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Tout de même assez remarquable tout ce passé qui à l’instant vient de sombrer corps et bien. Que dire d’un futur qui n’est jamais là ? Bien, nous voilà bien embêtés, prisonniers d’un présent qui n’est rien si nous ne nous souvenons de rien.

Il y a des jours heureux du simple fait de se savoir existant. De pouvoir savourer le temps et l’espace qui passent, quand nous avons la chance de ne pas trop souffrir dans notre corps et notre cœur.

L’arbre et la plaine que je vis il y a peu sont disparus, tout s’est modifié. Le voile de l’aube se lève tout doucement, pour ne pas dire en douceur.

Notre psyché est semblable à cela. Image naturelle de nous-mêmes.

Quand  je songe aux artifices que les hommes sont capables de produire autour d’eux, voulant non plus coaguler la lumière mais vitrifiant la matière et la faisant succomber sous le poids de l’inertie la plus profonde, de la mort en somme, je me dis quelle folie…

Pourquoi donc des hommes ou des femmes aspirent à ces néants ?

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