Et puis l’Un

Sans nul doute possible nous en avons l’idée, qu’elle se présente sous forme d’être ou de néant. D’où en aurions-nous l’idée si nous n’en provenions pas, si nous étions pas unis avec l’Un, et puis si nous n’avions pas étés séparés, coupés en deux moitiés qui cherchent désespérément leur union ? en plus que deux, d’ailleurs, réduit comme je le disais en cendres.

Si peu qui cherche sa totalité. Quels moyens disposons nous pour reconstituer Cet objet incroyable ? Tenez, l’art en est un. On dessine, sculpte, chante, pourquoi donc émet-on tous ces signaux si ce n’est pour trouver un écho dans le vide ? reprendre sa voix, ce que nous sommes. Ironie de l’histoire, c’est que des hommes ont trouvé la porte, puis ayant fait cela, ils ont bien souvent produit en enfer sur terre. C’est pourquoi, entre autres, le Christ n’a pas fait d’histoire à proprement dit, laissé de traces.

Mais juste une lumière dans les cœurs. 

Intégrisme partout

Tout prend cette voie d’absolutisme atroce diabolique. Progressisme scientifique, intolérance des religions toutes aussi sectaires les unes que les autres, terrorisme des instances politiques  et des pouvoirs économiques, cloisonnement des mentalités.

Tout le monde doit se soumettre à la puissance, aveugle, mafieuse, dispersée, secrète. Celle-ci emprunte n’importe quel morceau du tissu où elle envahit l’espace.

Je comprends ceux qui se révoltent. Mais on les a toujours tués, si ceux-ci ne faisaient pas allégeance complète aux dogmes dominants. Qui ne savent strictement pas où cela nous conduit, mais qui achève la vie au nom d’une supposée vérité. Comme la fuite en avant orgueilleuse et suicidaire de Pharaon face à Moise. Comme l’assassinat de Jésus ou de Giordano Bruno, comme tous les assassinats de ceux qui viennent nous libérer des carcans horribles, et nous redonner des clefs simples. Celles-ci étant toujours et de façon récurrente volées, et mises au pas, règlementées, dictées. On dirait une fatalité. On semble ne jamais se relever, être toujours envahi par les démons. Comprenez, ceux-ci ne font que révéler notre faiblesse, notre déchéance, notre incurable bêtise et lâcheté et peur face à l’avenir.

Hé oui, voyez , nous avons quitté les lieux où nous étions des anges, obéissants, exécutants des œuvres,  anges haut placés, mais anges tout de même, sous les ordres de la puissance créatrice, avec laquelle nous faisions corps, mais dont nous n’avions pas à assumer la totalité effrayante des abysses insondables absolus, indicibles et infinis. Nous étions dans un univers bornés et rassurants. Mais voilà que maintenant, tout ce qui se présente à nous est notre liberté devant nous, et découle de là.

Comme si nous étions devant l’obligation de remplir la page blanche. Elle est totalement libre et elle sera à nous dans tous les cas. Elle sera fonction de ce qu’on y dépose.

Pourvu que le Sel ne s’y perde pas. Parce que sans ce sel, j’avoue qu’on ne peut plus avoir envie de vivre du tout. Tout devient affreusement laid. Pourrions nous trouver une autre terre si nous conservons ce même vide d’ Esprit ?

Je dis ça, enfin … même ça, ces mots sont de la cendre.

De la cendre

De la cendre

Nous étions si microscopiques quand nous fûmes nés, vraiment, un simple grain de cendre, et encore est-ce trop ?

Nous n’étions à peine un rêve, un désir ou un éther fluctuant entre nos parents, eux mêmes ayant précédemment subi le même sortilège de cette naissance, puis nous devrons y retourner, retrouver cet état de cendre, de poussière. Alors pensez bien que cela ne vaut pas la peine de prendre des armes contre des fantômes. Que dis-je ? des illusions qui à peine nées, disparaissent, micro secondes dans la profondeur des temps.

Et cependant, dans cette insignifiance de notre existence comme si nous n’étions qu’une apparition, se jouent des drames inimaginables, un grand éclat de rire, ou des larmes sous les bombes, une terrible tension quelque part. Mais où donc sommes-nous en vérité ? Où se situe la substance réelle concrète à laquelle nous tenons ?

Rien nous dit.

Le paradis

Le paradis

Serait-il entre tes cuisses ?

Pourquoi toutes ces morales, ces interdits, ces anathèmes, tabous débiles, jalousies, crimes passionnels, et prisons où les hommes s’enferment, puis où hommes et femmes finissent dans un divorce complet des genres, tout cela révélant quelque chose de mauvais dans les faits, dans les mots et les intentions scabreuses dictées.

