Humain déchet

On nous fit croire que le mariage allait nous unir alors qu’il ne fit que nous enfermer dans son carcan comme si l’amour se réglait sur un contrat définitif écrit quelque part. Nous ne pouvons vivre séparés individu isolé nous ne pourrions même pas exister, alors vivre, n’y pensons pas. Nous n’aurions que la mort comme consolation, ou le plaisir, fugitif et illusoire dans nos solitudes désarmées. Certains trouvent jouissance dans le crime, ils s’abreuvent d’adrénaline, qui stimulent leur ennui, d’autres dans le sexe jusqu’à plus soif, et nous sommes en masse pullulant sur cette terre bondée, jamais satisfaits des objets qui nous encombrent, de déchets qui sont produits,

et deviendrions des déchets à notre tour.

Pauvre Terre, où est ta lumière ?

Où est ton soleil
Et ta douceur
Où est ta flamme
intérieure
Sans laquelle
Tu meurs ?
Depuis ces âges obscurs
Qui ont chassé tes pères
Et violenté tes mères
Laissé mourir enfants
Sans leur donner de quoi
Répondre à leur angoisse
Sur cette île battue des flots amers
Inconsolés
Mondes naufragés
Hommes noyés qui gisent an fond des océans
Oubliés dans cette tombe
Qui désormais remontent à la surface
Comme des faces épouvantables
Scarface tenant des armes de vengeance.
Quelle boue dans ces billets obscènes
Extraits des mines profondes
Des corps livrés à la démence
Payant du plaisir à outrance

L’heure n’est plus décadence
Elle n’est plus.
Perdus les chants perdus la danse
les mots le sel fade
l’ivresse des événements
Comme un spectacle de boxe
des heurts des révoltes des hurlements
des carcasses en feu des tués dans les rues
Ce monde enfermé dans ses boites arrimé
à la tâche servile effrayé
et fragile monde devenu muet
malgré le bruit et les cris sur écrans géants
amplifié assourdissant son pour des hommes rendus sourds
loin des papillons
Et du sacré.

Qui est là ?

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