Omar

Omar c’est la grenouille du bassin. Il est dodu et frustré, prisonnier dans la mare de notre jardin clos. Avec ces chaleurs, celle de l’atmosphère, hein, pas les siennes, nous l’entendons fenêtre grande ouverte passer sa nuit à coasser, jusqu’à l’aube, à l’heure où quelques passereaux prennent le relais, ce qui nous fait un sommeil en pointillé très léger. Mais remarquez que si la première nuit nous plongea dans un drôle d’état, douloureux, il faut le reconnaître, du fait que son chant sacrément grinçant ne cesse de nous tenir en alerte, les nuits suivantes prennent une autre tournure, cela devient beau. nocturne, rassurant, présent. C’est toujours mieux que le silence pesant de toute son absence, ou que le vrombissement des machines qui explosent.

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