Le sens

Celui de l’Histoire c’est celui de nos morts

Qui se cachent derrière nos mots.

Parfois nous les cachons, nous nous cachons derrière eux.

Mais ils  finissent toujours par transpirer et se révéler.

Rome, Byzance, toutes ces luttes fratricides pour quelques interprétations d’un Mot, d’un Message, autant dire, rien.

Le sens n’étant pas dans le mot ni dans son efficience, mais uniquement dans Sa Lumière, qui ne dit rien. éclaire en silence.

S’il cette Lumière nous manque, nous sommes définitivement aveugles, malgré nos œuvres et constructions. Certes, toutes ces œuvres, architectures, routes, ponts,  amphithéâtres, cirques et monuments,  sont des essais, et des épreuves qui nous forgèrent au cours des temps, des travaux de forçats dans la nuit des existants.

Si la Lumière avait été présente aurions-nous eu besoin de toutes ces constructions ? parce que ce qu’elles nous disent en dernier ressort, ce n’est que l’expression d’une volonté dominatrice dans le monde, volonté de possession du dernier mot,

Alors que la seule chose ayant du sens c’est la possession de notre mort, de notre vie si vous préférez.

Mais voyez, les temps anciens sont partout porteurs de souffrance et d’un nombre impressionnant de martyrs. Souffrance ayant un sens. Mais désormais elle n’en a plus le même. Il faudrait bien. Elle ne nous élèvera pas plus dans son amplification. Il faudrait passer à un temps de consolation, de réconciliation, ce qui nous ferait à nouveau retrouver le Jeu, et sa dimension heureuse.

Dans cet ordre d’idées, cela signifierait un nouveau souffle, un nouvel Esprit qui nous animerait. L’Esprit, pourquoi ne pourrait-il aussi se modifier ? Qu’entend-on par Esprit ? l’esprit que l’entend ou l’esprit par lequel on entend ? inutile de se quereller à son propos il est sourd à nos bruits.

Bref, les cieux dans ces conditions pourraient s’ouvrir. Et nous révéler bien des surprises…

Des bonnes, j’entends.

 

Il reste quelques traces

Nous sommes dans une étrange position sur cette terre. Préoccupés à nos affaires, nos problèmes d’intendance, propulsés à vive allure vers une destination inconnue, résultant des situations antérieures qui nous obligent et dont nous ne savons pas grand chose, excepté que nous devons nous y plier si nous voulons survivre.

Cela nous vient de très loin, se perd dans les brumes d’un passé dont il reste des traces, des noms de ville et de personnes ayant marqué leur époque, toutes ces constructions imaginaires des cités et civilisations structurées autour de concepts. Des mots qui firent des batailles idéologiques, et établirent les bases du présent.

Heureux travail des historiens et archéologues qui exhumèrent les traces du passé et reconstituent la trame mais celle-ci s’avère être vide en vérité. Même si nous connaissons les décrets des empereurs romains nous ignorons totalement sur quel fondement spirituel ceux-ci prirent naissance. Excepté qu’ils furent une sorte de cathédrale exprimant leur puissance, c’est à dire leur volonté d’imposer un Ordre.

Eh bien, c’est sacrément réussi. Cet ordre pétrifiant, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il arriva à soulever des hommes en masse mais guère à soulever le couvercle des dieux, ou ouvrir leur porte.

Nous retombons sans cesse dans des problèmes de ventre affamé, des conflits insolubles de moteur, de salaire de misère et de luxures, de traductions qui nous embrouillent les méninges. Mais nous ne répondons jamais ou pratiquement à la question pourquoi ?

Il en découle que le sacré fait pâle figure. Comme un spectre devant notre face. Au lieu d’une rivière de diamant. 

J’exagère un peu puisqu’il demeure encore quelques œuvres et voix nous venant en écho qui nous appelle. Bien entendu, dans son immense majorité les hommes ne croient guère à ce qu’ils ne voient pas. Ils croient à des chiffres, à du concret, des formes.

Saurons-nous passer ?

Admettons que nous avons eu un passé, donc que jusqu’ici nous sommes passés. Mais ce passé ne nous ouvre pas le passé de demain, s’il reste en cet état.

Il est, disons… trop bétonné.

Ce n’est pas l’Arche Nouvelle, ces poisons, armes, abandons, fers et ondes stratégiques.

Voyez.

De l’eau de là.

Nous sommes forcément incomplets,  de l’incomplétude au sens de Spinoza. Vivant ici, il nous manque l’au-delà, vivant il nous manque la mort, et la vie qu’il y a derrière. Il ne faut pas mourir pour se compléter ou accomplir cette unité d’être, non. Ceci explique la peur des transhumanistes qui veulent demeurer ici pour toujours, et ignoreront pour toujours le vivant, dans l’au delà.

Que faut-il alors pour accomplir cette union ? Sans doute faire retour à l’essentiel. C’est à dire retrouver ce qu’est notre identité d’être par delà nos masques, ses illusions. et donc faire aussi le jeu de l’ imaginaire, de sa souplesse et sa vivacité.

