde en vie ou nous rappelle ailleurs.

Quand nous aurons compris ce qui se cache derrière et donc dans quelles mains nous sommes, dans ces conditions là précisément, nos vies serons sans doute épargnées, ne nous exposant pas trop fréquemment en position de la perdre.

Mais la pression, les obligations du monde, le peu de vérité révélée, beaucoup d’obscurantisme nous plongent dans des situations très chaotiques qui nous fauchent bêtement. Comme des passagers du Titanic.

Flash

l’autre crise.

Issu du grec krisis, décision, jugement. Qui donc peut se prévaloir de juger, de décider, et se tient dans le monde, à la meilleure place ? ignorant ceux qui sont à la mauvaise et n’ont d’autre choix que subir leur crise, leur décision sans fin, leur jugement.

Tout est affaire de puissance verbale donc monétaire qui en résulte. Y a-t-il des mots qui puissent remettre du sens dans un chaos organique né des déséquilibres, des mensonges, des privilèges, et du manque de lumière rendue aux peuples.

Le problème de l’état c’est ses trois états qui ne sont pas en harmonie. Le peuple écrasé, les aristos hors sol, les clercs aveugles. Ceci nous donne une idée de la disparition de l’humanité, si elle ne se réveille pas.

Les trois états au sein d’un État ne sont non pas des choses mais bel et bien des états d’être, des fonctions à proprement dit essentielles qui nous concernent tous, quelque soit notre position sociale.

Ces états ne forment en principe pas des castes. il y a de la noblesse partout, en tout homme. il y a partout des lumières spirituelles et de la connaissance, et tout le monde est « peuple »…

S’enfermer dans une de ces castes, c’est le début de l’obscurantisme et des privations. Des malheurs qui arrivent.

l’Histoire au présent

L’Europe la gentille oblige à marcher au pas implacable de ses privations et écrase les révolutions qui eurent lieu. Fin des lumières, retour de l’aristocratie égalitaire entre eux, secret total, peuple tenu à la gorge, sacrifié pour son bien. L’Europe ? non, le Monde désormais.
Tout ce qui va dans le sens d’une aristocratie mondiale est béni, tandis que tout ce qui va dans le sens d’une autonomie de la plèbe est maudit. Roi d’ici ou là, tout baigne sans conflit. Les bases de tout cela, c’est une question théologique. idéologique.
Ne sont autorisés que
… ceux qui font allégeance à … mais à quoi ? à quel Ordre ? quelle foi se niche derrière un Ordre ? Foi, n’est pas le mot, disons Pouvoir spirituel, légitimant tout ou presque. Justifiant les pires choses. Au nom d’un sacré apparaissant inoffensif. mais qui distille son poison.

Prenez les événements, c’est de l’histoire en temps réel.

Voyez la question de l’électricité, et de tout ce qui s’y joue, de cette Main basse sur l’énergie film édifiant sur la destruction des services publics et cette réappropriation par des privés anonymes.

Creusons encore. L’histoire est une histoire de gens, de castes, et de clans qui ne purent accepter les révolutions et leurs philosophies. Les royaumes ne se partageant pas avec les peuples et la plèbe. Les peuples ne sont que des riens qui doivent obéissance absolue. Les nobles travaillent matériellement pour notre bien, et les peuples ne savent pas ce qu’il est.

Les nobles servent ceux qui œuvrent spirituellement au bien suprême, en théorie. qu’ils soient clercs en religion ou en science, c’est souvent le même clergé, porteur des mêmes Правда (vérités)

Ils portent les mêmes habits et font semblants de s’opposer. Leur objectif est par conséquent très trouble s’ils n’éclairent pas le monde en Vérité,

Le monde en mouvement

Quelle agitation, quel mouvement, ça part dans tous les sens, ça brûle, ça hurle et bouscule, du nord au sud, de l’orient à l’occident, partout un véritable remue ménage sur cette planète en chambardement. Dramatique dès lors que ça tue, ce sont là les signes les plus criants. Partout.

Qui saura dire le sens de ces signaux d’alerte ? Et qui est à l’origine de ces ombres qui se profilent dans ce tableau sombre ?

L’humanité est un naufrage s’il lui manque le phare qui la guide vers les rives du Repos.

 

La hache

En admettant donc que le Tout soit Un, un être étant tout, il est obligé qu’il soit aussi en ses parties, qu’il ne soit pas séparé des êtres qui le compose.

Or, nous dans nos pensées, nos perceptions, notre existence, tout nous indique que nous sommes séparés du Tout, disons, relativement. Ce qui est un paradoxe apparent et contraire à ce que nous affirmions au préalable. C’est pourtant bien réel, cette coupure, au moins dans notre conscience.

Ce Tout, s’il n’est en rien séparé des êtres peut tout de même s’en séparer, mais pas de façon gratuite, pas par absurdité, ou par jeu, ce qui serait pour un « bon dieu » quelque peu mauvais ou radicalement hasardeux. Non, s’il se sépare d’une part de lui-même, on peut parier que c’est en vue de quelque chose de précis, comme sont précises toutes les minuteries de cette machine. S’en séparer parce que cela le ferait mourir, ou parce que des êtres s’affirmant en ont décidé ainsi, allez savoir… ou afin de mettre au monde d’autres êtres étant semblables à cette totalité consciente.  Ce qui ressemble bigrement aux hommes.

D’ailleurs cette idée de séparation, correspond à ce qui décompose les mondes et les objets du mondes et les rend vivants. Pas de Vie sans Mort.

Il n’en reste pas moins que Nous jouons un jeu plutôt trouble dans cet acharnement à faire mal. Tyrans, dictatures, tortures,  condamnations à mort, tous ces arsenaux dédiés à la mort, et à la souffrance comme si nous allions pouvoir nous réparer en nous blessant.

La Nature intacte dans son innocence et sa pureté, est immortelle même si elle emprunte des transformations qui sont négatives à nos yeux. Elle ne fait qu’obéir, sans pouvoir jamais rien transgresser de ce qu’elle est, essentiellement. 

La Nature est forcément reliée à ce qui l’a fait naître. C’est sa définition.

Mais nous (je me répète) dans nos actes nous la hachons. Un corps chimique artificiel impossible à décomposer ou alors dans des temps et conditions très éloignés des formes vivantes est un corps séparé des plans originaux, d’où le mal qu’il comporte. Il est inapproprié à la Terre.

 

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