 

À tel point que les formes en deviennent monstrueuses. Et les sociétés pétrifiées dans leur absurdes lois.  Pourquoi aussi ces obscénités qui ne sont pas celles des corps ? pas nécessairement.

Obscène, blasphème, où ça se trouve tout ça, pour de vrai ? Certainement pas chez les oiseaux.

Bon, c’est sûr, on est sorti des cuisses, on aspire donc à revenir d’où on vient en repassant par la cuisse. L’homme ?

Dormir nu exposé

Nous sommes nus, fenêtre ouverte, sur les étoiles, dans la touffeur nocturne, assaillis par des armées de moustiques qui nous révèlent notre fragilité et la légèreté de notre sommeil, dans un entre-deux où le temps ne passe pas comme d’ordinaire. Les moustiques ayant eu la vertu de me faire douter de Dieu …

Du moins, de me poser des questions, un peu sous l’emprise des forces de la Terre.

Et puis de me poser ensuite la question de la civilisation, de l’homme dans son rapport à la nature, pour en arriver à quelque certitude … tout de même sur le bien fondé de la beauté, de la lumière, de l’harmonie divine si humaine 😉

Ces histoires de crise à répétition

Hier je pensais un truc, par rapport au lait. Raisonnablement on devrait pouvoir vivre avec 20 vaches. Il n’y a pas des siècles, une femme que je connaissais a pu élever ses 4 enfants avec huit vaches, ce n’était pas la grande richesse mais ça allait.
20 vaches, c’est beaucoup de lait. Alors mille n’en parlons pas… C’est un affaire financière juteuse et puis c’est tout, sauf que ça ruine ceux qui n’ont que 100 vaches , tout comme ceux de 100 ruinent ceux de 20 , etc.
C’est l’impasse si on ne change rien.
On dit qu’il ne faut pas toucher la libre entreprise, certes. On n’interdit pas, mais est-on capable de s’interdire, de façon consensuelle et raisonnable ? c’est à dire se limiter, sans devoir se priver.

Manifestement…

Il y a un sommet

qui soutient les corps les âmes les consciences vers leur destinée.

Est-ce cela la foi ? Image crue image pure. À laquelle nous n’avons rien à ajouter ni retrancher sinon nous blessons, nous altérons le monde.

Que pourrions nous alors exprimer qui ne souille pas le monde, si nous parlons d’ignorance ? Si nous ne savons pas ce que nous semons parmi les hommes, ou même sur le corps de la terre et des êtres vivants qui la composent.

Il est tout à fait probable que ceci ne soit qu’une question de bénédiction, d’eau versée, ou de feu qui par la parole purifia les esprits.

Qui vibrent alors en phase.

 

Du bon du bonheur simplement

Un orchestre joue une valse, des couples dansent, le monde heureux, ailleurs sur des terrasses un joueur de cornemuse entraine les gens à chanter en chœur, pas un siège libre, sur le bord de la rivière un groupe jazzy laisse rire et parler les joies tranquilles, comme si l’humanité vivait. Que dire de cela ? rien, l’heure est bonne, sans doute parce que la peine fut bonne, et que les tourments sont à ce moment là, oubliés, et que les hommes se connaissent, font partie des hommes, sans tenir compte des différences, des âges et des apparences. En somme, Cela vit.

Cela, c’est un corps commun, peu compliqué, plutôt en harmonie, certainement bien.

Je n’ai pas rencontré ce type seul qui marche sans voir personne et qui n’a que ses bêtes comme unique compagnie, celui qui porte ses révoltes et sa raison critique, qui maudit les règles funestes, et n’a pas de chance. Celui là n’est pas un modèle rare, pourvu qu’il n’aille pas envisager le pire, s’enfermer dans un ressentiment quelconque, une négation de l’ordre du vivant, du bonheur.

Même si la solitude est une donnée obligée, comme la mort, comment se fait-il que des hommes se sentent tenus de partager leur mort avec les autres ?

Objectivité absolue

Cela se peut ?

L’objet qui donc se voit en entier dans lui-même. Sans aucune subjectivité. Ça me parait douteux. Ça me semble au contraire l’affirmation d’un sujet qui s’affirme comme étant absolu, annihile tout.

Alors que l’inverse, non :  Le fait que Tout soit sujet, rend tout objectivement vrai. Mais cette totalité s’effectue, renait à elle-même, se révèle, se dévoile & progresse dans son ouvrage.

Ainsi nous nous ouvrageons. Sans doute mieux que dans notre destruction. Pourquoi alors autant de destruction dans le monde ?

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