Des magies noires et blanches

Un poulpe arrive à se transformer, à un mimétisme inouï. Un arbre agressé par tel insecte trouve la parade, de même que l’insecte modifie ensuite sa stratégie. Vous connaissez les orchidées, et leurs ruse pour se faire polliniser par tel bourdon. Les exemples de la vie miraculeuse ne manquent pas. Grande magicienne.

Et puis il y a les hommes et leurs histoires ; les empires et leurs seigneurs qui se croient maîtres des poulaillers et des événements, qui croient faire l’Histoire mais ignorent qu’elles se font malgré eux.

De même que la Nature, l’adaptation, l’évolution, cela ne marche pas sans Agent extérieur, qui n’a de cesse de nous envoyer des signaux. Clins d’œil à tous les coins de rue, imperceptibles,  fugitifs, juste ce qu’il faut pour nous rappeler sa présence.

De même que l’évolution nous dessine de l’homme ou de l’homme secret, ou que les desseins de l’évolution arrivent à l’Homme pour les hommes pour leur propre évolution ou pour sa chute. Il ne peut y avoir évolution s’il n’y a pas eu chute.
L’homme n’est probablement pas la seule forme possible d’Être conscient.

Quelle importance puisqu’il s’agit pour l’heure de notre existence, de notre édification ?

Nous passons tellement de temps et d’énergie à perdre notre temps dans des choses vaines et insensées, dans des esclavages et des tortures infligés, signe du mauvais cœur, ou de la perdition.

Nous aurions égaré le centre des choses.  Le cœur en tant que centre. Plus qu’une part affective, donc. Mais bafouer cette part, rend la chose impossible et infernale.

Évidemment tout cela est très périlleux.

Quelle nuit ces jours-ci

La haine, on n’entend plus que ce mot là, comme si quelqu’un pouvait tracer une ligne de démarcation, et s’ériger en juge de moralité. Au nom de quoi ?

Tout ce qu’on peut faire c’est se prémunir des actes nuisibles, non ? mais comment ?

Pourtant, tout naît dans la Nuit, puis tout se met en lumière. Tout se révèle, et nous pouvons envisager notre existence de façon sereine. Comme un bébé confiant et aimé. Comme les oiseaux trouvent leur nourriture.

Mais nous, quelle est  la nôtre ?

Que c’est fatigant de voir ce monde en cet état et qui aspire plus à tenir son camp retranché que de frapper à la porte des Cieux,

et se spiritualiser, c’est à dire s’y élever. cristallisant les âmes.

 

De la haine et l’innocence

Pour pouvoir quelque chose contre la haine, encore faudrait-il savoir d’où elle vient.
Qui peut se prévaloir d’Amour pur ? Des gens assis confortablement, bercés depuis leur enfance dans des langes doux, écoutés, choyés, caressés et dispensés de peine. Vivant dans cet amour et ayant cette chance, il semble juste qu’il cherchent à se prémunir des violences du monde, et des hostilités. Repliés dans leur communauté et leur mémoire blessée, victimes certainement, et certainement pas innocents.

Personne n’étant innocent. Mais celui qui est informé et par peur se cloisonne et ne cesse de rejeter les autres, étrangers, différents, n’œuvrant que pour ceux de sa caste, ceux qu’il reconnaît comme étant digne et les autres indignes, comme dans tous ces mouvements sectaires, fait-il bien ?

Qu’est-ce que bien faire ? Comment pourrions-nous bien faire sans connaissance de notre propre culpabilité, comme un manque de reconnaissance de l’autre ? plus que de compassion, plus que de sentiment.

Il manque tellement d’écoute, d’échange, de compréhension effectives,  de considération d’un Bien commun qui nous transcende et nous donne a vivre précisément bien.

Voyez, le mal, c’est dès lors qu’on sait le mal, et qu’on n’y fait rien, et qu’on se pense au-dessus, ou sans responsabilité, ne voulant pas savoir en quoi nous aurions notre part dans ces choses et faits là. Cela revient à dire que le mal commence dès lors qu’on ne fait pas du bien à autrui et qu’on s’attribue la primeur, le mérite d’un bien.

Pris dans ces défauts de morale les existences ne peuvent que s’abîmer. Alors que la vie est Merveille, une part des hommes en est privée, tenue à l’écart, réduite à des esclavages et des conditions de chien.

La vie, la merveille serait que les actes prennent du sens, que chaque homme puisse vivre en connaissance, non pas du bien et du mal, mais des profondeurs des choses allant dans tous les horizons, toutes les directions qui sont limites, comme une exploration, un voyage, des découvertes du corps, des temps, des espaces, des images à créer, et que chacun puisse y évoluer, au lieu d’être muré dans cette mort infernale, génératrice de tous les ressentiments.

