Balbutiement

ambiance milieu bain atmosphère

parole enfermée dans la boite

illusion forte de cette aliénation au corps

fou.

cohésion  : humanité collée administrativement & rivée à l’échec.

prendre l’air prendre le signe l’entendre

transformation du champ magnétique

le corps s’illumine tout se dédouble

change de lieu

on ne poursuit plus sa mort

alors dis je

 

 

 

La liste

sans fin des objets la voici :

je commence ?

ah ah votre panier est vide

l’infini des objets fait une somme nulle

étoiles, galaxies, quasar, soleil, lune et tout le bazar

mitochondries ribosomes ectoplasme noyau chromosome

grenouille verte ou rose, béton bitume merde,

silicium calcium uranium homme

comment s’en sortir dans cette masse informe

si des murs enclosent les forces sentiments les mots doux de lumière les questions que posent les enfants et les chats et les museaux des chiens ?

murs obscurs murs sans objet la pesanteur est une grâce à côté elle nous raccorde encore à cette puissance douce du fond naturel maternel

tandis que ceux qui construisent ces édifices abstraits

littéralement empêchent dieu de vivre

dieu vrai dans le sourire simple des gens et leur bonhommie

là la pauvreté disparait par l’échange même minime

les armes tombent la haine part en fumée

retourne dans l’insignifiance des objets

votre panier contient pas mal d’oiseaux

des bleus des jaunes des chants chinois mongols

sons venus des tréfonds résonnent dans toutes les mémoires

désirs brulant de feux doux

ou qui te ravagent mais t’enseignent ces bifurcations dangereuses les franges de l’enfer de l’illusion de la puissance

Non ne tombe pas ile t’appelle

 

Dé ment

Mensonge ou songe que le ciel de ta pensée contient la totalité

Ô cellule

qui traverse les temps comme l’aigle les montagnes

Dis-moi que vois-tu ?

Des princes qui firent couler les sangs, des légions furieuses détruisant sur leur passage les champs de blés, les chaumières, les villages où des enfants jouaient heureux,

Pour quel absurde palais doré, pour entendre ensuite les lamentos tragiques des morts et pleurer comme crocodile pleure sur la plaie.

Le pouvoir la puissance est démence si elle veut la place réservée au Dieu qui parcourt les corps multiples les herbes du bal,

dès lors le royaume perdu de l’ange n’engendre plus.

Mais non, tout ceci cache quelque chose d’encore plus grand, une grande comédie, une souffle, une tempête dans les cœurs, un flamboiement d’orage, une lumière bleue.

Et pour le reste la malédiction, l’ insignifiance.

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