L’important de nos jours n’est pas là. Il est dans la pérennité des êtres vivants sur terre et de la relation que nous allons entretenir avec nos Origines. Avec le Verbe Originel.

Les temps de confusion

Depuis le temps que les identités sont fondues, comment peut-il encore y avoir des identités ? n’est-ce pas une confusion du langage ? si nous avions su haïr nos pères et nos mères, et su les honorer, su ce que nous dit cette leçon lumineuse et la mettre en pratique simplement.

À cette condition là, nous aurions encore une chance de survivre, c’est à dire faire connaissance à la fois avec nous-même, sujet inconnu, et avec l’autre, inconnu de même. mais nous n’avons plus l’innocence.

Alors tout s’embrouille et devint terriblement obscur, malheureux.

Bon, ce n’est pas totalement vrai, puisque les êtres de lumière et de parole sont là. Mais dans le flot des mots sont quasiment inaudibles. Pour preuve il y a trop de dauphins morts, de forêts qui périclitent, de violence qui s’expriment partout dans ces sphères du pouvoir.

Des égarements en masse

Comme si la terre était un musée, un zoo et non un lieu où les êtres vivants peuvent y vivre. Comme si la vie était un spectacle que nous pourrions voir derrière des vitres. Pauvre monde obsédé par le rendement, possédé par la possession, la stupidité touristique, la consommation frénétique ne remplissant pas le vide.
Que faisons nous donc sur cette terre ? maudite par nous-mêmes ?
Au lieu de consacrer du temps à la connaissance, nous le vouons à la possession,  à la possession de la connaissance aussi, qui nous prive de connaître.
Alors qu’il y a tout à découvrir, en plus de soi-même. Cela pourrait aller dans toutes les directions et remplir nos existences.

Mais tout ceci est-ce juste si le dire n’est pas le faire. Que d’égarements. Nous voilà au bord d’une folie.

Nous avons engendré des monstres dans nos machines et nos systèmes, qui ne sont guère que des machines démoniaques organisées en lois, administrations, conditionnements mentaux, réflexes, et poisons répandus en masse. Fil rompu d’avec la nature : Question du bien et du mal non résolue. Question du présent idem.

Dans le passé, il n’y a plus aucun mal. De même difficile de dire qu’il y en a dans le futur, seul le présent est « mal » par la conscience que nous avons, et qui nous vient du passé et d’un futur incompris, impliquant les choix du présent.

Fil rompu, ou devenu inaudible, plongé dans les eaux noires de l’oubli.

Que sommes nous parmi ces milliards d’existence qui nous précèdent, ces montagnes de souffrance, et de navigations sur ces eaux tumultueuses, usines, guerres, famines, vies écrasées sous les cendres. Dans ces chaos de roches, qu’avons nous donc à réaliser et qui relève de cette dimension divine en nous,  de cette chair humaine qui s’ignore Lumière de chair.

Tout ce qu’on propose aux hommes est de les maintenir sous esclavage en leur donnant une pitance minimale animale, et encore … peut-être demeurés, murés dans un silence d’écriture, de signes muets, précipités dans une existence au temps perdu.

Il n’y eut peut-être jamais d’âge d’or , mais il y  a sûrement des âges noirs, de fer, et des âges douloureux, qui nous minent et ne nous sauvèrent pas, dont nous ne pouvions pas nous délivrer par nos seuls moyens, sans faire appel à des puissances extérieures. Sans la venue des anges ou des dieux messagers initiateurs.

Tandis que de nos jours des sortes de démons calculateurs ont des projets déments pour tout déshumaniser et tout dénaturer. Homme et Nature qui font une seule et même chose.

Voyez donc qui nous divise.

 

Des riens à propos d’histoire

Lire un historien érudit qui expose nos histoires, et découvrir que les civilisations passent, fragiles, se détruisant les unes après les autres, rien que du très connu. Lire que les cités ou les palais étaient emportés par la fièvre de l’argent, du cuivre, de l’or, du bronze, et amassaient quantité de métaux, pour leurs négoces et leurs puissances. Intrigant, manœuvrant, rusés, politiques, et conquérants. Fondant des comptoirs, des ports, d’où les empires successifs pouvaient acquérir ces précieux métaux, utiles d’abord pour leurs armes, et pour tous ces ensembles d’objets de luxe qui furent produits et sont le signe des civilisés. De nos jours, cette puissance est dans le boîtier de téléphone ou de montre connectée, ces choses là.

Le sens de l’histoire, c’est du vent. C’est juste un outil de domination, de conservation d’un domaine, et son expansion, sans tenir compte du vivant, des habitants naturels, s’ils contrarient leur avancée, leur emprise qu’ils nomment sens de l’histoire, mais n’est rien qu’un modèle issu de leur cerveau détraqué.

Remarquez que le mal nous pousse à nous rénover sans cesse, et revoir constamment notre copie. Toute la difficulté consiste à ne pas rompre le lien fragile qui nous compose dans nos profondeurs. Lien humain, ou divin, surnaturel,

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